LETTRE OUVERTE A Mgr MICHEL AUPETIT

Dernière mise à jour : avr. 22





Monseigneur, Michel Aupetit, archevêque de Paris,


Monseigneur et frère dans le baptême, suite à des pseudos incidents dénoncés selon le mode trop tragiquement connu en France, la délation, vous avez adressé une lettre ouverte à mes frères dans la foi de votre diocèse, et vous avez eu l'audace dialectique d'impliquer toute l'Eglise qui est en France. Vous conviendrez Monseigneur, que votre épître mérite une réponse, qu’elle provoque de par son contenu.

Permettez-moi une digression, quant à la publicité faite à cette vidéo prise dans une intention délibérée de nuire. Il faut avoir abandonné tout honneur pour s’adonner à ce sport immonde, la délation, ce qui nous renvoie aux pires moments de notre histoire récente, mais dont la pratique remonte à la révolution de 1789, tant il est vrai Monsieur, que cette roue tragique soit toujours d’actualité. On peut comprendre que ces esprits-là se saisissent de toutes les opportunités pour s’assurer quelques instants d’existence, les médiocres sont, dirait Michel Audiard, comme les cons ça osent tout, mais bien dissimulés. Ce qui m’étonne, c’est que vous l’ayez relatée dans cette épître ; étiez-vous obligé de racler les fonds de poubelles ?


Je vous cite : « Cet événement nuit a toute l’Eglise catholique en France accusée de ne pas appliquer les précautions sanitaires exigées pour tous les citoyens ». Monseigneur, le seul qui puisse parler au nom de toute l’Eglise qui est en France, et le primat des Gaules, et sans doute, eut-il trouvé plus avisé d’agir dans la discrétion auprès des intéressés avec une charité exemplaire ; il n’aurait pas ajouté, au rayonnement publicitaire, par un zèle inapproprié envers les pouvoirs qui nous dirigent actuellement et pour le plus grand malheur du peuple de France.

Face à cette attitude de zélateur, comment ne pas s’interroger sur les liens de soumissions que vous semblez entretenir avec l’Etat Républicain, faut-il, Monseigneur l’archevêque, entendre par là, que vous ayez repris la filiation des évêques jureurs, à moins que vous ne soyez contraint de rassurer les fraternelles ?


Je vous cite à nouveau : « Il scandalise les pratiquants qui appliquent fidèlement les mesures sanitaires et éloigne de la vie sacramentelle les personnes vulnérables et inquiètes qui n’osent plus se rendre à l’église. Ils donnent une image d’irresponsabilité du clergé face à la pandémie alors que tant de soignants, de familles et de professionnels payent un lourd tribut à cette situation de crise et au combat contre la maladie. » Ce passage, Monsieur, donne le vertige, il confirme ce que vous aviez laissé entrevoir lors de votre visite en votre séminaire pour la nouvelle année d’études, vous avez perdu l’intelligence de votre mission prophétique et de sa royauté. Nos pères, lors de la Grande Peste, n’ont pas fermé leurs églises, mais ils ont multiplié les actes de foi, de pénitence, de supplication ; ils ont combattu le mal avec le Christ Jésus et l’assistance du Ciel. Et vous Monseigneur ainsi que vos confrères, qu’avez-vous fait ? Que je sache, cette pandémie est moins mortelle que la grippe espagnole et que la dernière peste du XIXème siècle, et qu’ont fait vos prédécesseurs ?

Vous avez soumis le divin à l’ordre du corps, vous n’avez pas élevé la voix pour opposer la liberté de la foi. Dois-je vous rappeler que l’eau des piscines de Lourdes guérit malgré les contaminations.


Si vous vous étiez comporté en pasteur et en père, vous n’auriez pas laissé le fidèle s’exposer inutilement aux peurs artificiellement créées par les médias, et vous leur auriez donné non seulement un espoir humain, mais une espérance libératrice qui aurait sans aucun doute mieux profité au combat contre une pandémie voulue par une volonté humaine singulièrement perverse. Vous eussiez élargi un champ de liberté qui eût permis à tous les spécialistes non gouvernementaux de s’exprimer indépendamment de leur confession, obligeant les pouvoirs à répondre à des interrogations légitimes, et démasquées les réelles intentions. Dois-je vous le rappeler, Monsieur Attali avait annoncé cette pandémie quelques années avant, disant qu’elle était nécessaire pour faire avancer le mondialisme.


Pensez-vous sérieusement que le catholique, le fidèle doive se plier à un dictat qui masque des réalités tragiques, fruits d’un mal profond ?


En obligeant les fidèles à communier sur la main, vous prenez sur vous un mode de réception singulièrement transgressif, d’autant qu’il n’y a rien qui justifie cette pratique du seul point du vue sanitaire ; mais le plus grave, vient de ce que vous ayez laissé le pouvoir politique s’introduire dans le rite liturgique ; il est vrai Monseigneur que vous faites partie de ces pasteurs qui ont perdu l’intelligence profonde du sacré… Vous êtes un homme de progrès.


L’image que vous donnez de l’Eglise en France et dans le monde est meshomisée, blessée dans ses profondeurs humaines et sacramentelles, il est Monsieur que votre consécration épiscopale a subi la blessure de la réforme de Mgr Bunini qui fracture l’intention de la filiation apostolique depuis l’origine. Soyez rassuré Monseigneur, je ne suis pas un extrémiste, ce qui, convenons-en, ne manque pas de poils à gratter !


Ne vous étonnez pas Monseigneur si progressivement vos clercs ayant encore quelques notions d’honneur, de dignité de leur état, s’en aillent sur la pointe des pieds vers des courants plus conformes à l’intention de Jésus quand Il fonda son Eglise et Epouse, et d’autres, déjà, s’enfoncent dans la clandestinité. Comme il doit être doux pour vous Monsieur, au petit matin, de contempler vos rangées bien comptées de carottes tandis que la vastitude de vos prairies se transforme en jachère. Quel heureux pasteur êtes-vous !

Monseigneur, c’est dans la liberté de Dieu, donnée de l’intérieur de la Memoria dei qu’elle constitue, que se trouve la meilleure des résistances face à cette guerre qui est menée contre Dieu et ses fidèles, contre la Vérité et la Liberté de l’homme. Votre appel à l’épiscopat fait de vous un missionnaire du Christ à l’intérieur des balises qu’Il a indiquées, mais que faites-vous de ce don qui s’ordonne au service du prochain ?


Puissiez-vous trouver grâce et pitié au regard de Dieu, le Dieu de toute Miséricorde,


Bien respectueusement à vous,


Pierre-Charles Aubrit Saint Pol,

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