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LE RESISTANT-CHEVALIER : "Un chrétien fait face au vent"

Dernière mise à jour : 3 févr. 2023



"Résister : une obligation de dignité"


2 partie



L’EGLISE SAINTE – HIERARCHIE INDIGNE

Il m’est apparu nécessaire de faire un état, une analyse sur ce que traverse l’institution humaine de l’Eglise. Ce travail d’approche est basé sur les faits et les avertissements surnaturels donnés par le Ciel. L’Eglise est impliquée dans la crise actuelle, et la restauration à venir de toute chose, mais c’est aussi en elle que l’Antichrist et l’anti-pape déploieront toutes les puissances du mal. L’Eglise fait partie des acteurs et des enjeux de ces temps-ci. La question est : quelle part de la hiérarchie sera du bon côté ? Une réponse redoutable nous sera donnée.



Crise de la hiérarchie


L’Eglise est composée d’une hiérarchie ordonnée, de laïcs consacrés et non- consacrés. Elle a pour fondateur le Christ Jésus. Son rayonnement ou sa mémoire-inter-relationnelle déborde au-delà de ses murs : urbi et orbi ; intra muros et extra muros, car son pouvoir d’intercession agit pour toute l’humanité, toute la création.

L’Eglise en tant qu’elle est l’épouse du Christ et fondée au Cœur de la Très Sainte Trinité, elle est sainte, une sainteté actualisée à chaque fois qu’un de ses enfants est martyr ou confesseur de la foi, et parce que Dieu ne cesse de se donner des âmes fidèles et sur la voie de la sanctification. L’Eglise n’est donc pas en crise, mais elle souffre de mal-mort dans son corps à cause de sa hiérarchie consacrée et de nombreux laïcs qui trahissent le message évangélique au point d’être explicitement engagés dans l’apostasie.

Son corps souffre d’une crise de la foi, des mœurs, d’identité à laquelle s’ajoute l’effondrement de la crédibilité. L’apostasie silencieuse se fait entendre, l’attrait pour les ténèbres est oppressant, l’apostasie pratique se cache de moins en moins ; l’élan donné par les aumôneries, les associations, le diaconat permanent, les laïcs entame sa dernière ligne droite.

Les causes de cette souffrance sont multiples, mais la première d’entre-elles est la volonté de détruire l’Eglise, de lui enlever toute crédibilité et influence dans le monde. Il serait erroné et injuste d’en rendre responsable le Concile Vatican II, mais son interprétation médiatique et l’opportunité qu’il offrit d’intensifier la crise du modernisme avec des sous branches plus dangereuses les unes que les autres ont accéléré la crise qui s’est formée avec l’humanisme de la Renaissance, les Lumières et Encyclopédistes. Les pastorales post-conciliaires sont dominée par les idéologies, le relativisme, l’absence d’audace quant à la libre parole n’osant pas s’opposer réellement en pratique contre les esprits transgressifs du monde ni contrevenir aux orientations diocésaines souvent aberrantes. Bien des courants intégristes portent une grande responsabilité, le durcissement de leur cœur ne les écartent pas de la justice divine, ils participent à cette souffrance sans vouloir jamais assumer leur part, car ils sont dans la posture de l’accusateur. Ce qui leur aura été fatal, c’est d’avoir refusé la main tendue du Pape Benoît XVI.


Les évêques ont une répugnance à s’affirmer fidèles à Jésus. Ils sont jacobins au point qu'ils font sortir la foi et la doctrine chrétienne de la culture occidentale : « L’ Eglise meurt parce que les pasteurs ont peur de parler avec franchise et vérité. Nous avons peur des médias, de l’opinion publique, de nos confrères ! Mais le bon berger donne sa vie pour ses brebis […] Dans peu de temps, je serai appelé en présence du Juge éternel. Si je ne transmets pas la vérité que j’ai reçue, que vais-je lui dire ? Nous évêques, devrions trembler à la pensée de nos silences coupables, de nos silences complices, de nos silences condescendants avec le monde. » cardinal Robert Sarah.


Le peuple de Dieu a massivement perdu l’intelligence du salut, tout est fait pour en éloigner les peuples surtout en Occident. Les églises locales souffrent d’un centralisme romain hypertrophié qui paralyse l’autonomie de l’évêque au point qu’il oublie qu’il succède aux Apôtres. Cette catastrophe est due à la réforme grégorienne, au fixisme du Concile de Trente et à une sorte de dichotomie à l’intérieur du pontificat de François. Pierre est le premier serviteur, il n’est pas la tête de l’Eglise ni son cœur, ni son centre, il est le sommet de la hiérarchie, sont rôle est d’être le serviteur du lépreux, son autorité ne peut et n’a pas aller au-delà de la Doctrine théologie : dogmatique, morale, et la discipline. Il n’est pas roi. Son opinion politique est sans objet, qu’il se contente d’annoncer Jésus Sauveur.


Dans le domaine de la liturgie, des sommets d’aberrations sont atteints, de transgressions, de sacrilèges que le cardinal Sarah a essayé de corriger, mais le Pape François ne lui a pas permis. Elle est le Fukushima de la confusion, et la constance dans les réceptions transgressives des sacrements. La hiérarchie a perdu l’intelligibilité du mystère de la fécondité maternelle de l’Eglise, celle de ses missions royale et prophétique.


C’est une crise sans précédent, plus grave qu’à l’époque de saint François d’Assise dont les effets se répercutent dans tous les peuples y compris de culture non-chrétienne. Elle favorise l’affaissement métaphysique, les résistances de la garde du cœur. La Justice divine ne peut plus être évitée ; la porte lui a été définitivement ouverte en contraignant le Pape Benoît XVI au renoncement, il suffit pour le comprendre d’étudier son discours de renonciation et son intervention auprès des prêtres de Rome.

Les paroles de la Vierge Marie à La Salette se vérifient chaque jour, concernant l’apostasie de la hiérarchie et son impureté... Elle est dominée par les loges, des idéologies, des réseaux pédo-criminels-sacrificiels, des courants homosexuels. Trop de ses membres sont à ce point inféodés au monde dans ce qu’il a de plus pervers qu’ils sont apostats. D’autres ne cachent plus leur connivence avec les pouvoirs politiques et financiers[1] et pour la France au pouvoir jacobin.

La sur-médiatisation des actes pétriniens, des nominations surprenantes d’évêques qui ne semblent plus être sélectionnés qu’en fonction de leurs dispositions à plaire au monde, leur manque d’assise intellectuelle et culturelle aggravent la confusion, la souffrance des fidèles.

Les prises de paroles du Pape François, en dehors de sa charge pétrinienne se mêlant de domaines pour lequel il n’a aucune compétence, l’écologie, le vaccin anti-covid19 furent une catastrophe. Il a surjoué l’air de la culpabilisation, ne respectant pas la liberté de conscience, jusqu’à dire que ceux qui refusent la vaccination faisaient preuve d’un manque d’amour de charité. Et aujourd’hui, des cours de justice US donnent raison à ceux qui ont refusé de se faire vacciner ainsi que ceux qui en meurent en grand nombre.

Ses prises de positions politiques sont erronées, il n’est plus crédible dans des domaines pour lesquels il n’a reçu aucune grâce puisqu’il est hors de son champ d’action de pontife. En tant que pasteur, il aura semé plus de divisions que d’actes d’unité intra muros. A quoi sert de rechercher l’unité des Eglises si l’on se soucie pas de l’unité interne de l’Eglise Catholique ?

Son élection, quelles que soient les manœuvres qui la précédèrent, n’en est pas moins permise par Jésus-Christ. Comment la comprendre ? Les lumières eschatologiques nous aident. Jésus-Christ a permis François comme successeur de Pierre pour dépouiller ses fidèles de tout espoir humain, les faisant entrer dans l’espérance surnaturelle. Il eut été plus supportable pour le fidèle du Christ de voir sur le Siège de Pierre un imposteur, nous saurions à quoi nous attendre. Seigneur vois notre souffrance !

Dieu se sert de François comme il s’est servi du roi Nabuchodonosor II. Il veut en finir avec une hiérarchie apostate, engoncée dans une administration sclérosée, qui n’est plus au service de l’Evangile. La question : est-il conscient des conséquences de ses actes ou satisfait-il à ces choix idéologiques antérieurs à son pontificat ? Quoiqu'il en est, Jésus, le Bon Pasteur sépare ses brebis des loups.


Que faut-il faire ? Prier, faire pénitence.

Il vaut mieux soutenir un prêtre personnellement que de donner au denier du culte. Pourquoi soutenir une institution vermoulue, qui nous sert un serpent au lieu d’un poisson et nous entraîne dans ses ténèbres ? Certes, il y a quelques bons évêques et prêtres selon le Cœur de Jésus, mais ils sont une minorité qui n’est plus guère entendue et que l’on musèle comme l’abbé Schneider.

- Qu’avons-nous avoir avec une hiérarchie écologique ?

- Qui prend parti politiquement.

- Qui n’annonce plus Jésus-Christ vrai Sauveur.

- Qui légitime le mal pour faire soi-disant un bien. (Le vaccin anti-covid19)

- Qui passe son temps à humilier le Peuple de Dieu à cause d’actes passés, mais qui n’en est pas responsable.

- Pro-mondialiste, maçonnique, apostate.

- Transgressive dans sa façon d’accorder les sacrements.

- Qui vend à l’encan la Miséricorde.

- Qui ne regarde plus le Christ.

- Qui instrumentalise la liturgie.

- Mais qu’avons-nous à faire de cette hiérarchie ?


La situation est éprouvante. Le Pape n’est-il pas le signe visible de l’unité. Si nous avons l’obligation d’aimer et de prier pour nos ennemis comment ne pas aimer et prier pour la Pape François quoiqu’il nous fasse tant souffrir ? C’est une épreuve. Notre fidélité au Christ passe par celle que nous devons au Pape en tant que principe d’unité. Certains nous dirons que la personne et le principe se confondent, non ! Abandonnons ultramontanisme et libérons-nous des défauts de la réforme grégorienne. Pierre n’est pas le centre ni le sommet de l’Eglise, c’est Jésus-Christ et Jésus-Eucharistie qui en est le centre et le sommet.

François est la cause instrumentale de tant de confusions que nous en serions écrasés si la Très Sainte Vierge Marie ne venait à notre secours. Il est docteur dans le principe, mais dans la pratique, il est dans l’erreur exp : il reconnaît que l’avortement est un mal, mais il contredit les évêques des Etats-Unis d’Amérique qui ont excommunié Biden parce qu’il fait la promotion de l’avortement et lui, il se permet de le faire communier au Corps et au Sang de Jésus. Il honore une femme déléguée à la promotion de l’avortement pour l’Union européenne, il félicite la responsable italienne de la promotion de l’avortement… C’est l’hérésie pratique : « Faites ce qu’ils disent, mais ne faites pas ce qu’ils font. » Il excommunie un prêtre pour ses agressions sexuelles, reconnu coupable par sa hiérarchie nationale, il lève l’excommunication, et le nomme conseiller au Vatican. Comment comprendre de telles décisions ? A quel moment cessera-t-il d’être jésuite pour être enfin Pape ?

J’avais été averti, il y a quarante années de cela, que la première des épreuves pour le catholique s’établirait autour ou sur la personne du pape, jamais je n’aurais pensé la vivre. Le fidèle est entré dans un exode intérieur avec pour seul bagage sa foi, la certitude des Paroles de Jésus-Christ : « Les forces des enfers ne prévaudront pas contre elle. »

La hiérarchie n’est plus un point d’appui pour le résistant, elle est le lieu des loges maçonniques. L’innocence ne se recherche pas auprès de la corruption ni des corrupteurs des âmes. N’est-ce pas là le résumé des avertissements de la Vierge Marie à La Salette ?

Si un prêtre, un évêque veut aider la résistance, il ne peut que se proposer, mais il vaut mieux ne pas allé le chercher. S’il se propose, qu’on éprouve sa loyauté et qu’il soit contenu dans son rôle de prêtre. Qu’il n’ait pas de pouvoir de décision.



ENJEUX DOGMATIQUES DE LA RESISTANCE


J’ai écrit plus haut que l’Eglise a un rôle déterminant dans cette fin des temps, il n’est pas seulement pastoral mais aussi dogmatique. La définition dogmatique n’est pas insignifiante. Si les trois points ci-dessous ne sont pas définis rapidement, les épreuves n’en seront pas allégées, et pour la hiérarchie elles seront redoutables. Il reviendra alors au successeur de Pierre désigné par le Ciel et au roi de France de les définir, ce sera un travail conjoint mais chacun à sa place.



La mémoire : enjeu prométhéen

La mémoire ontologique ou Memoria dei est un enjeu important pour les mondialistes, du moins ceux qui sont derrière. La Memoria dei rend possible l’histoire et toutes les formes de mémoires, elle en est la cause instrumentale. Elle participe à la construction de la personne, elle fait de l’âme humaine une âme spirituelle. Elle est perçue par les affidés du mal comme un objectif, car par elle, ils veulent soumettre les hommes, en faire une classe très inférieure et corvéable à l’élite qu’ils se sont constituée, une aristocratie des ténèbres. Ce projet paraît délirant, mais il faut considérer que la puissance du mal marche également avec la science qui est orgueilleuse et financée par eux. Mais aujourd’hui, et surtout depuis la Loi de Bioéthique française, la possibilité de l’atteindre dans ses possibles devient probable. Il suffit de couper certains de ses liens reliant les fonctions qu’animent les possibles provenant des Puissances de l’âme, en intervenant sur l’ADN.

Sous l’inspiration des anges-déchus et l’oppression de ceux qui ont l’argent, les savants tentent de renverser l’ordre du créé et celui du vivant afin de prouver que Dieu est inutile à l’homme. Ils sont dépourvus de toute conscience morale, pris au piège de leur orgueil de dément. Ils dissimulent leur objectif, qui est de rejoindre l’Acte Créateur de Dieu, en vue d’inverser le paradigme divin et de le remplacer par le leur[2]. Ils cherchent un passage pour atteindre leur objectif par deux voies possibles : les sciences génétiques et la physique nucléaire.


- Par la physique nucléaire, ils espèrent atteindre l’antimatière et parvenir à rejoindre l’Acte Créateur dans son instant T. Ils ont tenté de créer un tunnel de communication avec les mondes de Lucifer physiquement, ce qui a failli faire disparaître le CERN.

- Par la génétique, ils veulent atteindre l’Acte de Création de la vie et produire, au prétexte d’homme surajouté – le transhumanisme –, une classe inférieure d’hommes soumis et corvéables à moindre coût. Ils développent la science génétique en trois directions : l’épigénétique, avant la fusion des deux ADN ; l’ADN, modifier le chiffre propre au petit d’homme en voie d’accomplissement ; l’embryon.

Le président Hollande, en amont du débat sur le vote du mariage pour tous, a signé un décret autorisant l’intervention sur l’embryon en vue d’arrêter l’évolution sexuel d’un sujet, au prétexte qu’il y aurait des signes significatifs d’identification sur l’ADN d'agressivité voir de perversion. Il n’y a là aucune fin thérapeutique, de lecture avérée de l’ADN quant au comportement sexuel déviant possible. Mais en bloquant l’évolution sexuelle, la conscience morale est altérée, la conscience d’être l’est tout autant, entraînant l’altération du monde des affects. Cette interruption porte atteinte au déploiement des possibles contenues dans les trois Puissances de l’âme. Ces dispositions n’ont qu’un seul objectif : créer une classe de sous-hommes serviteurs ou de chiens de guerre. La Loi de Bioéthique rend ces projets probables et contre laquelle des hommes sont morts, d’autres ont vu leur carrière brisée ou bloquée, d’autres ont fait l’objet de tentative d’internement psychiatrique.

La Memoria dei ou mémoire ontologique est la cause instrumentale de l’unité de la personne et du genre humain. Ils veulent l’altérer puisqu’elle fait obstacle à leur projet de soumission du genre humain. Ils s’efforcent d’imposer une inversion de la fraternité – la fraternité jacobine – contre la fraternité des hommes sur la base de la Loi Naturelle, et la communion entre les chrétiens qui est, elle, de l’ordre de la grâce et qui porte la fraternité selon le Bien Souverain. Elle est une Puissance vivante, permettant de percevoir le passé, le présent et de se projeter au futur. Elle relie tous les individus du genre humain entre eux et chaque individu à tout le créé.

Il existe plusieurs modes de mémoire[3], mais ils procèdent d’un principe unique La Memoria dei. Elle est la pensée permanente de Dieu de son Présent éternel en notre âme. Pensée divine qui, entrant dans notre espace-temps, devient Memoria die ou mémoire ontologique, ce qui fait que notre âme est spirituelle, et que le passé puisse se conjuguer au présent pour un futur : je me souviens des jours heureux…

Loin d’être une faculté d’arrière-plan n’ayant qu’un rôle passif, la Memoria dei transmet les effets et conséquences de nos actes qu’ils soient en pensée, en parole, par action et par omission comme un flux de lumière animé par l’Esprit Saint, et s’il s’agit de péchés, un flux sombre de ténèbres contre lequel l’Esprit Saint ne peut agir et qui se constitue et s’organise en champ morphique sur lequel s’appuient les esprits déchus pour nous nuire. Si le flux est en bien, il favorise la communion entre les hommes et le créé.

Le projet transgressif d’atteindre la Memoria dei et le génome a été universellement rendu possible par la Loi de Bioéthique française, qui matérialise la troisième transgression universelle. Cette loi ne pouvait avoir ce caractère universel et transgressif que si elle était votée par la France, le seul pays à avoir cette responsabilité en place du peuple Hébreu.

Considérons bien que la mémoire est vivante. Tout homme et toute femme, ainsi que le petit d’homme, dès la constitution du premier génome, qui se produit à l’instant T où fusionnent les deux ADN des parents, reçoit l’âme créée par Dieu le Père et dans laquelle Il introduit la Memoria dei qui contient les deux autres Puissances. Dès cet instant-là, il est un humain en vue de devenir une Personne et non pas (un embryon qui devrait possiblement devenir[4] un homme) : « à l’instant de la fusion des deux ADN des parents, le génome reçoit sa dignité ontologique[5] », ce sont là les paroles du Pape saint Jean-Paul II. Il est dans le prolongement de l’enseignement du Concile de Vienne qui affirme l’immédiateté de l’animation, c’est-à-dire, l’instant sacré où Dieu le Père crée l’âme et lui confère les trois Puissances dans la Lumière de la Procession de sa Paternité Incréé.

Bien sûr, que le premier génome n’est pas une personne selon ce qu’en définit et démontre la science, la philosophie et la théologie, parce que les organes ne sont pas en place. Il n’en demeure pas moins que, atteindre le génome, interrompre l’évolution de l’enfant, l’avorter est anthropologiquement un crime, un renversement du paradigme, un sacrifice humain, et surnaturellement, un acte de guerre contre la Paternité Incréée de Dieu le Père. Car ce qui fait autorité en ce sujet, c’est l’intention de Dieu Créateur : Il intervient sur le premier génome pour lui conférer par la création de l’âme et le don des trois Puissances en vue de l’homme qui doit s’accomplir. Tout acte intervenant dans la chambre de vie, avortant ou interrompant l’évolution naturelle et métaphysique de la personne commet une transgression majeure et universelle. L’homme s’élève contre l’Acte Créateur de Dieu. C’est tout le sens de la géométrie sacrée du Temple de Jérusalem : le Saint des Saints. Nous avons violé le Saint des Saints, et nous dansons sur notre décomposition morale, spirituelle, sociale. C’est la raison pour laquelle la délinquance juvénile ne cesse de monter, et elle est corollaire à l’effondrement de la morale publique et privée.

La Memoria dei est pour l’homme la source de sa conscience d’être, qui le distingue de toute la création. Cette conscience, le sujet l’expérimente à la fine pointe de l’âme quand créée elle est pourvue de la Memoria dei. Le sujet expérimente alors la liberté et la vérité dans la Lumière parfaite qui est celle de la Procession de la Paternité Incréée de Dieu le Père qui est présent, en Personne, à la création de l’âme, et alors que le cerveau n’est pas formé. Une expérience rendue possible, puisque l’intelligence ne dépend pas du cerveau mais de l’âme elle-même, et c’est à l’intérieur de cette expérience qu’il décide de sa vie. Il s’appuie sur la Memoria dei qui contient les deux autres Puissances : intellect agent et spirituel agent qui se développent à mesure que les organes prennent place. Cette expérience est démontrable, car selon les paroles de Dieu au psalmiste : « Dans les reins de ton père avant que tu sois, je te connais. » Ces paroles peuvent s’appliquer à l’humanité de Jésus de Nazareth à l’instant où le Verbe de Dieu, Dieu Lui-même s’y incarne. Car comment habiter un homme sans qu’il ait été connu et reconnu par le Verbe ? Et pour qu’il soit connu et reconnu, cela, n’a pu se faire qu’à la condition que l’âme humaine de Jésus le nazaréen ait pu contempler sa destinée dans la Lumière de la Procession de Dieu son Père qui vient, précisément, de créer son âme humaine lui conférant la Memoria dei : « …je viens Père faire ta Volonté… » C’est de son humanité qu’il dit cette parole. Dieu le Père, pour chaque homme et femme, s’est fait reconnaître de l’âme qu’Il crée avant que la nuit du péché originel ne la voile pour réapparaître dans la nostalgie mais aussi comme fruit possible du pénitent qui cherche une vie d’union au Christ Jésus.

Cette conscience d’être est aussi celle de son identité sexuelle. La fonction de la Memoria dei est de permettre le déploiement des deux autres Puissances au fur et à mesure de la mise en place des organes, qui contribuent à la connaissance infuse de la Loi Morale Naturelle, le discernement intuitif entre le bien et le mal, le sens inné du Bien Commun comme le sens inné infaillible de la foi pour le baptisé en communion avec la hiérarchie ordonnée – le sensus fidei – ; car l’homme reçoit les fruits de la grâce de prévention, grâce accordée à Adam et Eve lors de leur expulsion du Paradis, signifiée par l’habit de peau de bête confectionné par Dieu. Elle diffuse la nostalgie spirituelle de ce que fut l’état premier de l’homme et celle de la Présence réelle et personnelle de Dieu le Père dans sa Procession de Lumière, lors de la création de l’âme, afin qu’au plus profond de sa nuit, il se souvienne ultimement qu’il est de Dieu.

Permettre que l’homme intervienne dans des domaines qui ne relèvent que de l’Acte Créateur de Dieu, le Saint des Saints, c’est se renier, s’abîmer dans le nihilisme, renoncer à la liberté des enfants de Dieu.

N’en doutons pas, ce sont ces trois Puissances qui nous font crier NON face au mal. Nous ne sommes pas nés esclaves. Nous sommes des hommes, des femmes. Nous sommes un projet d’amour.



De l’animation


Le questionnement sur la Memoria dei rejoint celle de l’animation sujet sur lequel le Vatican tarde à définir alors qu’il a l’enseignement du Pape saint Jean-Paul II et celui du Concile de Vienne qui s’est prononcé en faveur de l’animation au premier génome sans toutefois utiliser les termes scientifiques et pour cause... Ce concile ayant été convoqué par le Pape Clément V et approuvé par lui, donne à sa position sur l’animation une autorité infaillible de fait. Nul besoin d’une proclamation ex cathedra, mais une simple déclaration du Pape décrétant que les enseignements du concile de Vienne au sujet de l’animation entrent dans le Magistère, l’infaillibilité engagée serait celle de sa seule charge pétrinienne ordinaire. Il préciserait que Dieu seul, en Personne intervient pour la création de l’âme au premier génome, reprenant la formule de saint Jean-Paul II en élargissant la précision de l’acte créateur de Dieu le Père. Mais, les récentes déclarations du Pape François augurent qu’il enfermera le sujet. Mais rien n’empêche le peuple de Dieu, le Corps de l’Eglise, de continuer de réfléchir sur la question ni de publier. La lumière ne peut être maintenue sous le boisseau. Définir l’animation au premier génome, met définitivement à bas l’avortement et certains champs de recherches dont la production du clone humain. Mais voilà, une telle définition contreviendrait au libéralisme qui sévit dans le Vatican et dans toute l’Eglise, et surtout fâcherait les tenants du mondialisme… Il ne convient pas de se retourner contre les puissances du mal…



Marie Co-rédemptrice


Les refus de définir le dogme de Marie Co-rédemptrice est incompréhensible. Les termes employés pour enterrer les travaux engagés en vue de le définir[6] sont si humiliants, insupportables pour le fidèle qu’ils ajoutent à notre souffrance déjà bien grande, et élargissent le fossé entre les fidèles et le Saint Siège. La façon cavalière dont le Pape François aura refermé le débat sur ce sujet ressemble à une déclaration de guerre contre la Très Sainte Vierge Marie, une guerre surnaturelle aux conséquences dévastatrices. La Pachamama installée sur l’autel de Saint Pierre en sera le point d’orgue… Les conséquences pèseront beaucoup quant à la sévérité de la purification sur la hiérarchie.


Les intellectuels chevaliers-résistants doivent se saisir de ces points de Vérité, et les intégrer comme objectifs de combat dans toutes les sphères possibles de l’Eglise et du Peuple de Dieu, d’autant plus aisément que le Magistère reconnaît qu’il a le sensus fidei à part égale avec la hiérarchie : le sens infaillible de la foi en communion avec la hiérarchie ordonnée.

Ni l’unité des chrétiens, ni la fraternité entre les hommes et les peuples, n'aboutiront dans l’ordre du Bien Commun et surnaturel sans ces définitions. Le projet d’unité avec le siège patriarcal de Constantinople se fera, mais il aura des conséquences étranges, car il s’agira d’une unité faite dans le cadre du mondialisme, il ne sera pas acté par le Ciel, et Dieu le permettra pour l’expression de sa Justice la plus sévère, et à bien des égards, elle sera cause d’une source inattendue de libération : on ne se moque pas de Dieu. Nous sommes dans un effroi de glace et de feu.


Joseph Ratzinger disait déjà en 1969 : « Nous aurons bientôt des prêtres réduits à un rôle de travailleurs sociaux et le message de la foi réduit à une vision politique. Tout semblera perdu, mais au moment opportun, dans la phase la plus dramatique de la crise, l'Église renaîtra. Elle sera plus petite, plus pauvre, presque comme des catacombes, mais aussi plus sainte. Parce qu'elle ne sera plus l'Église de ceux qui cherchent à plaire au monde, mais l'Église des fidèles à Dieu et à sa loi éternelle. La renaissance sera l'œuvre d'un petit reste, apparemment insignifiant et pourtant indompté, passé par un processus de purification. Car c'est ainsi que Dieu fonctionne. Contre le mal, un petit troupeau résiste. »

Cette prophétie se réalisera, elle sera le fondement de l’unité et d’une authentique communion. Je prie Dieu que ma génération en soit témoin.



____________________________________ [1] Cf. mes articles parus sur le sujet. [2] Déclaration des savants attachés au CERN faite lors d’un entretien avec la presse spécialisée dans les années 1990. [3] Saint Thomas d’Aquin n’a pas reconnu la Memoria dei comme une puissance autonome, il l’a faite dépendre de l’intellect agent au prétexte qu’il y a plusieurs modes de mémoires. J’ai peine à croire que ce passage puisse être de lui, tant l’erreur en est grossière, puisque dans son discours, à l’intérieur de sa Somme, il développe parfaitement l’idée que l’Un soit l’origine du multiple et du tout. Cette erreur sera instrumentalisée par le Père Marie-Dominique Philippe dans la controverse au sujet de la Loi de Bioéthique et de l’animation au premier génome. Il osera des procédés déshonorants pour justifier son discours et son opposition, car en fait il s’était mis au service de ceux qui voulaient que la Loi de Bioéthique passe au plus vite. Son influence néfaste dans cette sinistre affaire aura été indirectement criminogène et criminelle à plus d’un titre. Il aura été, malgré certaines lumières, l’initiateur d’un véritable naufrage métaphysique, philosophique et moral. Un fléau pour l’Eglise. [4] « Homme en devenir » c’est ainsi que s’expriment les tenants de l’avortement. [5] Extrait du discours du Pape saint Jean-Paul II lors de l’ouverture d’une cession de l’académie pontificale pour la famille et la vie, que la Pape François a dissous, et dont certains membres prêtres ont affirmés que l’avortement était admissible puisque l’égal. [6] Tant sur le fond que sur la forme, le Pape François a fait montre envers ceux qui soutiennent la nécessité et l’urgence de cette définition, d’une légèreté et d’une mondanité ironique digne d’un rond de cuir de la troisième république, un rien radical de gauche… a cette manière d’être déconcertante s’ajoute le fait que le dicastère de la doctrine de la foi a violé le droit canon, émettant un avis de condamnation au sujet des apparitions d’Amsterdam alors que celles-ci ont été reconnues officiellement par l’ordinaire du lieu. Cette condamnation illégale autant qu’illicite fut rendue publique en amont de la décision de rejeter tous les travaux concernant le dogme de Marie Co-rédemptrice. Le sensus fidei du Peuple de Dieu a été bafoué. Que penser de tout ceci… ?

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