L'IMPLICATION de L'HOMME dans la FIN des TEMPS (suite2) P. C. Aubrit St Pol et François Quinquin

Mis à jour : 26 oct 2019


L’HOMME DANS L’HARMONIE DU CRÉÉ :


ACTEUR DE LA RÉDEMPTION (2ème partie)


Correspondance des Puissances :


Dieu le Père est Créateur ; Dieu le Fils est Créateur ; Dieu l’Esprit Saint est Créateur. La Sainte Trinité – Dieu Un – est Créateur.


Dans la Sainte Trinité, il y a deux processions :


1- La procession de lumière : le Père engendre éternellement le Verbe-Fils. Le Père ne s’envoie jamais, mais le Père et le Fils envoient l'Esprit Saint.


2- La procession d’amour : le Père et le Fils expirent l'un dans l'autre, ils spirent et par la même font procéder l’Esprit Saint.


Le Père éternel crée l’âme et lui confère la Memoria dei :


Le Père éternel est réellement Présent à l’instant où les deux ADN se présentent, il crée sans intermédiaire le génome et l’âme à laquelle il transmet les trois Puissances. Le génome est une unité génétique juste avant le déploiement cellulaire. Il est l’Un, l’Unum, et avec l’âme il est le chiffre biologique aussi le déploiement cellulaire n’est en rien contraire à l’unité puisque son principe génétique demeure le génome et son unité ontologique procède de la Memoria dei. Le génome contient tout ce qui est la personne. Recevant l’âme spirituelle avec ses trois Puissances, il est le réceptacle de l’unité spirituelle et corporelle, il jouit de la liberté du don, car des trois Puissances seule la Memoria dei ou mémoire ontologique est dans l’acte second, les deux autres sont dans l’acte premier, elles attendent le développement cellulaire, la formation de l’embryon, la mise en place du corps physique. La liberté du don est la Memoria dei.

Dans sa Procession de Lumière, le Père éternel crée l’âme spirituelle avec l’assentiment du Verbe et de L’Esprit Saint, car l’acte d’une des trois Personnes de la Sainte Trinité ne se pose pas sans l’assentiment des deux autres : Conseil divin.

Dieu le Père pense éternellement la création, s’il cessait de la penser, elle disparaîtrait à l’instant. La pensée est un Acte1 Pur pour, car il ne passe par aucun intermédiaire et elle devient mémoire, Memoria dei2, c’est la Puissance de la Première Personne de la Sainte Trinité. Certains Pères de l’Église comme saint Augustin la désignent par amour de charité, l’amour qui porte la mémoire de la Présence de Dieu ce que l’on peut dire aussi pour les deux autres Puissances. Elle est la première des trois, elle est autonome et ne dépend pas de l’intellect agent puisque Dieu le Père est la Première Personne de la Sainte Trinité ; n’est-ce pas lui qui engendre son Fils et avec lui, le Saint Esprit procède ? C’est l’Acte Pur de Dieu, sans voile ; l’animation – création de l’âme – est immédiate à la création du premier génome.


Dieu le Fils, le Verbe ou Logos confère l’intellect agent :


Dieu le Fils, le Verbe, le Logos, dans sa Procession de Lumière, à la création de l’âme, confère la seconde Puissance, l’intellect agent en l’âme de l’homme.

Il permet de comprendre la vérité, l’Acte de Dieu, sa création, de conceptualiser. Le Verbe est la Parole en Acte, ce qu’il dit est fait : « ...et le Verbe s’est fait chair et, il habita parmi nous. »

Si l’âme n’est pas le siège de l’intelligence, elle contient sa Puissance qui, par le cerveau, va déployer tous ses possibles.


Dieu l’Esprit Saint confère le spirituel agent ou volonté d’amour :


Dieu l’Esprit Saint, le Sanctificateur, procède du Père et du Verbe-Fils (expression utilisée par le Pape st Jean-Paul II dans ses encycliques donc elle a autorité du Magistère), c’est le Père qui l’envoie par le Fils, car il est passif. Dans sa Procession de Lumière, à la création de l’âme, il confère la troisième Puissance, le spirituel agent. C’est la Volonté d’aimer, la volonté pure, elle contient le vouloir de Dieu en nous. L’Esprit Saint est l’amour en passif entre le Père éternel et le Fils, il sanctifie le créé. Il est l’amour des deux Premières Personnes de la Sainte Trinité, c’est par lui qu’on aime Dieu et son prochain en vérité, ce qui inclut nos ennemis, car tout homme est un pécheur que Dieu aime d’un amour de prédilection. S’il est tout àfait vrai de dire que le spirituel agent est la volonté d’amour, il faut préciser que lorsque l’on touche la liberté du don, la volonté n’est plus nécessaire et, peut même, dans certains cas, être un obstacle, car il faut que l’Esprit Saint déploie totalement l’amour en nous au point qu’il aime par nous. Nous n’aimons plus alors que par l’amour de Dieu. Nous devenons le don libre de Dieu.



La liberté est un inné, elle n’est pas une conquête, du moins pas dans le sens du monde issu de la Renaissance et du Siècle des Lumières, car ce qui est en soi n’a pas à être conquis. Nous l’avons dit supra, la liberté est la lumière de l’acte libre issue de l’Un, de la Memoria dei. Cette affirmation – la liberté est un inné – est conforme à la dignité ontologique reçue à l’instant de la création de l’âme et du génome, ce qu’enseigna le Pape saint Jean-Paul II le grand. (voir supra).

Le concept de conquête de la liberté ne peut pas concerner ce que nous avons en nous, mais les espaces dits de liberté qu’ils soient de l’ordre politique, culturel, économique et maintenant sociétaux ; il ne s’agit pas d’une extension de la liberté ontologique, mais d’une captation détournée de celle-ci pour des espaces qui ne sont pas toujours légitimes et trop souvent contraires à la Loi Naturelle, aux Dix Commandements : avoir le droit d’épouser une personne identique à soi sexuellement est un faux droit pervers qui contredit l’anthropologie, la Loi Naturelle. Il s’agit du point de vue philosophique et théologique d’une non-

liberté, car tout péché amène un recul de la liberté surtout l’erreur volontaire et le mensonge. Bien sûr, d’un certain point de vue, le péché est de fait une atteinte à notre liberté et, s’en délivrer, surmonter les tentations c’est la maintenir à son plus haut niveau de possible et, passer à la conversion à Dieu c’est retrouver une pleine liberté. Mais peut-on sur ce point-là parler de conquête de la liberté ? Non, il y a abus de langage, car même dans le cadre d’une conversion à Dieu, à la vérité d’amour, c’est Dieu qui par les grâces sanctifiantes restaure la liberté de l’acte qui avait été atrophiée voire quasi disparu. La liberté de l’acte c’est agir en vue du bien, du bien commun et toujours du Bien Souverain qui est Dieu.

C’est une manipulation sémantique de plus et un enfermement dans la dialectique que parler de conquête de la liberté. Bien sûr, faire respecter la liberté de culte est intimement liée à l’acte libre, mais là encore ce n’est pas une conquête, mais le fruit de l’acte ; nous admettons la légitimité de certains espaces de liberté pour autant qu’ils se rattachent à l’acte libre, mais quant aux autres espaces, il conviendrait de leur opposer le respect de la Loi Naturelle. Mais aujourd’hui, par des manipulations médiatiques, faussement culturelles, des espaces de liberté nous sont proposés ou imposés sans autre objet que d’alliéner le citoyen, le contraindre par les concupiscences à abandonner tout discernement pour se soumettre à des pouvoirs opposés à toute forme de bien, c’est la nature de toutes les idéologies. L’homme est aspiré par le miroir des illusions d’un bonheur terrestre, matériel par où il touche le désespoir.


Certes, il convient de combattre des régimes qui, comme le nazisme, le communisme et autres fascismes tel que le néo-libéralisme anglo-saxon dont s’inspirent massivement les États, ils portent atteinte à la source même de la liberté par une succession d’oppressions psychologiques pour abattre les résistances du sujet, faire s’effondrer la garde du cœur, anéantir sa volonté. C’est ainsi que l’on constate le déclin de la qualité d’enseignement, de la qualité culturelle, de la perte de sens dans toutes les créations et surtout le recul dramatique de l’autorité de la vérité. Durant la Seconde guerre Mondiale, il y a eu des cas tragiques où la victime descendit si bas qu’elle remplaça un chien et aboya à chaque passage d’un officier SS, en échange d’une prolongation de sa vie terrestre ; elle finit dans la folie et fut abattue3. Nous ne pouvons pas la condamner, mais il est clair que ce cas extrême illustre le danger de renoncer à sa dignité qui a sa source dans la liberté. On ne peut pas franchir certaines barrières morales sans en payer le prix fort.

Nos sociétés modernes sont en présence d’un enjeu majeur, car ne nous y trompons pas, le basculement vers l’Antéchrist se dessine déjà et pour certains c’est peut-être trop tard. Il s’agit d’un état de conscience que chaque individu se forge selon la relation qu’il a avec sa liberté et la vérité et ce, malgré les grâces. Il doit comprendre qu’il est seul à y répondre in fine. Nous approchons de la conclusion unique et dramatique de ces deux mille ans de christianisme. Malheur aux corrupteurs !


La vérité :


La vérité est avec le réel l’aliment intellectuel et spirituel de la liberté qui a pour substance la Memoria dei qui est l’unité de la personne, car cette Puissance précède les deux autres, l’intellect agent et le spirituel agent soit : Unum, l’Un ; Verum, la vérité ; Bonum, le bien. Cette unité ontologique n’est pas seulement le principe de l’unité de la personne, il l’est de tous les hommes4 puisqu’ils sont tous reliés entre eux par la Memoria dei, l’Un.

La vérité se recherche, elle a son Principe, le Verbe ou Logos qui pour le chrétien est la Personne de Jésus-Christ : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. »

La vérité dans l’univers de la création matérielle peut avoir plusieurs formes, mais on a besoin du réel pour la saisir, pour passer de la sagesse naturelle à la Sagesse Surnaturelle. Nous avons besoin d’elle et du bien pour exercer notre liberté jusqu’à ce que nous parvenions à toucher la liberté de don, car c’est là que nous nous accomplissons passant de la sagesse naturelle à la Sagesse Surnaturelle. Ne plus vivre autrement que de la liberté du don.

La vérité unie à l’amour de charité est la respiration de la liberté aussi, l’affirmation consistant à dire que la vérité est relative n’est pas conforme à la réalité puisqu’elle est un absolu : « ...la vérité vous rendra libre… » enseigne Jésus et plus loin, il se présentera comme étant la vérité. Elle est un absolu dans son principe qui est le Verbe, le Fils de Dieu, Dieu lui-même dans son unité trinitaire, il est un absolu transcendant alors que la vérité issue du réel est immanente.


Comme nous l’avons dit plus haut, le péché produit une inversion, il réduit la liberté, car il présuppose le rejet de la parole de Dieu comme exposé supra. Le mensonge, sous toutes ses formes y compris en déclarant relative la vérité, est un péché grave puisqu’il porte atteinte à ce qu’est Dieu, agresse le menteur ainsi que la personne qui le reçoit. Il est le principe actif du Malin, du diabolos celui qui divise.


La faute de Lucifer est d’avoir refusé de servir Dieu à cause de son projet de s’incarner dans la nature d’une créature inférieure à lui l’ange, mais supérieure selon la grâce. Il considéra ce projet indigne de la Gloire divine parce que se complaisant dans sa propre beauté, selon les révélations d’Anne Catherine Emmerich, il ne pouvait plus voir la beauté de la vérité du projet de Dieu. Mais dans sa rébellion, il n’y a pas eu de mensonge, cela ne se pouvait pas, car tout se passa dans un instantané de Lumière. La scène tragique se joua dans une parfaite vérité. Lucifer ne pouvait pas s’amender de son acte, puisqu’il n’était pas dans le temps, mais dans la Présence sans voile de Dieu son Créateur. Il ne pouvait plus reculer et devait consommer sa révolte, essayant de renverser son Créateur comme décrit dans le Livre de l’Apocalypse. Il ne devint père du mensonge comme fruit immédiat de sa révolte, précipité dans un lieu constitué d’états de conscience pour la perpétuité de son péché et celui des anges-démons qui le suivirent et, rejoints par les âmes qui refuseront la Miséricorde.


La vérité, c’est d’abord l’attachement au réel, ce qui exclut tout adhésion à l’idéologie qui s’élève à partir d’une parcelle de vérité qui est étirée dans le sens de l’idée ou de l’idéal que l’on se fait du but que l’on s’est fixé sans aucune préoccupation du vrai ni du bien commun. L’idéologue n’a aucun souci du bien général et certainement pas du bien de la personne puisque la personne doit disparaître au profit d’une communauté sur laquelle on a effacé les aspérités, les contradictions, exp : les Khmers rouges, les SS ainsi que les brigades communistes et à qui il aura été présenté une société idéale, parfaite c’est-à-dire une monstruosité.

Il y a une vérité supérieure, surnaturelle vers laquelle on doit tendre puisqu’elle est notre Cause Finale. C’est pourquoi, venant au secours de l’homme, Dieu s’est révélé puis incarné ce qui n’enlève rien au fait que l’homme par la sagesse naturelle peut découvrir Dieu. Il est donc impératif de s’attacher au réel qui est le déploiement de la Gloire de Dieu. La vérité détermine ultimement le choix de notre forme d’immortalité puisqu’elle est le Verbe incarné, le Grand Prêtre intercesseur.

L’homme est tenté de se faire sa vérité ce qui correspond à la tentation du rejet de Dieu. C’est le pli de l’hypocrisie et de la gnose chrétienne qui tient tout autant à une déviance doctrinale qu’à une attitude intérieure qui rigidifie le sujet, un fixisme clérical ce que dénonce le Pape François dans son encyclique : Laudato Si.


Le premier jugement de la conscience avant d’entrer dans l’immortalité est un exercice de vérité qui commence à l’agonie ou le mourant voit défiler sa vie, c’est l’ouverture de la mémoire ontologique ce que sera l’illumination des consciences appelé avertissement.


L’homme est marqué par la lutte, Adan et Eve furent créés alors que Lucifer et ses anges-démons étaient entrés en conflit contre Dieu : « Il est très important de comprendre que le geste du Créateur à l’égard de notre univers physique, et à l’égard de ce chef-d’œuvre que sont l’homme et la femme, s’est réalisé dans la lutte. Nous sommes nés dans la lutte. Ce n’est pas seulement la femme qui enfante dans la douleur, c’est Dieu, Créateur de l’homme et de la femme, qui crée, non pas dans la douleur, certes, mais dans la lutte ; et cette lutte « blesse » le cœur de Dieu, la révolte de Lucifer « blesse » le cœur de Dieu. 5»

Cette lutte commencée chez les anges puis chez l’homme ne seront supprimées qu’au Jugement final, lorsque Lucifer et ses comparses seront jugés par les fidèles. Dans un premier temps, les ennemis de Dieu sur la terre seront mis sous l’escabeau de son prince et seront le marchepied de la Justice et de la Paix. L’histoire du salut ne se désolidarise pas de l’histoire générale d’autant que le Verbe en s’incarnant en l’homme Jésus de Nazareth l’assume totalement aussi, penser que la purification se passera de l’acte de l’homme dans toutes les diversités de son agir est une erreur, il suffit de méditer sur le Magnificat pour le comprendre.


En l’état de décadence où nous nous trouvons, signifié par le renversement anthropologique, l’accroissement de la dégradation de la création et la montée stupéfiante des violences, si l’unité venait à se faire avec sa paix ni l’une, ni l’autre ne viendrait de Dieu, mais d’une puissance malfaisante (la somme de tous les péchés qui n’ont jamais été confessés à laquelle s’associeront les anges-démons et les damnés) totalement déployée ayant à sa tête l’Antéchrist.

Les divisions qui se préparent n’ont aucun précédent et, l’Église en sera la première touchée. La situation de crise, d’épreuves qu’elle traverse montre à l’évidence le possible d’un chemin de croix universel. Il est certain que la séparation de l’ivraie du bon grain se réalise dès ces jours, grâce à la prudente détermination du Pape François. Le schisme dans l’Église sera irréversible, il s’étendra à toute la chrétienté et de là à toutes les religions pour s’achever dans une surprenante apostasie universelle, amenée par deux personnages clefs : l’Antéchrist et l’antipape, mais que dix rois auront préparée pour ne plus être que sept, car les évènements naturels et surnaturels depuis la renonciation du Pape Benoît XVI sont non seulement irréversibles, mais en prise directe avec les sociétés, leur histoire. Le politique, l’économique, la culture, les religions en sont des acteurs objectifs. Qui mène la danse du côté obscure ? La réponse est dans notre histoire commune, elle a sa cause exemplaire inversée dans le récit authentique du « Veau d’or » qui se déroula au pied du mont Sinaï.


Les fidèles feront l’expérience d’une communion intérieure très forte entre eux, qu’importe le lieu et la distance, ils recevront des grâces dont la source sera le sanctuaire des trois Cœurs Sacrés Unis.


Ces divisions et confrontations, Jésus les a annoncées : « Pensez-vous que je sois venu établir la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais bien la division. Car désormais, s’il y a cinq personnes dans une maison, elles seront divisées, trois contre deux, et deux contre trois ; le père sera divisé contre son fils, et le fils contre son père ; la mère contre sa fille et la fille contre sa mère ; la belle-mère contre sa belle-fille, et la belle-fille contre sa belle-mère. »6

Dans l’histoire, les divisions ont toujours existé et, elles l’ont même formée, mais nous sommes entrés dans une période où leurs possibles montent en puissance alors que dans un mouvement parallèle des signes encourageant pour l’unité n’ont jamais été si perceptibles entre les Églises Instituées et les autres religions puis les hommes de bonne volonté. C’est justement cette contradiction qui indique la réalité sociologique des deux antagonismes, ils contribuent au salut de beaucoup y compris des non-chrétiens.


Il existe un lien de causalité direct entre ces bouleversements et l’usage de la liberté et le refus de la vérité ce qui se dénomme en théologie par le refus de croire, refus de la foi. On ne prendra pas le risque de voir sa tranquillité dérangée tout, sauf l’insécurité et l’inconfort, nous sommes des hommes et des femmes raisonnables. Une mentalité qui se retrouve dans toutes les cultures et les milieux, mais le plus désolant, c’est qu’elle règne en force dans l’Église. Ces gens de bien qui se taisent en deviennent insalubres.

La manifestation de l’Antéchrist et de l’antipape est le fruit de nos péchés parce que la pratique que nous avons de la liberté est orgueilleuse, nous n’admettons pas ou difficilement notre position de créature. Jésus-Christ nous en avertit : « […] Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi. »7 et ailleurs, il enseigne : « La vérité vous délivrera ». Ces paroles raisonnent en une invitation unique et, ne pas y répondre, c’est prendre le risque qu’elles se transforment en mesure de jugement divin.

Nous entrons dans une période qui n’a pas de précédent et dont le branle-bas est cosmique. Nous le verrons plus loin, mais les mêmes causes sont à l’origine des problèmes environnementaux.


Nous amenons notre propre purification et, c’est l’Église qui ouvre les vannes. Dieu accordera trois signes qui devraient permettre à beaucoup de se convertir, avertissement ou illumination des consciences au-delà ce sera sa Justice8 pour tous. Ceux, qui ignorent volontairement ces appels à la conversion, se mettent dans une position contre laquelle Jésus ne pourra rien, ce sera l’interdit de la Croix, car ils expriment un radicalisme de révolte contre la vérité, l’amour et la liberté qui n’a pas de remède.

C’est pourquoi Jésus enseignait être : « le chemin, la vérité et la vie 9» route obligée pour rejoindre le Père.

Le salut est conditionné par la vérité et la charité en tant qu’objets premiers de la vie intellectuelle et spirituelle, sagesse naturelle et surnaturelle.


Le sacrement de l’Eucharistie, son adoration et sa contemplation est une démarche essentiellement mariale même si elle est christocentrique, C’est le grand mystère de la foi, mysterium : « Nous voyons donc que l’attaque la plus profonde du dragon, qui est « l’antique serpent », est menée contre le Femme dans sa vulnérabilité la plus profonde, sa vulnérabilité ultime […]. L’enjeu de la lutte, c’est la double fécondité de Marie : fécondité divine et contemplative s’incarnant dans la chair et le sang, fécondité divine dans la charité fraternelle(sa maternité à la Croix à l’égard de Jean) 10» – Ce sacrement est Corps et Sang de Jésus-Christ, il contient la vérité, la Doctrine, il récapitule toute la Création et l’acte de l’homme. Quand nous nous en nourrissons, nous mangeons et buvons la Vérité (i).

Le chrétien est la figure et la réalité de l’homme réellement libre puisque sa nourriture est la vérité qu’il va chercher dans le sacrement de l’Eucharistie, mais pas seulement, il doit entreprendre, en plus de la prière et avec elle, une quête de la vérité. Il doit se former à la doctrine. Après la purification, la foi du charbonnier sera considérée comme une faute, car il importe à tout baptisé de connaître et de comprendre le contenu intellectuel de sa foi.


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1- Ce qu’enseigne Jésus lorsqu’il met le péché, sa substance dans le cœur, la pensée, le lieu de l’intention.

2- Cfr. Note de fin de document.

3- Témoignage authentique de victimes des camps de concentration nazis, mais des cas similaires sont avérés en URSS et durant la guerre au Vietnam et au Japon durant la Seconde guerre Mondiale.

4- Cette unité entre les hommes pourrait être le point d’appui pour les champs ondes-formes ou champs de morphogenèse puisque la communion entre les hommes et le créé est établie.

5- M. D. Philippe, Etoile du Matin, Edit. Fayard, Le Sarment

6- Luc, 12,51-53 ibidem

7- Jn. 14, 6 ibidem

8- Cfr. Medjugorje,l’Escurial etc.

9- Jn 14, 6 ibidem

10- P. Marie-Do Philippe, Etoile du Matin, Edit. Fayard, Le Sarment.


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i- Eucharistie : L’Eucharistie est la pierre sur laquelle devrait travailler la commission théologique œcuménique pour l’unité des Églises instituées . Elle est mystère de la foi, de vérité. C’est en tant que « conteneur » de la Révélation et de la doctrine donc de la vérité que la commission pourrait rapidement avancer d’autant que c’est en sacrement sublime que s’originent le premier Concile de Jérusalem ainsi que tous les conciles œcuméniques.

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