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TEMPS - MATIÈRE - HOMME (2ème partie) LES CERTITUDES SCIENTIFIQUES INCERTAINES



(cliquer sur le titre ci-dessous pour la vidéo)



2ème Partie



 

JOSEPH : - Revenons sur la question de la mesure du temps. Pourquoi nous ne parvenons pas à le mesurer de son début à sa fin ?

 

ALBERT : - Nous avons répondu à votre question Joseph. Personne sur terre ne peut le mesurer. Alerte à Malibu ! Vous nous avez piégés !

 

AUGUSTIN : - Mes amis, Joseph nous mène sur un autre rivage. La question du temps et de la matière se développe au-delà de ce que je pensais. Souvenons-nous de quelle manière, il s'y est pris pour nous faire disputer sur la mort. Il nous a parlé du rosier de sa grand-mère. Attention danger de surchauffe neuronale !

Je ne vois guère où vous nous entraînez. Vous nous avez ferrés et nous sommes dans votre épuisette pour finir dans la poêle à frire de votre cuisinière.

 

JOSEPH : - Je ne suis pas cannibale ! Vous savez nager, non ! Un penseur a besoin de jeter ses filets comme le pêcheur. Jetez-vous à l'eau !

 

THOMAS : - Se jeter à l'eau ! La berge n'est jamais visible avec vous. Dès qu'elle se montre, elle disparaît.

Le sujet proposé par Albert demande une prolongation. J'ouvre le débat. Quelles sont nos certitudes quant à nos connaissances sur l'Univers ?

 

JOSEPH : - Il y a peu, je rencontrai une connaissance qui m'entretint sur la théorie de la relativité[i]. Je crains de l'avoir plongée dans l'incertitude de ses certitudes. Je suis impressionné par la masse de nos concitoyens soucieux de se rassurer à n'importe quel prix, et sur des sujets qui participent à les conforter et sur lesquels ils n'ont aucun entendement. Ils ont un tel besoin luciférien de se rassurer et d'exister à travers des autrui brillants pour eux dans leur nuit indicible qu'ils gobent tout pourvu qu'ils aient des certitudes autorisées sur lesquelles ils se raccrochent. Bref ! Cette connaissance me rapporta qu'un de ses amis, travaillant à l'aérospatial, l'assura que la théorie de la relativité d'Albert Einstein se confirmait par des observations précises. En effet, il aurait été observé, entre deux satellites l'un fixe et l'autre mobile posés tous les deux sur la même orbite, une distorsion du temps entre les deux dès que le satellite mobile se déplaçait toujours sur la même orbite : son l'horloge se dérègle alors que celle du satellite fixe reste échangée. Il me cita également l'exemple du vieillissement du corps humain qui ralentit selon qu'il se déplace à la verticale de la terre et au plus haut dans le cosmos.

Ma réponse bloqua sa digestion. Je lui fis observer que nous en étions qu'au tout début des connaissances de l'Univers, du Cosmos. Qu'il était prudent de se garder des certitudes.

Je lui précisais que les causes de cette distorsion et du ralentissement du vieillissement du corps humain peuvent être multiples et tout autres. Il ne pouvait pas s'induire que la théorie de la relativité soit juste, d'autant qu'elle n'est et reste qu'une théorie :

Que sait-on de l'influence des rayons qui parcourent le Cosmos en relation avec la vitesse de déplacement du satellite ?

Que sait-on de la nature des particules qui composent ces rayonnements et qui rencontrent des matériaux conçus sur terre ?

Connaît-on toutes les incidences au-delà de notre atmosphère sur les mécaniques et la biologie qui ont été conçus dans notre atmosphère ?

N'avons-nous pas constaté, qu'un long séjour dans la SSI entre 370 et 460 km au-dessus de la terre fragilise le squelette du corps humain ?

Savons-nous tout ce qu'il faut savoir quant aux effets du Cosmos sur la matière et le vivant au-delà de notre atmosphère ?

Que sait-on de l'influence des mouvements complexes des planètes, leur attraction et leur répulsion, sur les organismes vivants et la mécanique au-delà de notre atmosphère ?

Peut-on supposer que l'obscurité du cosmos soit d'une autre qualité de lumière que celle connue sur la terre ?

Pouvons-nous ignorer la découverte des physiciens quantiques quant aux rayons de lumière qui sont des transmetteurs permanents d'informations à toute la création et dont on ignore tout de leur possible influence sur les objets spéciaux ?

Voyant à quel point sa digestion pouvait être difficile, je le consolais en concluant, qu'il ne fallait pas transformer en certitude ce qui n'était que théorie. Il se resservit un bon cognac.

 

THOMAS : - Il y a tant à connaître de notre Univers. Et, comparant le peu de ce que nous sommes certains de connaître à ce que nous ignorons, il est urgent de veiller au gonflement de nos chevilles. Savons-nous encore nous émerveiller[ii] ?

"La voie qui peut être exprimée par la parole n'est pas la voie éternelle. Le nom qui peut être nommé n'est pas le nom éternel. L'être sans nom est l'origine du ciel et de la terre ; avec un nom il est la mère de toutes choses. " (Lao Tseu – tiré du Tao te King.) C'est là une des définitions assez justes de Dieu que peut en dire un païen, et une approche intuitive et lumineuse de la mécanique quantique.

 

JÉRÔME : - Nous avons abordé le temps, la matière, la durée et l'espace. Tout ce qui se mesure, se quantifie est un contenu, est un fini. L'Univers est mesurable, quantifiable malgré les distances en années lumières. C'est un créé donc un fini.

Un contenu n'a-t-il pas un contenant ? Quel est ce contenant ? Pourquoi ne s'effondre-t-il pas sur lui-même ? Pourquoi ne disparaît-il pas dans un abîme sidéral ? Tout contenu est dans un contenant, un container qui, lui-même, est tenu par un pouvoir extérieur à lui. J'ai l'impression de sortir de la grotte Des Merveilles de Rocamadour, juste avant le déluge.

 

THOMAS : - Interrogerons-nous sur l'origine de la galaxie. Le récit du quatrième jour de la création, au livre de la Genèse, concerne les luminaires : "Et Il dit : que la terre produise de l'herbe verdoyante, et faisant de la semence, et des arbres fruitiers, faisant du fruit selon leur espèce, dont la semence soit en eux-mêmes sur la terre. Et il fut ainsi. Et la terre produisit de l'herbe verdoyante, et faisant de la semence selon leur espèce, et des arbres faisant du fruit, et ayant chacun de la semence selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Et d'un soir et d'un matin se fit un troisième jour." (Gn. 1, 11-13)[1] 

Nous constatons deux choses : le concept de matin et de soir n'est pas marqué par les luminaires, mais par un autre marqueur physique inconnu signifié par l'achèvement d'un acte créateur. Malgré l'absence de luminaire, tous les végétaux sont semés et croissent. Comme les végétaux ont besoin de lumière, il faut accepter qu'il y a eu une lumière qui contribue à leur croissance, mais qui nous est inconnue.

" Dieu dit aussi : qu'il soit fait des luminaires dans le firmament du ciel, et qu'ils séparent le jour et la nuit, et qu'ils servent de signes pour marquer et le temps et les jours et les années. Qu'ils luisent dans le firmament du ciel, et qu'ils éclairent la terre. Et il fut ainsi. Dieu fit donc deux grands luminaires ; l'un plus grand pour présider le jour ; l'autre moins grand pour présider la nuit ; et les étoiles. Et il les plaça dans le firmament du ciel pour luire sur la terre. Pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière et les ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Et un soir et un matin se fit un quatrième jour." (Gn. 1, 14-19)

Nous observons que le rédacteur du Livre de la Genèse, précisant la fonction des luminaires, nomme jour et nuit la mesure séquentielle que définit le soleil et la lune. Alors que les retrouve en conclusion de ce quatrième acte créateur : "Et un soir et un matin se fit un quatrième jour".

Le temps est de nouveau nommé " qu'il soit fait des luminaires dans le firmament du ciel, et qu'ils séparent le jour et la nuit, et qu'ils servent de signes pour marquer et le temps et les jours et les années." Ce passage est sans ambiguïté, le temps est fixe, immobile, si le temps était mobile, il ne serait pas possible de le marquer. Je délimite et je mesure le lit d'une rivière et non pas l'eau qui s'écoule.

Rien n'oblige un catholique à ne pas croire au sens littéral du des Saintes Écritures. Certes, ils bousculent, renversent les certitudes scientifiques, mais parce-que nos savants ne veulent ni n'osent se référer à la Bible.

Qu'avons-nous à faire des certitudes incertaines de nos savants ? Pourquoi ne pas suivre ce récit et chercher le contenu scientifique qu'il contient ? Pourquoi serait-il sot de se poser cette question : et si les luminaires, les astres, étoiles avaient pour origine la planète terre ? Ne faut-il pas croire nos astrophysiciens quand ils nous disent qu'ils ont trouvé des traces d'eau sur Mars et autres planètes ?

À moins que, tout ce qu'ils nous disent sur l'Univers ne soit que de la science-fiction ou que face à leurs errements, ils pratiquent la fuite en avant. Est-il possible que, confrontés à la vérité biblique, ils s'efforcent à la décrédibiliser y compris par le mensonge, la manipulation ?

 

JÉRÔME : - La question de savoir si la planète Terre est la matrice ou la cause instrumentale des luminaires, des astres, des étoiles n'est pas plus incongrue que de prétendre qu'un éléphant est une baleine qui a refusé de retourner à l'océan, ce qu'osent affirmer des théoriciens de l'évolutionnisme.

Si notre planète Terre est bien la cause instrumentale des luminaires, astres et étoiles, il faut supposer qu'elle ait été plus volumineuse que ce que nous en connaissons aujourd'hui ? Le soleil pourrait ne pas être la cause instrumentale de notre galaxie ? Pourquoi, le rédacteur du livre de la Genèse précise que les luminaires ont été créées après que la terre ait vu surgir l'ordre végétal ? Le soleil fait bien partie des luminaires !

Considérons que Moïse a été missionné pour répandre, diffuser la Vérité. Sa crainte de Dieu ne l'aura sûrement pas incité à mentir. Et prétendre que l'on retrouve la même cosmologie chez les Chaldéens, que Moïse n'aurait fait qu'arranger la sauce, c'est prendre Dieu pour un faussaire et retirer à Moïse sa crédibilité. Jusqu'où est-on capable d'aller pour se rassurer ! Quelqu'un n'aurait-il pas su qu'avant Moïse, il y a la Tradition adamique ? La lecture que nos savants font de l'Univers serait-elle totalement à revoir ?

Les physiciens quantiques ont identifié un événement cosmique de désordre. Il s'agirait d'un collapsus universel. Il peut se dire que cet événement soit la faute originelle. Nos astrophysiciens, nos physiciens en ont-ils tenus compte ? Nous ne sommes qu'au balbutiement des recherches sur l'Univers. La physique quantique n'a pas donné toute sa puissance. Peut-être faudrait-il faire le pari de l'humilité, de la prudence ? 

Je sais que poser une question de cette nature en stupéfie beaucoup et me fait passer pour un imbécile. Mais ces interrogations ne sont pas plus idiotes que de prétendre qu'un éléphant est une baleine qui a refusé de retourner à l'océan. Et les ânes se meurent d'un fou-rire !

 

AUGUSTIN : - Tu ne cesseras pas de me surprendre Jérôme. Quelle audace ! Si nous sommes incapables de trouver de solides réponses, ce questionnement n'en a pas moins sa légitimité.

Voyons un peu cette crème catalane accompagnée de ce Banyuls doux et légèrement frais. Nourrissons nos neurones.

 

JÉRÔME : - Revenons sur la question posée au sujet de l'Univers : comment ne tombe-t-il pas dans un abîme ? Ce qui devrait arriver si l'on en croit la Loi de Newton. Un corps ne retombe-t-il pas s'il est lancé ? Une pomme détachée de sa branche ne tombe-t-elle pas sur le sol ? Il s'agit là d'une observation établie à l'intérieur de notre Univers, dans notre atmosphère. Et, nous ne savons que peu de chose des lois qui lui sont extérieures.

 

AUGUSTIN : - Il n'en est pas moins vrai, que toutes ces observations sont établies de l'intérieur du Cosmos, de notre galaxie, de notre atmosphère, et celles que nous collectons supposément à l'extérieur sont interprétées par nous à l'intérieur de notre atmosphère. "Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?"

À ce jour, que savons-nous avec certitude de ce qui se passe à l'intérieur ? Gardons en mémoire que l'Univers est un créé et qu'à ce titre il est fini.

 

ALBERT : - Qu'est-ce qui empêche notre Univers de s'effondrer, de s'abîmer dans un vide sidéral ? Les croyants diront qu'il s'agit d'une disposition de la divine Providence, mais n'en diront pas plus. À cette interrogation, il s'en ajoute d'autres de légitimes : l'Univers est-il vraiment en expansion ? Son expansion est-elle infinie ? Et que recouvre de réalité le terme infini ?

 

THOMAS : - Nous en sommes qu'au premier café ! Le filet de Joseph est en extension. Vous avez comploté tous les deux ! Que suis-je venu faire dans cette galère ?

Dieu s'est reposé le septième jour après avoir été satisfait de son œuvre qui était finie et bonne. Pourquoi se serait-Il reposé si l'Univers n'était pas fini ? Pourquoi faudrait-il que l'Univers soit en expansion infinie ? Quel est le talonnage sur lequel repose cette théorie ?

Nous nous posons plus de questions que nous ne donnons de réponses. Sachant que l'Univers est sphérique, qu'il est un créé, que tout créé est un contenu. La question est : est-ce que l'Univers est réellement en expansion infinie ? Est-il certain que les observateurs ne sont pas pris au piège de quelque chose qui s'apparenterait à la théorie des fractales ? Ce qui est pris pour une extension, pourrait n'être qu'un reflet inversé de notre galaxie ou d'une partie de celle-ci qui se répéterait, puisque l'Univers est sphérique. Nous ignorons tout de la matière de ce contenant.

Les interrogations et les hypothèses reflètent nos incertitudes plus que nos rares certitudes.

Toute matière, tout créé est un contenu donc il y a un contenant, un conteneur. Un récipient contenant l'Univers, le Cosmos, se pourrait-il qu'il soit le sceau visible de la Sagesse qui tient les sots qui veulent nous imposer sottement le seau débordant de leurs sottises ? Où est l'eau pour nous rafraîchir ?

L'orgueil des milieux scientifiques n'est plus à démontré. Il n'y aurait rien de surprenant à ce que Dieu permette leur égarement en vue d'un abîme d'abaissement.

 

JOSEPH : - Dans le livre collectif Les Magiciens du Nouveau siècle il se lit ceci : "Tout ne serait pas résolu pour autant. Planck lui-même, dès les années 1900, émet l'hypothèse d'une limite à l'Univers connaissable. Il calcule une longueur en deçà de laquelle aucune information n'est possible. "

Ce qui confirmerait l'impossibilité que l'Univers soit en expansion, puisqu'il y a un mur, ce qui induit une limite. La nature de cette limite est en soit peu importante, car elle abonde dans le sens d'un Univers clos, contenu. Certains physiciens quantiques ont émis l'hypothèse d'une ouverture de l'Univers... Si cela se confirmait, quelle en serait la raison ? Se pourrait-il qu'il y ait des courants-d'air dans l'Univers ? Ce qui expliquerait nos rhumatismes.

 

JÉRÔME : - La théorie de l'expansion infinie de l'Univers n'a guère de sens. Le mot infini est un langage mathématique. Il désigne une ligne d'horizon qui ne peut être rejointe. Comment peut-il être dit d'un créé qu'il est infini alors que la nature du créé est d'être finie ?

Ce qui vaut également pour un pur esprit. Dieu ne peut être infini, puisqu'Il est une Personne immatérielle, mais une Personne. Et, en tant que tel, Il est fini. Une personne est un fini, que sa puissance n'ait pas de limite n'enlève rien au fait qu'Il s'agisse d'une Personne et donc d'un fini. Coller à Dieu le qualificatif d'infini, revient à dire qu'Il existe sans exister ! Serions-nous au royaume d'Ubu ? Peut-on par ailleurs qualifier d'un non-créé Dieu qui est l'Incréé ?

Le penseur, le mendiant de la Sagesse ne rejette pas le bon sens. L'idée d'un Univers sans fin contredit l'unité profonde de la matière et de la création. Dans Les Magiciens du Nouveau Siècle on trouve ceci à ce sujet : "L'idée d'une unité profonde, d'un substrat unique derrière la variété des phénomènes n'est pas nouvelle. On la retrouve en Inde, dans les Upanishads ; on la retrouve en Chine, nous l'avons vu, avec le poème de Tao Te King ; on la trouve chez les premiers philosophes grecs, en particulier chez Parménide. On la trouve chez les kabbalistes juifs, chez les pères de l’Église avec les Cappadociens, dont Grégoire de Nazianze a rédigé cette prière célèbre[iii]. […] Ce qui change avec l'approche de la physique quantique, c'est la façon d'envisager le jeu de bascule entre ce substrat et la diversité du monde, la rigueur de la structure et le libre jeu d'un "dieu qui danse " au cœur des électrons, sans que l'un ou l'autre visage du réel soit dévalorisé. "

La mécanique quantique donne raison à Aristote et à saint Thomas d'Aquin, c'est le réel qui nous conduit aux vérités les plus profondes et non l'idée que nous nous faisons des choses. Platon s'est planté ! N'oublions pas de récolter du plantin pour nos ânes.

 

ALBERT : - Essayons de nous comporter avec bon sens et faisons preuve d'un bon esprit. Continuons de nous servir de ce que nous dit la science. Peut-il être considéré que le Mur de Planck soit la limite de l'Univers ? Peut-il être dit à son sujet qu'il est infranchissable ? Ce pourrait-il que cette limite soit justement le contenant du contenu qu'est toute la création[2] ? Si c'est bien le Mur de Planck qui contient notre contenu, qui contient le contenant de notre contenu ?

J'ai beaucoup de mal à admettre la théorie de l'expansion de l'Univers, puisque l'homme est la cause finale naturelle de tout le créé. Nul ne peut être la cause finale d'un créé qui serait en expansion infinie ; d'autant que le corps physique de l'homme résume l'ensemble du créé[3] dans lequel le Verbe s'incarne. Le microcosme réfléchit le macrocosme. Jésus-Christ est la Cause Finale surnaturelle de toute la création. S'il en est la Cause Finale, c'est donc bien que tout le créé est un fini et non un infini.

 

AUGUSTIN : - J'observe, mes amis, que nous sommes devant un problème insoluble. Nous n'avons aucun moyen physique non-transgressif de savoir par quelle loi extérieure notre Univers tient. Et pourtant, selon les lois physiques expérimentées à l'intérieur de notre galaxie, tout corps tombe. La création devrait disparaître dans un abîme.

Une fois de plus, Joseph nous aura amenés là où il le voulait. Nous sommes en présence d'un inconnaissable du créé et du révélé. Est-ce que l'homme doit s'interroger au-delà de son entendement ? Cette interrogation ne relève-t-elle pas d'avantage de notre blessure originelle qui ensevelit notre l'esprit de pauvreté sous les enfantillages de nos orgueils mortels, alors qu'il devrait nous habiter totalement ?

 

JOSEPH : - C'est à ce point précis que je souhaitais que nous en arrivions. Augustin s'est approché de la conclusion de cette partie du débat par une question qui devrait fonder toute recherche scientifique : Y a-t-il une limite à la recherche de la connaissance ? La réponse est oui ! La recherche de la vérité, depuis la faute originelle, est une démarche volontariste, dans la logique de l’accaparement, de l'engrangement, mais il y a des limites infranchissables. Certains les auront affranchies par la transgression, ils auront leur juste récompense.

Admettre l'inconnu du connaissable et l'inconnu du révélé est un principe chrétien issu de la scolastique thomiste sans doute inspiré par la réponse de Jésus, en jeune adolescent, à saint Augustin, qui voulait régler la question de la Très Sainte Trinité. C'est la garantie de résister à une forme grave d'orgueil intellectuel. La tentation peut prendre l'aspect d'un bienfait à court terme pour le prochain alors, qu'il s'agit d'un redoutable piège, dans lequel, celui qui y succombe aura du mal à remonter. Ne faudrait-il pas réapprendre à savoir se dire non ?

Ne soyons pas comme ce gamin buté qui prétend remplir son seau de plage d'eau avec une épuisette. N'acceptant pas qu'il lui en soit fait la remarque, il devient agressif. Il se crée ce rite, et pose les frontières de son monde. Son cercle de sécurité. Il élève en lui-même une aliénation. Ce qui en fait, potentiellement, un tueur en série. N'est-ce pas là, la description de l'idéologue et de toute culture qui ignore et rejette l'autorité de la vérité du réel ?





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[1]  Bible de l'abbé Glaire.

[2] On rapporte que J. P. II recevant au Vatican S. Hawking, lui dit alors: "Si je comprends bien, Monsieur l'astrophysicien, ce qui est après le Big Bang est pour vous; et ce qui est avant le Big Bang est pour nous".

[3] Cf. Les Mystères de l'Ancienne Alliance confiés à la bienheureuse Anne Catherine Emmerich.


[i] DE LA RELATIVITÉ TOUTE RELATIVE : extraits tirés du livre Les Magiciens du Nouveau Siècle. Il y existent  au minimum, six anomalies qui remettent en cause la théorie de la relativité.

Première anomalie : « … elle implique au moins deux singularités. Une singularité , c'est une zone dans laquelle les équations ne fonctionnent plus, donnent des résultats infinis ou aberrants. C'est le cas, on le sait, au voisinage du Big Bang ainsi qu'au centre des trous noirs […] au voisinage de la vitesse de la lumière.

Seconde anomalie : « Sil on s’accommode des singularités, on bute derechef sur le plus gros obstacle à l'unification des forces fondamentales : la relativité n'est pas quantique. Les autres forces se présentent à nos appareils de mesure par une fonction d'onde qui exprime leur portabilité de présence en un lieu, en un temps. Les équations quantiques ont pu intégrer la vision relativiste de l'espace-temps jusqu'à un certain point, mais la réciproque n'est pas vraie, on n'a jamais pu associer une entité quantique à la gravitation. La tentative la plus aboutie dans ce sens, la théorie des cordes – et même aujourd'hui des supercordes – qui décrit l'Univers comme un agglomérat de minuscules cordes vibrantes sur de multiples dimensions, la plupart repliées sur elles-mêmes pour ne laisser à notre perception que les quatre classiques, […]. L'intérêt de la théorie des cordes, c'est de considérer la relativité comme une première approche classique d'une théorie de la gravitation plus complexe et qui serait effectivement quantique. […] Tout aussi intéressante, peut-être davantage puisqu'il s'agit seulement de donner une forme quantique à la gravitation, la gravité à boucles a été développée en 1990 par trois physiciens : Abhay Ashtekar, Carlo Rovelli et Lee Smolin. L'espace-temps lui-même serait quantifié en minuscules boucles de 10—34 mètres. »

Troisième anomalie : « La troisième anomalie se nomme « matière noire ». Dès les années 1930, l'astronome suisse Fritz Zwicky, en étudiant les galaxies, s'est trouvé confronté à un problème : les mesures de la vitesse des étoiles dans leur rotation autour du cœur des galaxies laissaient supposer qu'il y avait là plus de matière que n'en montraient les étoiles visibles. Les observations reprises aujourd'hui ont confirmé qu'il ne s'agissait pas d'une erreur des instruments d'époques, plus précis que les nôtres. Cette matière invisible a reçu le doux nom de « matière noire », mais il reste à expliquer ce que c'est et ce qu'elle fait là. Si on tient compte à l'échelle de l'Univers, tout fonctionne bien, les équations ronronnent, on retrouve le fond diffus cosmologique, ce rayonnement issu du Big Bang, et l'évolution des grandes structures comme les amas de galaxies. À plus petite échelle, celle d'une galaxie, autour de 100 000 années-lumière, les choses commencent à se gâter. Les calculs et l'observation ne coïncident plus ou, du moins, pas assez. Alors matière noire ou pas ? Et sinon, qu'est-ce qui explique les anomalies d ela rotation des étoiles autour du centre des galaxies ? »

Il y a quatre autre anomalies que je vous laisse découvrir dans cet ouvrage. Une chose est certaine : la théorie de la relativité reste une simple théorie qui doit beaucoup à Poincaré, le frère du président, ainsi qu'à Edison et Marconi.  Elle peut et doit être remise en cause, et tant pis pour ceux qui s'y accrochent en ayatollah de la science qu'ils se prennent une maîtresse ou qu'ils satisfassent leur épouse cela soulagera les ânes.

 

[ii] Espace-temps tiré de : Les Magiciens du Nouveau Siècle : « Un article du Futura Sciences du 23 février 2007 décrit une nouvelle variante de cette expérience des fentes, réalisée par Jean-François Roch, Alain Aspect et leur équipe à l'ENS Cachan. « Les électrons et autres particules quantiques ne sont en réalité  ni des ondes ni des particules, mais quelque chose d'autre dont les attributs classiques, trajectoire, vitesse, localisation, n'apparaissent qu'en fonction du dispositif expérimental donné. Pour être provocateur, la réalité n'existerait donc fondamentalement pas dans l'espace et le temps et les objets au sens classique n'existeraient pas sans un observateur(peut-être pas nécessairement humain) pour les observer. […] « À la base, il s'agit de reprendre inexpérience de la double fente, dans des conditions les plus idéales possibles, et de ne considérer que le passage d'un électron ou d'un photonà travers cette double fente. On prendra le cas des photons. Au lieu de déterminer le passage d'un photon au moment où il traverse les fentes, on attend que l'onde lumineuse du photon ait largement dépassé celle-ci. Au dernier moment l'observateur des donne le choix soit de laisser l'écran E pour obtenir des franges d'interférence, soit de le remplacer par une série de deux téléscopesT1 T2 focalisés sur chacune des fentes. Dans ce dernier cas, on peut montrer que cela revient à  observer une trajectoire pour le photon. » C'est là que l'expérience devient stupéfiantes. Bien qu'ayant dépassé les deux fentes, c'est le chois de l'observateur qui va déterminer dans le passé les deux par quelle fente le photon a voyagé, par une pour par les deux en même temps ! Si vous vous sentez pris de vertige, tant mieux ! C'est le critère que Niels Bohr avait adopté pour déterminer si quelqu'un avait vraiment pris conscience de ce qu'est la mécanique quantique. […] Mais continuons de lire l'article de Sacco : « De telles expériences avaient déjà été faites par le passé mais elles souffraient toujours d'imperfections. Elles donnaient toujours raison à la mécaniques quantique cependant. Or, dans le papier aujourd'hui publié par Jean-François Roch et Alain Aspect (dont on se souvient qu'il avait été l'auteur d'une expérience retentissante sur l'effet EPR), ceux-ci et  et leurs collègues décrivent une variante de l'expérience de Wheeler avec cette fais-ci un interféromètre de Mach-Zehnder. Bien qu'apparemment différente, cette expérience conserve le principe de choix retardé de Wheeler, et surtout elle permet d'obtenir des mesures beaucoup plus proches d'une situation idéale. Le résultat est tombé, la mécanique quantique fonctionne impeccablement et donne exactement ce que John Wheeler avait prédit ! » […] Jusqu'à présent, les notions de temps et d'espace viennent de se briser avec cette expérience, à l'échelle humaine. C'est peut-être encore acceptable. Passons maintenant avec John Wheeler à l'échelle de la galaxie ! Plus précisément observons avec deux télescopes un effet de lentille gravitationnelle où la galaxie à un milliard d'années-lumière. On est encore dans un cas avec deux trajectoires possibles pour les photons émis par le quasar. En répétant l'expérience de Wheeler, c'est, cette fois-ci, au niveau des galaxies et à un milliard d'années dans le passé qu'un observateur humain va déterminer le chemin pris par un photon ! Plus fort encore, et toujours selon Wheeler. Si j'imagine qu'il y a une fonction d'onde de l'Univers, alors, peut-être que ce qui a provoqué sa réduction, et la naissance de notre Univers classique à partir d'une « particule quantique » de la taille de la longueur de Planck il y a 13 milliards d'années, c'est justement le fait qu'il y aurait plus tard des systèmes classiques collecteurs d'informations, comme les êtres humains, et effectuant une observation sur celui-ci ! Après tout, EPR nous avait habitué à une non-localité soit aussi dans le temps ! Cette théorie peut sembler complètement folle, mais elle est assez pour être exacte, et comme le fait remarquer Anreï Linde, qui peut savoir le rôle exacte de la conscience dans la structure physique de l'Univers ? »

 

[iii] Ô Toi l'au-delà de tout, comment t'appeler d'un autre nom ? Quelle hymne peut te chanter ? Aucun nom ne t'exprime. Quel esprit te saisir ? Nulle intelligence ne te conçoit. Seul, tu es ineffable ; tout ce qui se dit est sorti  de toi. Seul, tu es inconnaissable ; tout tout ce qui se pense est sorti de toi. Tous les êtres te célèbrent, ceux qui parlent et ceux qui sont muets. Tous les êtres te rendent hommage, ceux qui pensent comme ceux qu ne pense pas. L'Universel désir, le gémissement de tous aspire verstoi. Tout ce qui existe te prie et vers toi tout être qui sait lire ton Univers fait monter un hymne de silence.tout ce qui demeure, demeure en toi seul. Le mouvement de l'Univers déferle en toi. De tous les êtres tu es la fin, tu es unique. Tu es chacun et tu n'es aucun. Tu n'es pas un être seul, tu n'es pas l'ensemble ; tu as tous les noms, comment t'appellerai-je ? Toi, le seul, qu'on ne peut nommer ; quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées qui voilent le ciel lui-même ? Aie pitié, ô toi, l'au-delà de tout : comment t'appeler d'un autre nom ?

 

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