LUMÈRE DE BETHLÉEM -TÉMOIGNER DE L'ÉVANGILE- "OBÉIR À DIEU PLUTÔT QU'AUX HOMMES"






LA LUMIÈRE DE BETHLÉEM N°4

TÉMOIGNER DE L’ÉVANGILE

L’office des lectures est très riche d’enseignement, le bréviaire résonne d’une actualité étonnante, nous lisons l’épître de saint Paul aux Galates, c’est-à-dire aux Celtes, des Gaulois ; j’en ai relevé ce verset : « Ne nous fît pas consentir, même un seul instant, à nous soumettre eux, afin que la vérité de l’Évangile demeurât parmi nous » (Ga. 2, 5) Prenons exemple sur nos frères des premiers temps de l’Église : Ne rien céder au monde, se préserver des pouvoirs corrompus et corrupteurs. Nous n’avons plus à considérer le moindre-mal comme un concept indispensable, c’est une faiblesse morale, choisir entre deux maux. Nous sommes enfants de Dieu, libres de sa liberté ; être libre, c’est estimer entre deux biens. Si on se trouve confronté entre un mal et un bien, c’est qu’on est déjà plus de la liberté de Dieu, on s’appuie sur notre autonomie exclusivement.On s’éloigne de sa Présence. On peut être surpris par un mal qui s’impose à nous, il est alors plus facile de le repousser, mais dans le cas où l’on s’expose à la tentation, c’est qu’on a déjà acquiescé au péché. La nouvelle traduction du Notre Père explique bien cela : « ...ne nous laisse pas entrer en tentation... », ce qui revient à demander à Dieu la grâce de sa liberté afin de ne pas s’exposer sciemment au Tentateur. On obtient cette grâce qu’à la condition de prier, et d’avoir la volonté de coopérer à la grâce sanctifiante que nous donnent les sacrements ; certes notre nature est blessée, et parfois cette faiblesse permet à Dieu de nous remettre sur la voie du salut par l’humiliation que nous en ressentons. On doit aussi considérer que la dictature des concupiscences puisse être le résultat d’une âme égarée dans un mal plus profond, et dans lequel elle trouve une complaisance, ce qui peut l’entraîner à une absence de totale liberté. C’est pourquoi, il nous faut être vigilent avec nos sens, et se demander pourquoi tel péché nous domine ? Il est nécessaire d’éduquer nos sens, mais pas sans la grâce, il nous revient de permettre à Dieu d’agir en nous pour que nous en ayons la maîtrise, le premier d’entre eux est la vue. Apprendre à ne pas voir le mal, mais à regarder la beauté, la souffrance est une très bonne école. Demandons-nous pourquoi nos sociétés n’acceptent que très difficilement la vue de la souffrance, de la maladie, la décrépitude du corps ou pourquoi elle se complaît dans des œuvres d’une extrême violence ? C’est qu’il y a en nous un habitus peccamineux, de nature intellectuelle voire spirituelle, qui nous pousse à un esthétisme inversé, et qui peut exprimer des peurs produites par nos propres ténèbres. Discipliner nos sens demande un élan de la volonté oui, mais pour une disposition intérieure à long terme, de manière à laisser à Dieu toute sa place afin qu’Il agisse en nous. L’oraison silencieuse et immobile y contribue. Mais tout effort de sanctification ne portera de vrais fruits qu’à la condition qu’il soit ordonné en vue de l’amour de Dieu, et en un témoignage de la vérité évangélique. On ne peut vaincre ses mauvaises habitudes que si on est dans la liberté du don. Être enfant de Dieu, c’est se donner tout à Lui, ce qui est le fondement de la vie chrétienne.

Aujourd’hui, les évènements intérieurs à l’Église et extérieurs nous insistent à nous compter, à nous regrouper, à nous reconnaître, à entrer dans le petit reste de fidèles, le petit troupeau que Dieu par l’Immaculée s’est donné pour ces temps : « Enfants, témoignez toujours et ayez du courage, parfois vous ressentez la peur des jugements des autres comme l’ont fait les apôtres et certains d’entre eux ont renié Jésus par peur, mais ils ont été choisis par Lui. » (Extrait, du message du 6∕02∕21 de Notre Dame de Trevignano-Romano). Jésus veut avoir besoin de nous, non pas à cause de nos qualités, mais à cause de notre misère, comme les soldats de Gédéon, ce qu’Il ne cesse d’enseigner à Vassula, développant sa parole : « Je ne suis pas venu pour les biens-portants, mais pour les malades. » Il veut de nous que nous Le rejoignions dans sa liberté du don, par l’offrande de nous-mêmes, comme Lui s’est offert à son Père pour nous. Nous devons Lui demander cette grâce, car par elle, Il nous accordera à la Croix Glorieuse, il nous y fixera ; c’est le principal enseignement des apparitions de la Croix Glorieuse à Dozulé. Que nous soyons face au monde et à ses princes ou face à une hiérarchie qui se détourne du Christ, il nous importe d’« obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ».

Dans le livre d’Ézéchiel, le prophète, on trouve ce verset :« Et il me conduisit dans le parvis intérieur de la maison du Seigneur ; et voilà qu’à l’entrée du Temple du Seigneur, entre le vestibule et l’autel, environ vingt-cinq hommes tournant le dos au Temple du Seigneur, et la face vers l’orient, et ils adoraient le soleil. » (Ez. 8, 16) Ce verset s’applique à la situation actuelle de l’Église, il annonce le dévoiement de la hiérarchie dont le regard est faussé pour certains de ses membres, parce qu’ils ne cherchent plus le visage du Seigneur, et les autres parce qu’ils sont engagés dans l’apostasie ; ce qu’explique Mgr. Schneider Athanasius (ici).

Le petit peuple de fidèles est contraint d’entrer en résistance spirituelle, doctrinale, un sujet que j’ai plusieurs fois traité sans grand succès. Il n’est pas question de rupture de la communion, mais bien de résistance passive comme le demande la Sainte Vierge Marie dans maints lieux d’apparitions dont San Damiano. Il ne nous appartient pas de juger ni de condamner tel ou tel membre de la hiérarchie, mais de se prémunir de décisions qui ne sont pas dans l’intention de Jésus, le Fondateur et l’Époux de l’Église. Défendre et préserver la Révélation, la Doctrine dans tous ses aspects infaillibles, la considérer comme importante est une obligation qui rejoint les paroles de Jésus : « Celui qui me reniera devant le monde, Je le renierai devant mon Père. »

Saint Joseph est le maître qui nous guide en ces temps de purification. Il nous introduit dans l’union des trois Cœurs Sacrés, et voici une prière à cette intention qu’une âme privilégiée a reçue : « Ô Saint Joseph, Cœur Juste, obtenez-nous la grâce d’entrer dans le Cœur immaculé et transverbéré de Marie pour nous ensevelir dans la Plaie du Cœur Glorieux de Jésus, pour la Gloire de Dieu le Père, dans le silence de la Croix Glorieuse. Amen » Si nous devons continuer de faire des œuvres de charité, il importe en premier de structurer notre vie intérieure et de s’y tenir afin de parvenir à l’union au Christ Jésus par l’union des trois Cœurs Sacrés. Il faut persévérer dans la prière et la sanctification. Diriger notre journée sur les vertus cardinales. Certains s’adonnent aux œuvres sans rechercher le visage de Jésus dans l’intimité de leur cœur ; les œuvres ne justifient le sujet qu’à la condition que Jésus soit premier dans sa vie et non pas une fuite en avant. On ne peut séparer la foi des œuvres.Un chevalier, au Moyen Âge pouvait tenir tête à cinq assaillants, non pas tant par sa force et sa dextérité que par sa vie vertueuse, car alors l’Esprit venait à lui et le secourait : « Que celui qui fait l’injustice, la fasse encore ; que celui qui est souillé, se souille encore ; que celui qui est juste, devienne plus juste, que celui qui est saint, se sanctifie encore. » (Ap. XXII, 11) Ce verset nous dit de ne pas réagir selon le monde. Les évènements actuels ne s’affrontent pas par la violence, car ni le calcul humain, ni mondain n’est approprié ; mais c’est bien par la vertu que le triomphe s’établira, car elle appelle l’Esprit qui nous vient au secours. Il ne faut ni regarder le mal, ni lui répondre, il faut s’en protéger, s’en éloigner par la prière et la vertu, car la victoire est celle du Christ, elle est toute spirituelle.

La Très Sainte Vierge Marie à Trévignano et ailleurs ne cesse de nous encourager à persévérer dans le témoignage de la Vérité, de l’enseigner. Certains, sur ce sujet, recommandent de ne pas persévérer dans cette voie, car le monde souffre de surdité et d’aveuglement, ce qui est vrai, et soutiennent qu’il est trop tard. C’est aux catholiques et surtout à ceux qui veulent rester fidèles au Christ que je m’adresse de préférence ; mais nous devons considérer que le baptême contient l’exigence apostolique et pastorale : « Rendre compte de notre espérance ». Il ne faut pas ignorer la nécessité du témoignage par l’exemple, en vivant des béatitudes, mais il n’en demeure pas moins vrai, que ceux qui en ont les capacités doivent enseigner la vérité à temps et contre-temps, sans se préoccuper du jugement du monde, et certainement pas de celui d’une hiérarchie qui se dévoie dans des compromissions honteuses avec l’esprit du monde. L’exemple de saint Pierre et de ses compagnons devant le Sanhédrin, le démontre. Le sacrement de confirmation nous en fait l’obligation – envoi en mission – et nous n’avons pas d’autorisation à demander pour le faire ; évangéliser est intrinsèque aux sacrements, c’est dans l’essence de notre sacerdoce royal (Cfr. Con. V. II. L.G. 10 & 31).Si les sacerdoces institué et royal sont différents dans leur essence, il est évident que le sacerdoce royal est premier puisque le sacerdoce institué dépend et exige que le sujet soit préalablement baptisé, et que c’est le sacrement baptismal qui confère le sacerdoce royal à l’exemple de la très Sainte Vierge Marie, de Joachim et Anne, de saint Joseph et saint Jean-Baptiste. Si Marie est Immaculée, les quatre autres personnages ont tous été présanctifiés, aussi tous les cinq ont-ils reçu le sacerdoce royal.Le sacerdoce institué est de l’ordre de l’accident, puisque c’est le péché originel qui le nécessite alors qu’avant lui, Adam et Eve jouissaient du sacerdoce royal. Les deux sont fondés par le Christ, le Verbe Incarné, et aucune volonté humaine n’y peut rien changer. Si le sacerdoce institué est supérieur au sacerdoce royal dans l’ordre pratique du salut, dans l’ordre historique de la création, c’est le sacerdoce royal qui est premier sans cela l’homme n’eût pas reçu l’ordre de dominer sur les ordres inférieurs, sur la création. C’est sur cette institution originelle du sacerdoce royal, que le principe pyramidal de l’autorité dans l’Église est renversé pour revenir aux premiers temps de l’Église. C’est la fin du modèle de l’imperium, ce qui prévaudra c’est la fraternité et la communion, on vivra davantage de la théologie de l’Alliance.

Dans le message du 6∕02∕2021, Notre Dame de Trévignano décrit l’un des effets de l’avertissement : « Mes enfants, vous êtes nombreux à attendre l’Avertissement comme s’il ne s’agissait que de miséricorde, mais rappelez-vous les enfants, ce sera aussi un événement qui dépouillera chirurgicalement vos vies. » Il s’agit d’un évènement de la christophanie, un aspect radical de la Rédemption qui s’apparente à la sainte Agonie du Mont des Oliviers, Gethsémani, et à la déréliction de Jésus sur la Croix. C’est pourquoi, il ne faut pas en avoir peur, puisque Jésus l’a assumé dans sa Passion. A l’agonie, Il a assumé pour nous la purification de nos affects, son humanité a totalement été dans le don gratuit envers l’autre sans rien attendre que de Dieu : Aimer dans une totale gratuité.

La déréliction, que produira l’avertissement, est le feu de la nuit de la foi, un feu intérieur qui livre chacun de nous à la vérité sur trois points : la vision intérieure de notre péché, celle du péché du monde avec sa cruauté, et l’apparition de Lucifer ; le saint Curé d’Ars avait demandé à Jésus de voir sa misère, il fut exaucé ; il en parla en ces termes : « Si je n’avais pas été à côté du tabernacle, j’en serais mort. » Cet évènement, nommé aussi illumination des consciences, est une grâce pour beaucoup et pour les autres un premier jugement, pour s’y préparer, il faut prier, se sanctifier, et se défaire de mauvaises habitudes, et surtout être dans la liberté du don, ne rien s’accaparer quoi qu’il nous en coûte. Ce n’est donc pas sur nos forces, notre volonté qu’il faut s’appuyer, mais bien sur la Miséricorde, attendre tout des trois Cœurs Sacrés. Ayons une dévotion quotidienne à Jésus, Marie et Joseph, n’ignorons aucun d’eux, ainsi qu’envers notre ange gardien et nos saints patrons.

La renonciation du Pape Benoît XVI met le Corps Mystique du Christ, ainsi que le peuple de Dieu et toute l’humanité sur le parvis du Temple de la Nouvelle Jérusalem, attendant l’ouverture des cinquième et sixième sceaux de l’Agneau. Mais ces ouvertures sont conditionnées par la nécessaire purification de toute la création qui se conclura par l’extermination de l’avant-dernier Antéchrist et ses affidés. Il y aura un dernier Antéchrist, lors de la bataille d’Armageddon, sa nature sera exclusivement de l’ordre spirituel, une bataille de l’esprit, Lucifer s’impliquera personnellement.

L’ouverture de ces sceaux exige une purification amenée par de grandes tribulations qui toucheront tous les ordres de la création dont l’homme est la tête, le prince. Il s’agira à la fin de rouleaux d’eau et de feu, précédés pour nous les hommes par des épreuves intérieures, physiques, car la Justice du Père éternel demande réparation de nos fautes personnelles et communautaires. L’épidémie du Covid-19 est le commencement ; c’est d’autant plus évident, qu’elle est le résultat de la malice humaine, en vue d’instaurer un ordre inversé à l’intention du Créateur, un nouveau paradigme pour grosses fortunes de damnés. Dans cette épreuve ce qui est le plus troublant, mais propre à toute dictature, c’est qu’il s’agit d’amener les peuples à considérer ces évènements comme une nécessité, d’obtenir d’eux une adhésion massive. On suscite des peurs, car on s’efforce de confronter ces situations de crise au besoin de sécurité, à ce besoin luciférien d’être toujours rassuré. On crée un état d’urgence sanitaire, on ruine l’économie pour l’uniformiser au monde entier et établir un gouvernement mondial, celui de l’argent, une dictature. On conditionne chacun d’entre nous à accepter d’abandonner des pans de notre autonomie si fortement qu’on ne se rend pas compte qu’on tourne le dos à la liberté de Dieu.

Nous sommes entrés dans les temps pratiques de l’apocalypse. Le point le plus douloureux pour nous fidèles est de voir qu’une part importante de la hiérarchie est totalement engagée dans ce projet monstrueux.

On doit considérer que lors de la bénédiction urbi et orbi du 23∕03∕2020 par le Pape François, que le Corps Mystique du Christ est entré dans la nuit de la foi, dans le tombeau du Christ Jésus, il se referme doucement sur nous. Nous sommes en exil intérieur, dans l’Église et dans la cité. Mais pour nous les fidèles, qui formons le petit reste, c’est un temps de grâces dont il faut profiter à plein, engranger des fruits. C’est la parabole des vierges sages et des vierges folles.

Offrons-nous à l’amour immolé et triomphant de Jésus, de Marie et de Joseph.

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