LETTRE A MON FRÈRE DANS LA FOI : La brunante des dieux n° 3

Dernière mise à jour : 8 août 2021


P. C. AUBRIT St POL


Chers Alain et Aleth,


Quel est l’état de la société ? Il en existe différents types. Les moyens de communication, l’intensité des échanges commerciaux universalisent l’archétype occidental chez des peuples à la culture fermée.


J’aborderai mon analyse du côté des sociétés avancées[1] par la grille davidique, car les faits sont tenaces : La France influence tous les peuples par ses lois, même aujourd’hui aussi effondrée qu’elle soit. C’est à elle, que revient, dans la pratique, la mission d’ouvrir les chemins du salut pour les peuples en faisant découvrir la doctrine sociale. Mais la république maçonnique en France ouvre celles de la damnation, car ses actes sont dans l’inversion, le renversement de l’ordre créé par Dieu. Elle est aujourd’hui un simple exécutant des basses œuvres, mais elle demeure intrusive jusque dans les foyers, actrice du mondialisme.


Le fidèle et le juste se confrontent à la dernière phase de la révolution[2] qui n’a pas jamais cessé son mouvement : Un enroulement multidirectionnel, totalement destructeur, et il n’aura bientôt plus à sa tête qu’un seul dirigeant. Il est fatal et logique qu’elle implose, non sans avoir causé beaucoup de souffrances, car elle n’a plus la maîtrise de sa roue[3]. Elle est entraînée dans une fuite en avant ce qui la boutera au-delà de l’espace-temps de l’homme. Elle n’a plus le pouvoir de s’arrêter, et si elle le voulait, Dieu ne le lui permettrait pas puisqu’il convient à la Justice du Père que l’Écriture s’accomplisse. C’est le serpent qui se mange la queue.


La compréhension de l’état de nos sociétés demande que nous nous adossions aux fins dernières, à la lumière eschatologique. La France, en tant que nation, joue et jouera un rôle de premier plant, non sans avoir subi la première sa purification, sa mécanique et sa puissance sont dans le mouvement des manifestations depuis celles des gilets jaunes[4]. Elles ouvrent un nouveau champ mémoriel ou champ morphogenèse pour la Justice divine : C’est la réalisation inexorable des cantiques de Zacharie et du Magnificat.


La Vierge Marie confia que la Renaissance[5] « a été le terreau des dérives que nous affrontons aujourd’hui[6] », car elle s’est alimentée à une culture païenne, infestée d’idolâtrie et de rites de sorcellerie. Elle a tourné le dos et tenté d’effacer l’apport des plus hautes traditions juives et chrétiennes. L’ex­plosion artistique dans cette période aura ignoré les règles liturgiques et l’esthétisme chrétien, malgré un génie comme Fra Angelico[7]. L’obsession « délirante » de la culture antique a gangrené les leviers de la culture chrétienne ainsi que la conception davidique de l’exercice du gouvernement des peuples. Si saint Thomas d’Aquin s’est efforcé de purger la culture hellène, de la convertir, la Renaissance, in fine, rejettera son travail au nom d’un esthétisme culturel, politique incompatible avec la Révélation chrétienne d’autant, qu’il s’accompagnait de la tentative d’imposer un nouveau paradigme, au nom d’un renouveau culturel. Le premier élan de décadence aura surtout profité aux banques privées, à l’intérieur desquelles se positionnaient des manœuvriers occultes qui jetaient les bases pratiques du nouvel ordre mondial favorisant un messianique politique[i]. Les banquiers lombards[8] étaient des prêteurs usuriers juifs, et certaines de leurs familles, pour consolider leur position sociales et leur influence, se convertirent au catholicisme du bout des lèvres tout en gardant leur culture et pratiques occultes, car bon nombre d’entre elles étaient issues des Khazars, peuple idolâtre et pratiquant des rites dans la stricte observance babylonienne, que l’on retrouve aujourd’hui dans les plus hautes sphères des pouvoirs et des États[9].


La Renaissance aura été la marche triomphale de l’argent, l’argent roi.


Les schismes, issus de la Réforme-protestante[10], s’ils ont été suscités pour affaiblir l’Église, et faire tomber toutes les monarchies catholiques et orthodoxes qui n’étaient pas susceptibles de se soumettre au Nouvel Ordre Mondial, ils n’en reposent pas moins sur une opposition objective à cet esthétisme. La faute des initiateurs aura été d’avoir pris l’Église pour cible, mais leur projet les y contraignait, et en prenant la posture d’accusateur, ils auront ouvert un chemin leur donnant des satisfactions personnelles, faisant écran à leur propre misère, qu’ils refusaient d’admettre et d’abandonner à la Miséricorde de Dieu. Le reste à suivit.


Ce n’est pas nous qui sauvons l’Église, mais c’est Elle qui nous sauve.


Les conséquences de la Réforme-protestante auront favorisé le prima de l’idéologie, qui s’imposant comme idéal social en remplacement de l’espé­rance chrétienne, par le biais du moralisme, du puritanisme et surtout du jansénisme[11]. L’influence de ce schisme finira par dévaster les sociétés anciennement catholiques pour parvenir aujourd’hui à une inversion de la Loi Naturelle, et une transgression dans l’ordre de leurs hiérarchies qui n’ont aucun fondement sacramentel en dehors du baptême et par pour tous. Elles ont favorisé l’accès au pouvoir à des personnels dont la mission était d’instru­mentaliser les communautés chrétiennes[12], puis les Églises instituées, en vue d’un ordre social établi, favorisant le concept d’État de droit aux dépends de la souveraineté[13], souveraineté du peuple par le roi, ce qui a eu pour conséquence seconde, le recule de la prise en compte du Bien Commun et la défiance progressive du peuple envers toutes les formes d’autorité même légitimes.

L’instrumentalisation des Églises, des hiérarchies ecclésiales nationales ou celles des communautés chrétiennes demeure un redoutable allier à l’instauration du mondialisme, c’est une terrible épreuve sur laquelle déjà se positionnent des pans entiers de l’Église, bien plus encore les communautés. L’affaire de l’élargissement de l’assiette de défiscalisation des dons en échange du soutien de nos évêques à la dictature sanitaire est une illustration de ce qui arrive, un acte sinistre et gravissime[14].


L’État est un concept de gouvernement inversé et pervers, il est impersonnel, Société Anonyme, son image le plus néfaste est l’hypertrophie de l’administration de l’Union Européenne, soulignée par le non-respect des peuples ; en France, nous en sommes au rejet de la culpabilité, comme on peut le voir avec quatre ministres sur la sellette judiciaire et maintenus en poste malgré la parole donnée ainsi que le président du Conseil Constitutionnel. Il peut être justifié de douter de l’intégrité de leurs récentes décisions et de toutes nos institutions.

Dieu et la religion devenaient, avec l’émergence du concept d’État en France depuis Henri IV, des utilités justifiant tout, et surtout le maintien de l’ordre établi dont ils ornent les paravents derrière lesquels la pourriture dévore et alimente tout à la fois nos institutions. Les dictatures révolutionnaires athées ou libérales n’agiront et n’agissent pas autrement avec le fait religieux, toutes les soumettent plus ou moins clairement à leur dicta. Les idéologies sources nous dominent actuellement sous des formes que développent des O N G comme l’Écologie. Elles sont présentées de telle manière qu’elles prennent progressivement la place de l’objet du sentiment religieux, les détournant de toute recherche de la vérité, en attendant de verser tous ceux qui les suivent dans une nouvelle religion universelle avec pour corollaire un nouvel ordre social et mondial, ce qui se réalisera avec l’Antéchrist. Dans quelle mesure tous leurs responsables ont consciences de ces enjeux ? Nul ne peut le savoir, et il serait inutile voire orgueilleux et donc fautif de chercher à en connaître la mesure.


L’instauration de cette religion, qui est déjà à l’œuvre au sein même de l’Église aura un seul chef, il cumulera les pouvoirs politiques et religieux comme au temps des roi-prêtres[15] : L’Antéchrist.