LETTRE A MON FRÈRE DANS LA FOI : La brunante des dieux n° 3

Dernière mise à jour : août 8


P. C. AUBRIT St POL


Chers Alain et Aleth,


Quel est l’état de la société ? Il en existe différents types. Les moyens de communication, l’intensité des échanges commerciaux universalisent l’archétype occidental chez des peuples à la culture fermée.


J’aborderai mon analyse du côté des sociétés avancées[1] par la grille davidique, car les faits sont tenaces : La France influence tous les peuples par ses lois, même aujourd’hui aussi effondrée qu’elle soit. C’est à elle, que revient, dans la pratique, la mission d’ouvrir les chemins du salut pour les peuples en faisant découvrir la doctrine sociale. Mais la république maçonnique en France ouvre celles de la damnation, car ses actes sont dans l’inversion, le renversement de l’ordre créé par Dieu. Elle est aujourd’hui un simple exécutant des basses œuvres, mais elle demeure intrusive jusque dans les foyers, actrice du mondialisme.


Le fidèle et le juste se confrontent à la dernière phase de la révolution[2] qui n’a pas jamais cessé son mouvement : Un enroulement multidirectionnel, totalement destructeur, et il n’aura bientôt plus à sa tête qu’un seul dirigeant. Il est fatal et logique qu’elle implose, non sans avoir causé beaucoup de souffrances, car elle n’a plus la maîtrise de sa roue[3]. Elle est entraînée dans une fuite en avant ce qui la boutera au-delà de l’espace-temps de l’homme. Elle n’a plus le pouvoir de s’arrêter, et si elle le voulait, Dieu ne le lui permettrait pas puisqu’il convient à la Justice du Père que l’Écriture s’accomplisse. C’est le serpent qui se mange la queue.


La compréhension de l’état de nos sociétés demande que nous nous adossions aux fins dernières, à la lumière eschatologique. La France, en tant que nation, joue et jouera un rôle de premier plant, non sans avoir subi la première sa purification, sa mécanique et sa puissance sont dans le mouvement des manifestations depuis celles des gilets jaunes[4]. Elles ouvrent un nouveau champ mémoriel ou champ morphogenèse pour la Justice divine : C’est la réalisation inexorable des cantiques de Zacharie et du Magnificat.


La Vierge Marie confia que la Renaissance[5] « a été le terreau des dérives que nous affrontons aujourd’hui[6] », car elle s’est alimentée à une culture païenne, infestée d’idolâtrie et de rites de sorcellerie. Elle a tourné le dos et tenté d’effacer l’apport des plus hautes traditions juives et chrétiennes. L’ex­plosion artistique dans cette période aura ignoré les règles liturgiques et l’esthétisme chrétien, malgré un génie comme Fra Angelico[7]. L’obsession « délirante » de la culture antique a gangrené les leviers de la culture chrétienne ainsi que la conception davidique de l’exercice du gouvernement des peuples. Si saint Thomas d’Aquin s’est efforcé de purger la culture hellène, de la convertir, la Renaissance, in fine, rejettera son travail au nom d’un esthétisme culturel, politique incompatible avec la Révélation chrétienne d’autant, qu’il s’accompagnait de la tentative d’imposer un nouveau paradigme, au nom d’un renouveau culturel. Le premier élan de décadence aura surtout profité aux banques privées, à l’intérieur desquelles se positionnaient des manœuvriers occultes qui jetaient les bases pratiques du nouvel ordre mondial favorisant un messianique politique[i]. Les banquiers lombards[8] étaient des prêteurs usuriers juifs, et certaines de leurs familles, pour consolider leur position sociales et leur influence, se convertirent au catholicisme du bout des lèvres tout en gardant leur culture et pratiques occultes, car bon nombre d’entre elles étaient issues des Khazars, peuple idolâtre et pratiquant des rites dans la stricte observance babylonienne, que l’on retrouve aujourd’hui dans les plus hautes sphères des pouvoirs et des États[9].


La Renaissance aura été la marche triomphale de l’argent, l’argent roi.


Les schismes, issus de la Réforme-protestante[10], s’ils ont été suscités pour affaiblir l’Église, et faire tomber toutes les monarchies catholiques et orthodoxes qui n’étaient pas susceptibles de se soumettre au Nouvel Ordre Mondial, ils n’en reposent pas moins sur une opposition objective à cet esthétisme. La faute des initiateurs aura été d’avoir pris l’Église pour cible, mais leur projet les y contraignait, et en prenant la posture d’accusateur, ils auront ouvert un chemin leur donnant des satisfactions personnelles, faisant écran à leur propre misère, qu’ils refusaient d’admettre et d’abandonner à la Miséricorde de Dieu. Le reste à suivit.


Ce n’est pas nous qui sauvons l’Église, mais c’est Elle qui nous sauve.


Les conséquences de la Réforme-protestante auront favorisé le prima de l’idéologie, qui s’imposant comme idéal social en remplacement de l’espé­rance chrétienne, par le biais du moralisme, du puritanisme et surtout du jansénisme[11]. L’influence de ce schisme finira par dévaster les sociétés anciennement catholiques pour parvenir aujourd’hui à une inversion de la Loi Naturelle, et une transgression dans l’ordre de leurs hiérarchies qui n’ont aucun fondement sacramentel en dehors du baptême et par pour tous. Elles ont favorisé l’accès au pouvoir à des personnels dont la mission était d’instru­mentaliser les communautés chrétiennes[12], puis les Églises instituées, en vue d’un ordre social établi, favorisant le concept d’État de droit aux dépends de la souveraineté[13], souveraineté du peuple par le roi, ce qui a eu pour conséquence seconde, le recule de la prise en compte du Bien Commun et la défiance progressive du peuple envers toutes les formes d’autorité même légitimes.

L’instrumentalisation des Églises, des hiérarchies ecclésiales nationales ou celles des communautés chrétiennes demeure un redoutable allier à l’instauration du mondialisme, c’est une terrible épreuve sur laquelle déjà se positionnent des pans entiers de l’Église, bien plus encore les communautés. L’affaire de l’élargissement de l’assiette de défiscalisation des dons en échange du soutien de nos évêques à la dictature sanitaire est une illustration de ce qui arrive, un acte sinistre et gravissime[14].


L’État est un concept de gouvernement inversé et pervers, il est impersonnel, Société Anonyme, son image le plus néfaste est l’hypertrophie de l’administration de l’Union Européenne, soulignée par le non-respect des peuples ; en France, nous en sommes au rejet de la culpabilité, comme on peut le voir avec quatre ministres sur la sellette judiciaire et maintenus en poste malgré la parole donnée ainsi que le président du Conseil Constitutionnel. Il peut être justifié de douter de l’intégrité de leurs récentes décisions et de toutes nos institutions.

Dieu et la religion devenaient, avec l’émergence du concept d’État en France depuis Henri IV, des utilités justifiant tout, et surtout le maintien de l’ordre établi dont ils ornent les paravents derrière lesquels la pourriture dévore et alimente tout à la fois nos institutions. Les dictatures révolutionnaires athées ou libérales n’agiront et n’agissent pas autrement avec le fait religieux, toutes les soumettent plus ou moins clairement à leur dicta. Les idéologies sources nous dominent actuellement sous des formes que développent des O N G comme l’Écologie. Elles sont présentées de telle manière qu’elles prennent progressivement la place de l’objet du sentiment religieux, les détournant de toute recherche de la vérité, en attendant de verser tous ceux qui les suivent dans une nouvelle religion universelle avec pour corollaire un nouvel ordre social et mondial, ce qui se réalisera avec l’Antéchrist. Dans quelle mesure tous leurs responsables ont consciences de ces enjeux ? Nul ne peut le savoir, et il serait inutile voire orgueilleux et donc fautif de chercher à en connaître la mesure.


L’instauration de cette religion, qui est déjà à l’œuvre au sein même de l’Église aura un seul chef, il cumulera les pouvoirs politiques et religieux comme au temps des roi-prêtres[15] : L’Antéchrist.

Aujourd’hui, comme annoncé par M. Attali dix ans plus tôt, c’est par la dictature sanitaire que le Cruel arrive, précédé d’une tentative de restaura­tion de la monarchie Louis-philipparde afin de tenter de sauver ce qui peut l’être de la république. Nos sociétés sécularisées sont les mâchoires de la bête féroce, qui déjà se repaît du sang de l’innocent. Elles ne peuvent plus supporter l’innocence, elles la profanent et la tue, car leur nature est deve­nue par leurs multiples idoles, profanatrice, transgressive et crimi­nelle. Ni le bien ni la justice ne les préoccupent. (La vaccination contre la Covid19 est l’un de ses bras armés : C’est un crime universel contre l’humanité.)



La situation des fidèles du Christ et des gens de bonne volonté


Le fidèle intègre dans sa foi la fin du cycle de la Miséricorde. Il doit laisser à Jésus entrer en lui pour renverser cette société transgressive ; ce n’est pas une situation facile à vivre, elle n’est supportable que si le fidèle est auprès de Marie et de saint Jean au pied de la Croix. Il ne doit pas com­munier sur la main, il vaut mieux pour lui de ne pas communier physique­ment, mais faire une communion spirituelle, il doit prier pour la Pape même s’il ne le comprend pas, il doit avoir une vie de prière, intérieure quel que soit son état de vie, et ne pas se faire vacciner qu’importe s’il ne peut plus aller au restaurant, ce n’est plus un lieu pour lui.


Le refus de voir dans les catastrophes naturelles, les effets de nos péchés individuels, et surtout des lois transgressives et inversées depuis la tempête de Noël 1999 – Martin et Gothard – est en soi un châtiment. Mais interdire un prêtre parce qu’il a la liberté d’enseigner sur le sujet est une faute de charité, le pasteur participe à la non-vigilance, il devra en répondre devant Dieu. Les bouleversements de la nature, sur-délinquance, catastrophes industrielles, conflits, crises économiques[16], pandémie, ne pas les recon­naître comme des primo-avertissements est une atteinte à la vérité et à l’accès au salut. Dieu permet le durcissement de notre cœur et notre aveu­glement ; il serait sage de méditer sur le pharaon opposé à Dieu par Moïse.


Nous ne voulons plus de Dieu, Il se retire de ceux qui ne le veulent pas dans leur cœur.


C’est une situation spirituelle et morale renforcée par ce besoin insalubre, satanique, de se rassurer, être rassuré, assuré contre tout, car au fond, ces malheureux ressentent une peur ontologique qui les rappelle à leur cons­cience quant à leur mode de vie. Ils applaudissent au maintien de l’ordre, à la dictature sanitaire, en oubliant volontairement que la stabilité apparente de cet ordre est nourri au sang de l’enfant à naître, au sang de l’impotent, à celui des vieillards, à l’eugénisme, car il faut bien parvenir à assurer leur retraites, leurs rentes. Et ils ne veulent pas savoir ! C’est pourquoi, il aura été si facile de convaincre les foules de la nécessité de se faire vacciner contre la Covid19 alors que le remède est pire que le mal en lui-même[17]. Ils auront couru après le vaccin comme après une crème glacée, pour leur confort, la satisfaction de leur jouissance, de leur mondanité, ils risquent de courir plus précipitamment pour recevoir le chiffre de la bête. Il faut bien se nourrir et pourrir sur pieds ! Il sera si rassurant de satisfaire sa pence.


Ils ne veulent pas soulever le couvercle de leur conscience.


Le fidèle du Christ vit son exode intérieur, il ne veut ni de la nouvelle Égypte ni de Babylone. Il est l’errant de l’intérieur, refoulé avec les laissés pour compte par les pharaons de notre temps, ces animateurs d’une société monstrueuse, cœurs endurcis. Pharaon ne peut ni ne doit plus comprendre le sens profond des évènements à cause de la charge de ses idoles auxquelles il a donné sa liberté. Et les peuples panur­giens, aux confins de toutes ses confusions, espèrent l’homme providentiel[18], ils l’auront ce pharaon des pharaons. Mais Le fidèle a son refuge dans l’Unité des trois Cœurs Sacrés, se disposant à la purification de son regard, de sa pensée, des élans de son cœur. Jésus-Christ est le secourt.


Il n’appartient pas au fidèle de prier pour le retour à la paix, à la stabilité des institutions non, cela lui serait un égarement, y compris pour l’Église, c’est l’enseignement du Pape François. Si les Écritures doivent s’accomplir, elles s’accompliront selon le programme du Magnificat. Quand les puis­sants seront renversés, leurs institutions tomberont avec eux. Il ne doit rien rester de ce qui fait la honte du fidèle et de l’homme juste. Puisqu’au front de nos sociétés se dresse le droit de péché, de transgresser alors oui, tout doit dispa­raître par ce que la Justice du Père éternel, qui nous a pas donné son Fils Unique, n’est pas venu pour satisfaire la corbeille du Palais Brongniart, mais pour élever le plus humble, le délaissé, le non-regardé.


Dans notre prochaine correspondance, je traiterai des paliers qui ont amené le Malin à une telle puissance de destruction.




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[1] - Ce terme est très ambigu, en quoi une société serait-elle plus avancée qu’une autre ; je crois que du point de vue surnaturelle, les plus avancées sont les plus pauvres, car les plus avancées selon le concept des Lumières ce sont celles qui sont les plus éloignées du bien commun et de Dieu. [2] - Il importe peu en définitif de savoir qui est aux manœuvres ; ce terme révolution englobe toutes les actions qui ont pour objet le renversement de l’ordre voulu par Dieu, les chemins et les formes qu’elle prend n’ont guère d’importance, ils servent à distraire le juste de la finalité poursuivie par les affidés du Malin. [3] - Cfr. La Roue rouge de Soljenitsyne [4] - Quelles que furent les raisons objectives de ce mouvement de contestation, il est absurde de le réduire à un épi phénomène, et le fait que ce mouvement ne soit plus existant que par soubresauts, ne lui enlève en rien sa résonnance surnaturelle ; il a acté, sans retour possible, la fin de nos sociétés, il a sonné le glas de la république. Quant à celles initiées par la Manif Pour Tous, il faut s’en éloigner urgemment, elles participent à la manipulation des chrétiens et des hommes et femmes de bien, car ceux qui la dirigent soutiennent le pouvoir et tendent à préserver l’ordre établi. Leur but étant d’amener le peuple à regarder là ou les pouvoirs le veulent et surtout pas ailleurs. [5] - Marie confirma ses propos au sujet de la renaissance par les apparitions de Quito. [6] - Résumé de tête [7] - Bien certainement, il est intellectuellement séduisant d’admirer la technique et le sens artistique d’un Michel-Ange, Raphaël, Botticelli etc. Mais il est claire que l’apport chrétien aura été refoulé après des artistes comme : Cimabue, Duccio, Giotto ; il faudra attendre le Concile de Trente et le baroque pour que la foi chrétienne trouve à s’exprimer dans toute sa liberté après la période intermédiaire entre la renaissance : Le maniérisme. [8] - La structure bancaire avait été initiée par les Templiers, qui furent lavés des accusations portées contre eux par le roi Philippe le Bel, elle fut reprise par les banquiers juifs d’Europe Centrale lors de la guerre de succession en Angleterre entre l’impératrice Mathilde et son cousin Etienne ce qui permit aux puissances néfastes de jeter les bases de ce qui est aujourd’hui le mondialisme, Cfr. Hillard et autres. [9] Cfr. C. Emmerich, Hillard, les Magiciens du nouveau siècle etc. Les Khazars, établis en Europe Centrale étaient païens, ils rendaient un culte à l’idole Mammon, menacés pour leurs pratiques abominables, ils eurent à choisir entre les trois religions monothéistes s’ils voulaient survivre, ils choisirent la religion Juive, mais ne quittèrent pas pour autant leurs pratiques. [10] - On dit que la révolution de 1789 a inspiré les révolutionnaires de l’air industrielle quant à la cruauté oui, mais toute proportion gardée, il est évident que les guerres de religion suscitées par les schismes de la Réforme-protestante furent d’une rare cruauté également. [11] - qui est une autre forme d’esthétisme spirituel et religieux, singulièrement criminogène. [12] -Les institutions de la Réforme-protestante ne sont pas des églises, mais des communautés chrétiennes. [13] -C’est l’application universelle de la Magna Carta. Cfr. Ma lettre à mon frère dans la foi : Du veau d’or à la bourse de Judas Iscariote. [14] - La seule réponse possible est de ne plus rien donner au denier du culte. Cfr. Ma dernière lettre : Du veau d’or à la bourse de Judas Iscariote. [15] - Il s’agira d’une resucée des institutions du chamanisme, issu de la Mésopotamie babylonienne. [16] - Quand bien-même s’il s’agit d’actes humains volontaires, décidés par l’état des profondeurs, cela reste en lien avec notre péché individuel, car il n’existe pas de péché collectif, qui ouvre des voies aux puissances du Malin jusqu’à infester, posséder tous les pouvoirs établis et institutions [17] - Nous soulignons que les statistiques et inventaires quant à l’état sanitaire est truqués, faussés, manipulés. [18]- D’où le « dégagisme » politique.


________________________________________________________ [i] - Dans le livre de l’Apocalypse, il est signalé le chiffre 666 ; la Vierge Marie, lors d’une apparition privée, donnera un sens historique à ce nombre : Le premier 6 est le surgissement de l’Islam, le second est le schisme de la réforme-protestante, et la Renaissance, car ce schisme repose également sur la liberté bancaire et d’entreprendre, c’est la naissance du capitalisme libéral et étatique et quant au troisième 6, il s’agit de la science avec la bombe H et les sciences génétiques qui aboutissent à la Loi de Bioéthique autorisant le clonage reproductif humain et les chimères.

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