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2e ENTRETIEN DE PERPIGNAN - MATIÈRE & TEMPS : DEUX CRÉÉS

Dernière mise à jour : 15 janv.

" Un débat sur le dialogue entre l'homme, le temps et la matière se fait pressent et n'aurait jamais dû être arrêté. Il est la base sur laquelle s'élève et se structure la Doctrine Sociale de l’Église selon la Loi Naturelle. Il l'est support de la pensée de l'homme et l'organisation de sa société."






MATIERE & TEMPS





Un débat sur le dialogue entre l'homme, le temps et la matière n'aurait jamais dû s'interrompre. Il y a urgence à le reprendre. Il est la base sur laquelle s'élève et se structure la Doctrine Sociale de l’Église selon la Loi Naturelle. Il est le premier support de la pensée de l'homme, et à partir duquel sa société s'organise. Ce dialogue commence dès la création d'Adam. Ne sont-ils pas tous les trois intimement liés ? Il est le fondement naturel de tout esprit de résistance dont l'action dans le présent se projette dans l'avenir le regard fixé sur le Bien Commun. En effet, reprendre la réflexion sur le temps et la matière nous oriente sur le Bien Commun. Il nous amène, au constat de l'échec des idéologies, à rechercher un mode de réflexion qui repose sur une autre grille et qui fait appel à un mode de réflexion collectif et non plus individuel. Il nous incite à renouveler notre mode de penser, et nous tourner à l'intelligence collective. Nous assistons au rejet justifié de toutes les formes de pouvoir personnel et élitiste ce qui nous oblige à l'humilité. Nul, ne peut avoir raison tout seul quand il s'agit de l'intérêt général. Les figures de proue ne sont plus celles qui tirent vers le haut, mais bien plutôt celles qui poussent vers le sommet. Il s'agit moins d'autorité et de pouvoir que de service et du don de soi. Nous devons aider le peuple à se réapproprier les concepts de liberté, de justice et de solidarité. C'est en revenant sur le dialogue avec le temps et la matière que nous pourrons nous réapproprier les fondamentaux à partir desquels il s'ouvrira un monde nouveau. Les peuples éclairés par une Nouvelle Pentecôte reprendront en mains leur destin.


Le temps et la matière se donnent à la manifestation de la vie. Il y a un lien de nécessité et de causes efficientes entre eux et l'homme. C'est en s'appuyant sur eux qu'il affirme sa souveraineté sur la création. Ils sont ses alliés. Ils se conjuguent pour l'homme en vue de l'Incarnation du Verbe. Ils sont insuffisants à eux seuls pour restaurer l'humanité, pour y parvenir, il faut le retour aux vertus et non aux valeurs[1]. Il y a urgence à nous réapproprier les vertus morales et surnaturelles sans lesquelles, il n'est pas possible de renouer avec l'intelligence de la création qui passe par la vérité du réel et l'amour.


La relation tripartite, homme-temps-matière, participe à l'honoration du divin.


Il appartient à chaque individu de reprendre les rênes de sa liberté, de sa libre-parole, mais ni sans la vérité du réel ni sans celle de la Révélation. Une démarche légitime. Nos liens avec la vérité du réel font partie des voies par lesquelles Dieu vient à nous. Nous avons besoin qu'Il revienne dans nos cœurs. Il n'y a pas d'autre chemin.


Et, pour le citoyen français, dans l'intérêt de tous les peuples, il importe qu'il se reconfigure au baptême de Clovis qui est le sceau de la mission de la France. Sa mission lui demeure : rétablir la Loi Morale et le Droit Naturel. Veiller à ce que chaque peuple ait tous les moyens pour son salut. La France assumera bientôt sa mission divine tel que le pacte de Reims l'a établie et que sainte Jeanne d'Arc a confirmé lors de sa rencontre avec le roi à Saint Benoît sur Loire.


Le labeur de l'homme contribue à l'Incarnation du Verbe en l'humanité et, aujourd'hui, il annonce la proximité de son retour.


Le travail, s'il fait l'objet d'une défiance, c'est à la suite de plusieurs facteurs : mangeur du temps de vivre, le pouvoir de l'argent facile et pour beaucoup, de n'avoir que de quoi survivre, l'impossibilité à se projeter dans un avenir professionnel, la perte de l'intelligence de la vie, l'effondrement moral et surnaturel. Le sentiment d'injustice sociale liée à l'accroissement de la pauvreté inversement proportionnel à celui des grandes fortunes participe à l'ignorance de l'importance du dialogue entre l'homme, le temps et la matière.


________________________________

[1] Ce n'est qu'avec la Révolution que les vertus ont été substituées par le faux concept de valeur, au point qu'il s'entend que la chrétienté reposerait sur des valeurs. Non, la chrétienté repose les vertus. Les valeurs sont pour les W. C.

 



LE TEMPS, LA MATIÈRE : DEUX CRÉÉS...



Nos amis se retrouvent sur le square serré par la rue de l'Horloge, la cathédrale Saint Jean-le-Baptiste, le Campo Santo avec une ouverture donnant sur la place de la cathédrale.

Le quartier gothique, dessiné par de hauts murs, est le théâtre des ombres nocturnes, épaissies par une pénombre voilant les mystères de l'histoire. Les lampadaires, intrus phalliques, violent cette grenade magique. Tout appelle à la quiétude et à la plus extrême des violences. Le passé crie silencieusement son espoir. L'olivier solennel, serti de béton et de galets, témoin écolo, converse avec les héros invisibles des siècles. L'hôtel particulier abandonné, tel un îlot menaçant, ordonne un ballet ténébreux, sentinelle fermant les enfers.

Le restaurant chez Martine fait sa cuisine propose un menu généreux qui défie tous les doutes et les pensées sinistres, comme si la Belle et le Clochard se donnaient chaque soir rendez-vous pour le baiser spaghetti. 

 

 

JOSEPH 

Observons mes amis ! Ce restaurant est rue de l'Horloge. Il est face au Campo Santo, à la cathédrale Saint Jean-le-Baptiste. Nous sommes à la jonction de la temporalité et de l'éternité. Le présent tutoie le passé mais pour quel futur : telle est la question !


ALBERT

Le thème de ce débat est le temps et la matière. Dans l'un de vos cours, Joseph, vous l'avez abordé sans vous étendre. Reprenons-le, là où vous l'avez interrompu.


JOSEPH 

Débattre du temps et de la matière nous renvoie vers l'acte humain, ce que nous ne traiterons pas dans l'immédiat. Il y a un lien l'homme et eux deux qui s'ordonnent au Bien Commun. Nous touchons-là à l'un des piliers de la Doctrine Sociale.


AUGUSTIN 

Nous avons traité de la vérité et de la sagesse. Il est logique de poursuivre sur le temps et la matière.

Goûtons à leur sangria, elle serait excellente, nous a-t-on dit.


JÉRÔME 

Albert, réalises-tu l'importance de ce débat ? Au-delà des problématiques scientifiques et métaphysiques, il induit la remise en cause des politiques économiques, sociales. J'insiste sur l'importance de nous arrêter sur l'étymologie de : temps, matière, durée, espace.


ALBERT

Cette sangria est vraiment bonne. Je vous en offre une tournée. Elle accompagne bien la crème d'anchois, la tapenade d'olives noires, la

chiffonnade de Serrano et cet excellent Manchego en lamelles.

 

JÉRÔME 

Ne pourrais-tu pas être sérieux ? Et laisser ton estomac tranquille !


ALBERT

Être sérieux ! Quelle horreur ! À me prendre au sérieux, je pourrai me prendre pour l'évêque de Rome aux dépends du Pape.

 

JÉRÔME

La racine du mot temps est latine tempes, temperis. Elle indique le changement de saison, printemps, automne, et météorologiques : pluie, soleil etc. Elle dériverait de *tem qui signifie couper qui donne le mot temple. Le temple est le lieu sacré du temps immobile. L'orante rejoint le Présent de Dieu. Il renvoie à l'Incarnation du Verbe et au mystère du don de la vie. Il n'est pas un espace, mais une Présence au Présent.

Le plus juste est d'indiquer la période entre deux levers de soleil par les heures, journée, année, siècle, durée. Le temps est fixe. Il ne passe pas. Il ne se mesure pas. Il est pour certains une propriété, pour d'autres une angoisse, une épreuve. Il devient fléau dans les milieux économiques et financiers ou bienfaiteur. Gardons-nous de croire que nous l'apprivoisons.


La racine du mot durée est ind.-eur. dū- qui se retrouve dans l'adverbe dūdum donnant la racine latine dūrare qui, dans le bas latin a formé durable, durée et durant. Le qualificatif dur est lié au concept de durée dans le temps. La dureté d'un matériau certifie sa longévité : l'acier est plus dur que le fer. Réfléchir sur le thème du temps est donc différent de la durée qui lui est pourtant associée.


La racine du mot matière est ind. eur. matr- « mère » ; en grec mêtêr et mêtra qui en latin donne mater, matris. La mère est par qui la vie se transmet. La matière est ordonnée à recevoir et à entretenir la vie. Elle n'est jamais en acte. En bas latin, mater a donné materia, matière. Il ne fait pas confondre la terre et la matière, ce qui nous aurait évité la transgression de l Pachamama sur l'autel de Pierre au Vatican. Une effraction sacrale à laquelle, un jésuite pouvait approuver.


La racine du mot espace vient du bas latin au XIème siècle spatium. Il indique la séparation entre les mots, terme technique propre à l'imprimerie. Son usage se généralise à partir du XIVème siècle puis au XIXème où il entre dans le langage scientifique spatial, aérospatial et en philosophie, surtout dans les dialectiques matérialistes. L'espace trouve son emploi idéologique avec le capitalisme qu'il soit libéral ou d'état. Il se retrouve dans le schéma des luttes de classes ainsi que dans l’obsession de l'appropriation et de la consommation. Il est le soubassement de notre économie pirate. 

 

AUGUSTIN

Nous partons pour une digestion très lente. Les banquets hellénistiques se prolongeraient-ils jusqu'à nous ? Relevons autant que le met le défi, et gardons-nous de boire du vin coupé d'eau de mer.

Le temps est-il la cause seconde de la matière ?

 

THOMAS

Ta question plombe notre digestion, Augustin !

La nécessité lie le temps et la matière. N'est-ce pas ce que confirme l'Agneau, dans le livre de l’Apocalypse : « ... Je suis l'Alpha et l'Oméga... ». Il peut le dire, puisque par son Incarnation, Il fait l'expérience de la matière et du temps. Il la transporte au sein de la Très Sainte Trinité en tant qu'Homme Glorifié. Le temps et la matière ne se comprennent que l'un avec l'autre. Ce qui nous fait considérer à tort que le temps est la cause seconde de la matière.

Une cause seconde a besoin de plusieurs facteurs ex : la rivière est une cause seconde de la terre avec ses mouvements tectoniques, et de la pluie qui remplit son lit et le creuse par érosion. Allumer un feu demande un combustible et des éléments pour produire la mise à feu. Il est une cause seconde de plusieurs causes premières qui sont elles-mêmes des causes secondes instrumentales.

Il est un fait certain, Tout ce qui est en dehors du Présent de Dieu est cause seconde, puisque, Dieu est la Cause Première de tout ce qui est et existe.

Le sable est la cause seconde de la roche que produit son effritement. Il est également la cause instrumentale du verre.

Si le temps était une cause seconde dépendante de la matière, quand celle-ci est transformée ou subit une mutation, le temps devrait se modifier, mais il n'en est rien. Il n'est donc pas une cause seconde de la matière, mais un créé ex nihilo au même titre que la matière. Ils proviennent tous les deux de la Cause Première. Ils sont des créés ex nihilo dans un même et unique instant T. mais en deux actes distincts. Ce sont des finis, appelés à un changement d'état et non de nature. Tels que nous les connaissons aujourd'hui, ils auront une fin identique et dans le même instant T. La création de la matière et celle du temps répond bien à la question de l'origine du créé. Dieu en est le Créateur.

Ils sont ordonnés à l'homme qui, lui, est ordonné au Christ Jésus, le Verbe qui reçoit de l'homme la création qu'Il remettra à son Père des Cieux en une ultime action de grâce.


AUGUSTIN

La matière est un volume qui se mesure. Ces dimensions nous les parcourons qu'elles soient mesurées en micron ou en année lumière. Elles sont des durées, des segments entre deux ou plusieurs points posés sur le temps.

Le Verbe, le Fils de Dieu, s'est incarné dans l'humanité de Jésus-Christ le nazaréen, également dans le temps donc dans deux créés. Jésus-Christ, ressuscité d'entre les morts, retourne auprès de son Père dans la Très Sainte Trinité avec l'expérience du temps et de la matière. Il emporte dans sa Gloire une particule de la matière glorifiée. C'est pourquoi, il peut affirmer être « l'Alpha et l'Oméga ». Il tient le début et la fin du temps. Celui qui tient les deux bouts de quelque chose tient un créé. Si le Verbe fait chair, retourné dans la Très Sainte Trinité, dit qu'Il est « l'Alpha et l'Oméga, le début et la fin » de la création, c'est que le temps, en lui-même est immobile, et qu'il est un créé. En effet, comment serait-il possible de tenir quelque chose qui n'a pas de substance et qui serait en mouvement ?

La Parole du Verbe, l'Agneau, est réaliste, s'Il dit qu'Il est le début et la fin, c'est qu'Il a la maîtrise de ce qu'Il a créé puisqu'il porte le début de la création et sa fin. Un non-créé n'a ni début ni fin. Il n'est pas quelque chose, mais la conséquence transitoire d'un ou plusieurs créés. Un non-créé n'a pas de nature ni d'état. En soit, il n'existe pas. Il n'a pas de substance. Si le temps n'était pas fixe, il ne serait pas possible de mesurer la durée, car comment se repérer au second point s'il est en mouvement permanent ? Les luminaires ne seraient pas des repaires pour le segment parcouru sur le temps.


ALBERT

La création est en dehors du Présent immobile de Dieu. Il la pense constamment. La création – matière et temps – telle que nous la connaissons ne peut être introduite dans le Présent de Dieu. La Très Sainte Trinité n'a pas l'expérience du temps ni de la matière. Observons que l'Agneau qui est Jésus-Christ ne dit qu'Il est « l'Alpha et l'Oméga » qu'une fois retourné auprès de son Père. Il ne peut le dire durant son séjour sur terre. C'est là, un des points du mystère de la Présence réelle dans le sacrement de l'Eucharistie : le Présent immobile descend dans notre temps. Il y descend, parce-qu'Il est le sanctuaire de la Très Sainte Trinité qui, par le Verbe, s'incarne dans l'Homme nommé Jésus le nazaréen, Fils charnel de la Vierge Marie. L'Eucharistie est la Présence voilée, mais non moins réelle, de Dieu Trine. Il descend dans ce sacrement ineffable avec son Présent immobile.

Le dialogue entre l'homme le temps et la matière s’intègre dans l'économie du Salut, puisqu'il constitue l'un des fondements de sa société, son anthropologie. Son principe est en Dieu Trine. Il est en acte dans le sacrement eucharistique donc dans le mystère de l'Incarnation. Sachant que la Société Divine se réfléchit dans la société humaine, que ce dialogue est la pierre angulaire de la doctrine sociale de l’Église, il est à considérer que cette doctrine, qui s'alimente tant de la Loi et du Droit Naturel, est surélevée par la Loi de Dieu. Il est tout à fait approprié de s'en instruire afin d'éviter toute infestation idéologique dans une démarche de témoignage de la vérité et de résistance.

 

JOSEPH

Est-il possible à l'homme de mesurer le temps ?

 

THOMAS 

Le père de mon beau-père lui disait souvent : « Ne te penche pas de devant. » C'était un rugbyman. Que suis-je venu faire dans cette galère ! Prenons le temps de poser cette fricassée de poissons au lait de coco, accompagnée de ce blanc sec des Corbières catalanes. Un coin de paradis sur nos papilles.

 

ALBERT

Je pensais qu'il n'y avait qu'Augustin et moi qui étions des gourmets. Tu es un faux monnayeur du goût ! Mais je te pardonne. Un âne ne peut devenir un cheval !

L'homme a mission de dominer la terre donc de découvrir la création pour la comprendre ce qui relève du bon sens. La question se pose : comment soumettre et embellir la création s'il n'est pas possible de la comprendre dans son intégralité ? Ce qui inclut de pouvoir mesurer le temps. Pourquoi, la mesure du temps échapperait-elle à notre intelligence ? Le temps se mesure. Votre question, Joseph, est incongrue. Tout le monde mesure le temps !

 

JÉRÔME 

Albert, tu n'aurais pas dû comparer Thomas à un âne. Tu braies. Tu peux réparer en mangeant du foin !

Tu n'as pas bien saisi la question. Il s'agit de savoir, s'il est possible de mesurer le temps de son début à sa fin. Une journée a 24 heures. Ces heures mesurent la durée de la journée écoulée entre deux levers du soleil. Cette mesure n'est qu'un segment posé sur le temps, une durée. Le temps est une ligne droite, ce n'est pas la mesure de la durée qui me permet d'affirmer que je le mesure. Il n'est pas une toile à métrer. Il faut connaître l'instant T. de sa création qui est le même que celui de la matière. Connaissance inconnue. Elle n'appartient qu'à Dieu ainsi que la date de leur fin. Qui, sur la terre des hommes, peut y prétendre ? Jésus, dans son humanité, ne le pouvait pas.

 

THOMAS

Albert, je te boude le temps de finir mon verre de blanc.

Le Mur de Planck, confirmé par l'abbé Lemaître, serait la limite connaissable du temps donc de la matière. L'apparition de ce mur engendre nombre de théories, et son existence est régulièrement remise en cause. Nietzsche écrivait : « Je ne pourrais croire qu'à un dieu qui saurait danser. Il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d'une étoile qui danse. » Il effleurait-là, la mécanique quantique.

Le livre de la Genèse, qu'il faut comprendre au sens littéral, décrit un moment du créé non-ordonné, le Tohu-bohu. Ce Tohu-bohu a précédé le Mur de Planck. Il était de matière inconnue non-ordonnée, mais il était de la matière. Il est à considérer que ce mur de Planck soit le résultat de l'intervention de la Lumière divine. Elle informe la matière inconnue et désordonnée afin qu'elle se dispose à recevoir la vie et à l'entretenir[1]. Sachant que la matière n'existe pas sans le temps. Le Tohu-bohu qui est de la matière a été créé dans le même instant T. que le temps. Il s'en conclut que le temps est antérieur au Mur de Planck.

Il serait toutefois très sage de retenir ceci : « Les lois de la nature, loin de former un code immuable de la causalité, ont une histoire que nous pouvons retrouver au moins dans ses grandes lignes et cette histoire comporte son lot d'imprévisible, de chaos, ses degrés de liberté.[2] » Et Dieu lui répondrait par un sourire. Cette citation, indirectement, souligne l'importance de la mécanique quantique. Sa seconde partie « … et cette histoire comporte son lot d'imprévisible, de chaos, ses degrés de liberté. » fait référence au collapsus ou effondrement universel observé par les physiciens quantiques. Il s'agit du péché originel. Comprenons, que si l'homme est capable par son regard de changer la direction d'un proton en l'observant – expérience de la physique quantique – alors qu'aujourd'hui, il est un homme blessé par le péché originel ; il est assez facile de le projeter avant la faute et de comprendre qu'en l'état de pureté dans lequel il se trouvait, son regard contemplatif avait une puissance sur la création bien plus ordonné et plus puissant que le feu nucléaire qui, lui, est un désordre d'orgueil.

Il est peut-être possible, par de savants calculs, dont on ignore tout du talon de référence, d'établir la datation de ce Mur de Planck. J'en doute. Le bon sens commande que pour un tel calcul, il faudrait connaître la date de fin de la création, nul ne la connaît. Affirmer que l'on connaît la date du début de la création est un risque fatale imposé aux ânes. Ils meurent d'un fou-rire, une hécatombe. Le temps ne dépend pas de ce mur[3]. Et nous ne pouvons connaître ni la date de la fin des temps ni celle du monde. Il est impossible de mesurer le temps. Mais la seule possibilité que nous ayons d'en faire l'expérience est au moyen de la durée et de l'immobilité voire de l'ennui. Un segment sur le temps est un peu comme les bornes sur le sol que pose l'arpenteur. L'homme n'est pas Dieu et c'est heureux. Le temps ni ne fuit ni ne court ni ne se rattrape ni ne se consomme. Il laisse courir, les autres s'essoufflent !


JOSEPH 

La théorie de la relativité[i] en question !

Il y a peu, un ami me certifiait, selon l'une de ses relations qui travaille dans l'aérospatial, que la théorie de la relativité, soutenue par Albert Einstein, serait confirmée. Il aurait été observé entre un satellite fixe et un mobile, tous les deux sur la même orbite, une distorsion du temps quand le satellite mobile se déplace. Cette distorsion s'observe entre l'horloge du satellite fixe et celle de celui qui s'est déplacé, les deux pendules n'étant plus à la même heure. Il me cita également l'exemple du vieillissement du corps humain qui ralentit selon qu'il se déplace à la verticale de la terre et au plus haut dans le cosmos.

Ma réponse a bloqué sa digestion. Je lui ai fait observer que nous n'étions qu'au tout début des connaissances de l'Univers, du Cosmos. Il fallait donc être prudent au sujet des causes de cette distorsion et du ralentissement du vieillissement du corps humain. Elle n'induisait pas que la théorie de la relativité soit juste. D'autres facteurs inconnus peuvent en être les agents.

Que sait-on de l'influence des rayons qui parcourent le Cosmos en relation avec la vitesse de déplacement de l'engin ? Que sait-on de la nature des particules qui les composent ? Connaît-on bien les incidences sur les mécaniques et la biologie ? N'avons-nous pas constaté, qu'un long séjour dans le Cosmos fragilise le squelette du corps humain ? Que sait-on des effets de l'absence de pesanteur sur la matière et le vivant au-delà de l'aspect spectaculaire ? Que sait-on de l'influence des mouvements complexes des planètes, leur attraction et leur répulsion, sur les organismes vivants et la mécanique qui est conçue sur terre ? Et, nous ne pouvons ignorer les observations des physiciens quantiques quant aux rayons de lumière qui sont des transmetteurs permanents d'informations à tout le créé.

L'obscurité du cosmos n'induit pas que ce ne soit pas là une autre qualité de lumière que celle connue sur la terre ; et que sait-on de ses influences sur les produits de la terre ?

Voyant à quel point sa digestion pouvait être difficile, je le consolais en lui disant qu'il ne fallait pas transformer en certitude ce qui n'était que théorie. Il se resservit un bon cognac.

Il y a tant à connaître de notre Univers. Comparant le peu de ce que nous sommes certains de connaître à ce que nous ignorons, qu'il convient de veiller au gonflement des chevilles, et de ne jamais se prendre au sérieux, car ça accélère le vieillissement triste[ii] : « La voie qui peut être exprimée par la parole n'est pas la voie éternelle. Le nom qui peut être nommé n'est pas le nom éternel. L'être sans nom est l'origine du ciel et de la terre ; avec un nom il est la mère de toutes choses. » (Lao Tseu – tiré du Tao te King.) C'est l'une des définitions assez justes de Dieu que peut en dire un païen, et une approche intuitive et lumineuse de la mécanique quantique.

 

ALBERT 

Ne vous semble-t-il pas, que la plus favorable des expériences que l'homme puisse avoir avec le temps passe par l'immobilité et l'ennui. Le temps se laisse alors tutoyer. Il devient l'une des causes instrumentales de la purification intérieure. Ne rien faire, c'est faire beaucoup. La contemplation est l'action la plus élevée. Le volontarisme est un handicap, car il s'agit du (moi) et non du (je) ; (je) s'ouvre à la grâce, il intègre le JE du JE SUIS de Celui qui EST.


THOMAS

Notre conscience d'exister, de la sacralité de la vie, de l'éphémère et de l'éternité se déploient sur le temps. Mon prochain meurt, j'en suis témoin. Comment puis-je savoir qu'il est mort ? Par son immobilité totale. Mais moi je vis, je bouge. Cette asymétrie entre moi qui suis vivant et lui qui ne bouge plus, c'est la vie qui m'en donne la leçon. Je fais, en présence de ce mort, l'expérience absolue de mon existence, de la sacralité de la vie. Le temps ni ne passe ni ne court ni ne se perd. Il est un créé sur lequel est posée la matière qu'il habite tout autant. Il est immobile. Il n'est pas un consommable. La finalité du créé n'est-elle pas au-delà de ce qu'il est ?

 

JÉRÔME

Mes amis, Joseph nous mène sur un autre rivage. La question du temps et de la matière nous dirige sur un autre sujet. Souvenons-nous de quelle manière il s'y est pris pour amener le thème de la mort. Il nous a parlé du rosier de sa grand-mère paternelle. Attention danger de surchauffe neuronale !

 

JOSEPH 

Revenons sur la question de la mesure du temps. Pourquoi nous ne parvenons pas à le mesurer de son début à sa fin ?

 

 

Les certitudes incertaines...

 

ALBERT

Alerte à Malibu ! Joseph nous a piégé !

Pourquoi nous reposez-vous la question, nous y avons déjà répondu. Personne sur terre ne peut mesurer le temps. Nul homme ne peut connaître les profondeurs de la Pensée de Dieu le Père pas même le Fils.

 

JÉRÔME

Nous avons abordé le temps, la matière, la durée et l'espace, mais que faisons-nous de l'Univers ? Pourquoi ne s'effondre-t-il pas sur lui-même ?

Pourquoi ne disparaît-il pas dans un abîme sidéral ? Aucune des réponses de nos scientifiques n'est satisfaisante. Relevons le défi de tenter d'y voir clair avant de nous séparer.

 

THOMAS

Interrogerons-nous sur l'origine de la galaxie. Le récit du quatrième jour de la création concerne les luminaires. S'il faut en croire les découvertes récentes sur Mars, il semblerait qu'il y ait des traces d'eau voir d'anciens lits de rivières. De mémoire, d'autres planètes auraient les mêmes stigmates géologiques. N'est-il pas justifié de se demander si ces planètes, ces astres n'auraient pas pour origine la terre ? À moins que tout ce que l'on nous dit sur l'Univers, le Cosmos ne soit que de la science-fiction !


JÉRÔME

S'il y a eu vraiment de l'eau sur certaines planètes, le comment et le pourquoi peut avoir pour réponse raisonnable le récit du quatrième jour de la création. Se pose la question : notre planète terre serait-elle la cause instrumentale de notre galaxie ? Ce qui supposerait qu'elle ait été plus volumineuse que ce que nous en connaissons aujourd'hui, et que le soleil pourrait ne pas être sa cause instrumentale. Pourquoi, le rédacteur du livre de la Genèse précise que les luminaires ont été créées après qu'ait surgi l'ordre végétal ? Le soleil fait bien partie des luminaires !

Considérant que Moïse a été missionné pour répandre, diffuser la Vérité. Sa crainte de Dieu ne l'aura pas incité à mentir. La lecture que nos savants font de l'Univers serait-elle totalement à revoir ? Les physiciens quantiques ont identifié un événement cosmique de désordre. Il s'agirait d'un collapsus universel. Il peut se dire que cet événement soit la conséquence de la faute originelle. Nos astrophysiciens, nos physiciens en ont-ils tenus compte ?

Nous ne sommes qu'au balbutiement des recherches sur l'Univers. La physique et la mécanique quantique n'ont pas donné toute leur puissance. Peut-être faudrait-il faire le pari de l'humilité, de la prudence.

Je sais que poser une question de cette nature en stupéfie beaucoup et me fait passer pour un imbécile. Ces interrogations, toutefois, ne sont pas plus idiotes que la proposition qui prétend qu'un éléphant est une baleine qui a refusé de retourner à l'océan. Et les ânes se meurent d'un fou-rire !

 

AUGUSTIN

Tu ne cesseras pas de me surprendre Jérôme. Quelle audace ! Même si nous sommes incapables d'y répondre, ce questionnement a sa légitimité. Joseph, vous avez prévu quelques boîtes d'aspirine, et une fin de soirée gourmande. Je ne vois pas où vous nous amenez, mais vous nous avez ferrer. Il nous reste qu'à tomber dans l'épuisette. Nous finirons dans une de vos poêles à frire.

Commençons par cette crème catalane accompagnée de ce Banyuls doux et légèrement frais. Nourrissons nos neurones.

 

JOSEPH 

Je ne sais pas cuisiner ! Mais vous, vous savez nager ! Un penseur a besoin de jeter ses filets comme le pêcheur. Jetez-vous à l'eau.

 

THOMAS 

Se jeter à l'eau ! La berge, avec vous, n'est jamais visible, et lorsqu'elle se montre, elle s'éloigne aussi vite. Il est vrai que le sujet proposé par Albert demande une prolongation. J'ouvre le débat. Tout ce qui se mesure, se quantifie est un contenu, un fini. L'Univers, malgré les distances en années lumières, est mesurable, quantifiable. C'est un créé donc un fini et tout fini a un contenant. Il est justifié de se demander quel peut être ce contenant ? Un contenu a un contenant. Tout contenu est dans un contenant, un container. J'ai l'impression de sortir de la grotte Des Merveilles de Rocamadour, juste avant le déluge.

 

JÉRÔME 

Selon les lois physiques observées et démontrées, tout corps tombe à une vitesse variable selon son poids. Il s'agit là d'une observation établie à l'intérieur de l'Univers. Et que je sache, nous ne savons rien des lois qui lui sont extérieures.

 

AUGUSTIN 

Nous n'ignorons pas la dynamique des planètes. Mais, il n'en est pas moins vrai, que toutes ces observations sont établies à l'intérieur du cosmos. De notre Cosmos. Et à ce jour, nous ignorons ce qui se passe à l'extérieur de l'Univers. Gardons en mémoire qu'il est un créé et qu'à ce titre il est fini.


ALBERT

Quelque chose empêche notre Univers de s'effondrer, de s'abîmer dans un vide sidéral. Les croyants diront qu'il s'agit d'une disposition de la divine Providence, mais n'en diront pas plus. À cette interrogation, il s'en ajoute une tout aussi légitime : L'Univers est-il vraiment en expansion ? Son expansion est-elle infinie ? Et que recouvre de réalité le terme infini ?

 

THOMAS 

Nous en sommes qu'au premier café ! Le filet de Joseph est en extension. Vous avez comploté tous les deux ! Que suis-je venu faire dans cette galère ? Dieu s'est reposé le septième jour après avoir été satisfait de son œuvre qui était finie et bonne. Sinon, Il ne se serait pas reposé. Pourquoi faudrait-il que l'Univers soit en expansion infinie ? Quel est le talonnage mathématique sur lequel repose cette théorie ? Nous nous posons plus de questions que nous ne donnons de réponses.

Sachant que l'Univers est sphérique, qu'il est un créé, que tout créé est un contenu. Il se pose la question de l'observation de cette expansion infinie. Est-il certain que les observateurs ne sont pas pris au piège de quelque chose qui s'apparenterait à la théorie des fractales ? Ce qui est pris pour une extension, pourrait n'être qu'un reflet inversé de notre galaxie ou d'une partie de celle-ci qui se répéterait, puisque l'Univers est sphérique. Nous ignorons tout de la matière de ce contenant.

Les interrogations et les hypothèses reflètent nos incertitudes plus que nos rares certitudes. Toute matière, tout créé est un contenu donc il y a un contenant, un conteneur, un récipient. Il se pourrait que ce soit un seau tenu par des sots qui veulent sottement nous imposer leur sceau. Où est l'eau pour nous rafraîchir ? L'orgueil des milieux scientifiques n'est plus à démontré. Il n'y aurait rien de surprenant à ce que Dieu permette leur égarement en vue d'un vertigineux abaissement.

 

JOSEPH

Dans le livre Les Magiciens du Nouveau siècle il se lit ceci : « Tout ne serait pas résolu pour autant. Planck lui-même, dès les années 1900, émet l'hypothèse d'une limite à l'Univers connaissable. Il calcule une longueur en deçà de laquelle aucune information n'est possible. » Ce qui confirmerait l'impossibilité que l'Univers soit en expansion, puisqu'il y a un mur, ce qui induit une limite. La nature de cette limite est en soit peu importante, car elle abonde dans le sens d'un Univers clos, contenu. Certains physiciens quantiques ont émis l'hypothèse d'une ouverture de l'Univers... Si cela se confirmait, quelle en serait la raison ? Se pourrait-il qu'il y ait des courants-d'air dans l'Univers ? Ce qui expliquerait nos rhumatismes.

 

JÉRÔME

La théorie de l'expansion infinie n'a guère de sens. Le mot infini est un langage mathématique. Il désigne une ligne d'horizon qui ne peut être rejointe. Comment peut-il être dit d'un créé qu'il est infini alors que sa nature même est d'être finie ? Ce qui vaut également pour un pur esprit. Dieu ne peut être infini, puisqu'Il est une Personne immatérielle, mais une Personne. Et, en tant que tel Il est fini. Une personne est un fini, que sa puissance n'ait pas de limite n'enlève rien au fait qu'Il s'agisse d'une Personne et donc d'un infini. Coller à Dieu le qualificatif d'infini, revient à dire qu'Il existe sans exister ! Serions-nous au royaume d'Ubu ?

Le penseur, le mendiant de la Sagesse ne rejette pas le bon sens. L'idée d'un Univers sans fin contredit l'unité profonde de la matière et de la création. Dans Les Magiciens du Nouveau Siècle on trouve ceci : « L'idée d'une unité profonde, d'un substrat unique derrière la variété des phénomènes n'est pas nouvelle. On la retrouve en Inde, dans les Upanishads ; on la retrouve en Chine, nous l'avons vu, avec le poème de Tao Te King ; on la trouve chez les premiers philosophes grecs, en particulier chez Parménide. On la trouve chez les kabbalistes juifs, chez les pères de l’Église avec les Cappadociens, dont Grégoire de Nazianze dont a rédigé cette prière célèbre[iii]. […] Ce qui change avec l'approche de la physique quantique, c'est la façon d'envisager le jeu de bascule entre ce substrat et la diversité du monde, la rigueur de la structure et le libre jeu d'un « dieu qui danse » au cœur des électrons, sans que l'un ou l'autre visage du réel soit dévalorisé. » La mécanique quantique donne raison à Aristote et à saint Thomas d'Aquin, c'est le réel qui nous conduit aux vérités les plus profondes et non l'idée que nous nous faisons des choses.

 

ALBERT 

Peut-il être considéré que le Mur de Planck soit la limite de l'Univers ? Peut-il être dit à son sujet qu'il est infranchissable ? Ce pourrait-il que cette limite soit justement le contenant du contenu qu'est toute la création ? Si c'est bien le Mur de Planck qui contient notre contenu, qui contient le contenant de notre contenu ? J'ai beaucoup de mal à admettre la théorie de l'expansion de l'Univers, puisque, l'homme est la cause finale naturelle de tout le créé. Nul ne peut être la cause finale de quelque chose qui serait en perpétuelle croissance, d'autant que le corps physique de l'homme résume l'ensemble du créé[4] dans lequel le Verbe s'incarne. Le microcosme réfléchit le macrocosme. Jésus-Christ est la Cause Finale surnaturelle de toute la création. S'il en est la Cause Finale, c'est donc bien que tout le créé est un fini et non un infini. Ouf ! Les ânes éprouvent un soulagement !

 

AUGUSTIN

J'observe, mes amis, que nous sommes devant un problème insoluble. Nous n'avons aucun moyen physique non-transgressif de savoir par quelle loi extérieure notre Univers tient. Et pourtant, selon les lois physiques expérimentées à l'intérieur de notre galaxie, tout corps tombe. La création devrait disparaître dans un abîme. Une fois de plus, Joseph nous aura amenés là où il le voulait. Nous sommes en présence d'un inconnaissable du créé et du révélé. Est-ce que l'homme doit s'interroger sur ce point précis ? Cette interrogation relève-t-elle pas d'avantage de notre blessure originelle ?

 

JOSEPH 

Augustin vient de le soulever : y a-t-il une limite à la recherche de la connaissance ? La réponse semble oui ! La recherche de la vérité, depuis la faute originelle, est une démarche volontariste, dans la logique de l’accaparement, de l'engrangement. Le mendiant de la Sagesse sait qu'il y a des limites infranchissables dans l'ordre du connaissable et du révélé; tous les deux ont leur inconnaissable. Certains auront essayé de s'en affranchir par la transgression. Ils auront la juste récompense. Admettre l'inconnaissable du connu et du révélé est un principe chrétien issu de la scolastique thomiste sans doute inspiré par la réponse de Jésus, en jeune adolescent, à Augustin, qui voulait régler la question de la Très Sainte Trinité. C'est la garantie de résister à une forme grave d'orgueil intellectuel. La tentation peut prendre l'aspect d'un bien-fait à court terme pour le prochain alors, qu'il s'agit d'un redoutable piège dans lequel, celui qui y succombe aura bien du mal à remonter. Faut-il réapprendre à se dire non ? Ne soyons pas comme ce gamin buté qui prétend remplir son seau de plage d'eau avec une épuisette. N'acceptant pas qu'il lui en soit fait la remarque, il devient agressif. Il se crée ce rite, et pose les frontières de son monde. Son cercle de sécurité. Il élève en lui-même une aliénation. Ce qui en fait, potentiellement, un tueur en série. N'est-ce pas là, la description de l'idéologue et de toute culture qui ignore la vérité et la charité ?

 

Espace – Temps – Matière

L'Homme dans tout ça !

 

Réfléchir sur les liens de l'homme avec le temps et la matière nous oblige à revenir au bon sens. Nous pouvons sur des bases plus saines, parce-que nous nous appuyons sur le réel du créé, reconsidérer la place et les mécanismes naturels de l'économie. Nous avons une base solide pour se réapproprier les problématiques de la redistribution des richesses, de la justice, de la solidarité. Il y a une nécessité incontournable à tout cela : reconsidérer notre relation au créé et à la vérité du réel.

 Le but de cette cogitation a pour objectif de réintroduire au cœur de la cité la recherche du Bien commun. Cette trinité naturelle – homme, temps et matière – forme le socle sur lequel la société s'organise et s'élève. Elle s'ordonne, depuis la chute originelle, par les nécessités multiples liées au besoin de survivre, et cet ordonnancement passe par l'acte humain dont le travail. Le travail est une cause de souffrances inhérentes à la chute originelle. Il exprime sa mission royale qui l'investit, puisqu'il s'agit de rendre grâce à son Créateur en dominant la création et en se répandant sur toute la surface de la terre. Le lecteur découvrira ci-dessous l'instrumentalisation d'un faux débat entre l'espace et le temps qui a fait l'objet d'une tentative incompréhensible de relance dans l’Église. Il s'agit d'une diversion faite aux dépends de l'interrelation citée plus haut. Faire admettre que le temps et l'espace formeraient le socle de notre société, ce qui est faux. Relancer un débat sur ce thème relève du mensonge d'autant que cette tentative n'a pas été suivie par un schéma de réflexions, mais d'une simple succession de critiques stériles sur les injustices et la pauvreté. Ce qui est stupéfiant tant dans le domaine intellectuel que doctrinal. La relation entre l'espace et le temps nous a été imposée comme une évidence si bien qu'elle a une place centrale dans nos sociétés. Elle permet de justifier les inégalités et le mépris du petit peuple. Les mondialistes s'en sont saisis. Nous en découvrirons leur finalité. La décadence de notre civilisation et l'effarante concentration des richesses détenues par un tout petit nombre sont des éléments qu'il faut prendre en compte. Une situation qui provoque la Justice divine, la contraignant à accomplir la purification qui est le sens du livre de l'Apocalypse de saint Jean et du programme inscrit dans les cantiques de Zacharie et le Magnificat.

 

ALBERT

Il ne peut y avoir de dialogue entre un créé et un non-créé sauf pour des néo-platoniciens pour qui l'idée de la chose domine sur la vérité de ladite chose. Dans cette configuration nous sommes en présence d'idéologues pour qui la vérité n'importe que si elle les sert. Ils la considèrent comme relative. Le non-créé est une conséquence. Il n'est pas quelque chose. Il n'a pas de substance. Un dialogue ne s'établit qu'entre deux créés, deux objets réels, puisqu'ils sont liés par la nécessité (voir supra).

L'espace est-il un créé ? La réponse nous ait donnée par l'étymologie. Un créé est quelque chose que je touche. Il tombe sous l'autorité de mes cinq sens. Qui a touché un non-créé ? L'espace n'est pas un créé. Il n'est pas une réalité matérielle comme le bois, le soleil, l'eau, la terre. L'infini n'est pas un créé, mais un langage mathématique. Le terme espace est un langage pratique, technique. Il se rapporte aux métiers de l'imprimerie, désignant la séparation entre deux mots. Il deviendra un langage mathématique, un terme en physique comme l'est le mot infini. Ni l'un ni l'autre n'ont de consistance, de substance. Et, ce n'est pas, parce-que ces mots sont tombés dans le langage commun qu'ils deviennent des créés, des réalités substantielles. Le sens du mot "espace" désigne en physique et géométrie la séparation entre plusieurs objets induisant la distance et le temps en leur qualité, distance et temps se mesure. Seul le réel se mesure. Nul ne circule dans l'espace, mais seulement dans le Cosmos ou l'Univers. Je prends de la distance avec... Je circule entre deux... Est-ce que quelque chose qui n'est pas un créé se mesure ? Non. Ce qui se mesure, est la distance entre deux ou plusieurs objets. La matière et le temps est la cause instrumentale et conjointe de la distance. Elle se mesure en calcul métrique et chronométrique. L'espace en lui-même ne peut être mesuré, il n'est pas substantiel.

 

AUGUSTIN

Albert, je comprends ton insistance sur le faux concept espace-temps, car il est l'une des armes clefs qui ont permis de fonder et d'étendre l'économie pirate jusqu'à nos jours. Elle triomphe aujourd'hui, c'est pourquoi elle s'effondre dans le même mouvement de son triomphe.

Mettre en relief le dialogue temps et matière revient à affronter toutes les formes de pouvoir que nécessite cette économie transgressive, et qui sert le projet mondialiste. C'est également s'opposer aux institutions qui depuis le XIXème siècle participent de ce même projet (d'où la déclaration du président Wilson lors du traité de Versailles). C'est l'état profond. L'économique pirate génère deux concepts idéologiques par nécessité : le libéralisme et l'étatisme, les deux faces du capitalisme. Le capitalisme repose sur le concept de l'enrichissement par la razzia d'où l'esclavagisme organisé par l'État, d'où l'achat d'entreprise et sa revente par segment, d'où l'hyper-imposition et le surendettement de l'État qui, pour y parvenir, insiste les États souverains à emprunter sur les marchés libres et de ne plus emprunter à l'intérieur de la nation. C'est la perte de l'indépendance au profit des banques qui elles-mêmes sont au service de l'état profond.

L'un des principaux obstacles objectifs de l'état profond est la propriété privée, personnelle. La propriété personnelle, individuelle est pour eux un cauchemar. Le fait d'être propriétaire, qu'elle que soit la nature de l'objet, est un point d'appui dans la défense de la liberté. La propriété et la pauvreté sont la terreur des mondialistes d'où le développement de la misère morale. Elle est conçue, voulue pour saper la puissance invincible de la pauvreté, mais dans leur démarche, ils n'ont pas prévu l'effondrement des classes moyennes, quand bien même si certains d'entre eux l'avaient projeté. C'est une erreur, puisqu'elles rejoignent les plus pauvres tout en leur apportant leur éducation, leur culture, tandis que les pauvres apportent l'espoir, la liberté de la conscience débarrassée de ce qui n'est pas utile. Les classes moyennes devraient remplacer la classe de chevaliers et prendre la tête des résistances sans pour autant dominer les plus humbles.

 

JOSEPH

La pauvreté et la propriété individuelle, du point de vue de l'économie du salut, sont unies. Elles contribuent au Bien Commun. Il y a en effet un lien de causalité morale et surnaturelle entre celui qui possède et l'objet possédé pour autant que cette propriété s'ordonne au Bien commun et individuel. Un lien qui existe dans la pauvreté pour autant que le pauvre se garde de toute misère morale, ce qui n'est pas du tout incompatible, puisque la décadence morale n'épargne aucun milieu social actuellement. Elle est devenue hors contrôle. La propriété, en lien avec le Bien Commun, devient une arme et une raison de résistance contre toute tentative de réduire nos libertés. Elle contribue à la solidité des liens qui organisent la société. Elle tutoie la matière et le temps ainsi que le pauvre. Elle a le devoir de les protéger de façon à ce que rien ne fasse obstacle au salut du plus faible et du possédant. Le concept de patrie est lié à celui de la propriété privée et collective. Les nations et les États sont fondés sur ce schéma ; c'est aussi la raison pour laquelle, l'état profond tend à affaiblir les États sous le prétexte trompeur d'un universalisme uniforme, unisexe, le tout au profit d'un gouvernement mondial. La configuration la plus dangereuse et perverse qui puisse être.

 

 

AUGUSTIN

Dans la relation de l'homme avec la matière et le temps intervient plus spécifiquement la terre, la terre nourricière, celle qui contribue à l'entretien de la vie. Le lien de l'homme à la terre participe de son identité qui s'élargit à la patrie par le même et légitime prisme. La terre bénéficie à la personne comme à la collectivité. Elle soutient et légitime les équilibres fragiles, ce qu'entend détruire l'état profond. L'agriculteur, le fermier, est le premier élément vivant qui participe au maintien de la patrie, de la nation. Il est fondateur du droit, le donnant à la propriété privées sa vocation collective. Elle résiste à la pyramide inversée, celle qui plante sa pointe vers le bas qui éloigne toujours plus loin le peuple. Il élargit un désert qui est de plus en plus difficile de franchir. La base devenant le sommet qui abrite l'élite hors contrôle qui veut gouverner le monde.

 

JÉRÔME

Renverser la pyramide de l'autorité dans l’Église, selon le concept faux de la démocratie, aboutit à restreindre les libertés comme il se constate aujourd'hui. Il s'agit d'une mécanique huilée par le relativisme moral et doctrinal et surtout liturgique (ce qu'illustre le document : Fiducia supplicans, hérétique dans toute sa substance, conforme au wokisme donc au mondialisme). Il développe une compassion inversée, pervertie, accolé à la braderie des bons sentiments, que confirme le virage mondialiste de la Compagnie de Jésus. Une rupture dans l'ordre de l'économie du salut.

L'Agneau du Sacrifice est offert aux mondialistes pour une intention inversée à l'ordre du bien surnaturel. Il s'agit là de la négation de la hiérarchie céleste dont l’Église est l'image. Image de la société divine et angélique. Il n'appartient à aucun pouvoir terrestre de renverser une hiérarchie instituée par le Verbe de Dieu incarné en l'humanité de Jésus le nazaréen. Le synode est la dilution de la responsabilité et la porte ouverte à toutes les formes totalitaires dans l’Église. C'est l'inversion de la mission maternelle et paternelle de l’Église. Tout un pan de la hiérarchie maçonnique immole les âmes.

 

ALBERT 

La relation de l'homme avec le temps et la matière est dans l'ordre de la création. Elle est le socle de la Doctrine Sociale de l’Église. Les mondialistes et les idéologues nous opposent le débat imaginaire entre espace et temps. En débattre introduit un questionnement sur l'économie, la justice, la répartition des richesses, sur la loi et le droit naturel. Cet ensemble de questions renvoie sur la problématique des harmonies et équilibres tant pour la personne que pour sa société. Un sujet que nos décideurs et intellos de service ont effacé de leur préoccupation. Ne leur faut-il pas leur ration de soupe-caviar !

 

THOMAS 

Quel est ce lien entre le temps, la matière, la liberté et l'économie ? J'ai décroché à l'instant où j'appréciais mon second café avec cette délicieuse rincette.

 

AUGUSTIN 

Le lien de l'homme avec le temps et la matière matérialise sa mission royale sur la création. Matière et temps sous-tendent son action de grâce qui devrait être permanente. La permanence de son honoration envers son Créateur ne le sépare pas de sa liberté ni de sa production. Il fait écrire saint Irénée : « L'homme vivant est la gloire de Dieu ».

Ce fondement de la société chrétienne a été remis en cause progressivement par l'opportunité de l'Alliance Hanséatique dès le XIIème jusqu'au XVIIème siècle. Elle était à l'origine une création teutonique, la Hanse. Elle réunissait les villes bordant les mers froides de l'Europe du Nord. Les comptoirs maritimes. Elle simplifiait les échanges commerciaux. Elle garantissait et développait le transit maritime. Elle deviendra un vecteur redoutable pour ceux qui voulaient s'émanciper de la Doctrine Sociale de l’Église. Dans son ombre, les sociétés secrètes anti-chrétiennes agissaient en vue d'établir le mondialisme soit un messianisme politique.

L'Alliance Hanséatique devient le canal par lequel la diffusion des idées anti-chrétiennes aboutit à l'hérésie schismatique de la réforme-protestante. Ils inverseront le mouvement missionnaire chrétien. Les Maisons régnantes anglo-saxonnes ont trouvé en elle la possibilité de s’émanciper de l'oppression politique du Saint Siège qui était abusive en bien des points. Ces abus pontificaux et épiscopaux venaient de la réforme grégorienne. Une réforme interne à l’Église nécessaire certes, mais qui, pour le gouvernement humain de l'institution ecclésiastique et de toute la chrétienté a commis l'erreur de se calquer sur l'imperium romain. Une énorme bêtise. Le pouvoir du pape n'est pas celui de César, et ce ne sera jamais sa mission. Il doit y avoir une union entre l'Eglise et la société civile, elle s'ordonne au Bien Commun en vue d'effacer les obstacles objectifs au salut. Cette collaboration nécessitée par le Salut ne doit pas aller au-delà. Dieu ne se contredit pas.

L'attitude de l’Église lors de la pandémie de la Covid 19 fut révélatrice de cet imperium romain. Le Saint Siège manqua de la plus élémentaire prudence. Il s'est mêlé d'un sujet pour lequel il n'a ni compétence ni mission. Il a violé la liberté de conscience. Il a blessé la charité. Il a choisi la collaboration avec les génocidaires.

 

JOSEPH 

La Ligue Hanséatique sera le premier étage de la mise à feu du capitalisme en vue d'un messianisme politique qui ne s'établira pas sans l'organisation mondialiste de l'humanité en contradiction avec le droit à la souveraineté. Le capitalisme est une économie basée sur la spéculation, la vente sur pied. Il s'agit de l'appropriation des fruits du travail d'autrui, le principe même de la piraterie, du piratage. Une révolution économique grosse de bien des maux. Ce schéma destructeur se poursuit. Il a pénétré toutes les couches sociales de la société et les institutions. Ni l 'économie libérale ni étatique ne s’embarrasse de morale. Il impose une nouvelle religion universelle, cette transgression se réalise sous nos yeux, le noachisme (religion naturelle dont l'intention est d'exclure du salut tout individu considéré comme non-élu) et le wokisme (le renversement de la morale, l'établissement de l'unisexualité). Le mondialisme n'est pas une fin en soi, mais l'instrument nécessaire à l'assujettissement des peuples au profit de consortiums affairistes, des épiciers et des usuriers. Les acteurs mondialistes gouvernent de l'intérieur d'un cercle hors contrôle.

Le concept de justice est inversé, retourné contre les peuples d'une façon plus pernicieuse et drastique que ce que nous en connaissions depuis la révolution de 1789. Ils ont obtenu l'assentiment des masses, développant en elles une surdité étonnante. Ils ont enfermé les personnes dans un individualisme et un quant à soi sécuritaire mortel. Ils séparent l'homme de la terre, de son identité, de son Créateur.

 

AUGUSTIN 

La vie se manifeste par la matière. Il se comprend que le temps et la matière indiquent la durée physique de la création. Il n'y a pas lieu de s'indigner que les vivants soient les exploitants légitimes de la nature. L'homme n'en est pas le prédateur, mais s'il le devient, c'est dû aux effets du péché originel. Les écolos, s'ils n'étaient pollués par leurs choix idéologiques, leur haine du genre humain et de toute religion, sauraient se réorienter vers la recherche du Bien Commun. Ces Saint-Juste de la conscience des autres sans conscience morale pour eux-mêmes. La terreur verte !

 

JÉRÔME 

Le capitalisme avait besoin d'un langage reposant sur un concept souple pour donner l'illusion d'un bien-fait pour l'humanité ce sera l'espace-temps. Un socle idéal pour infléchir la culture et obtenir la rupture des liens entre la terre et l'homme. C'est à des hommes qui soulèvent la poussière de cette terre que Dieu se révéla. Ce n'était pas une idée. Le mondialisme a sa structure, ses intellectuels, ses codes, ses syndicats. Il lui fallait susciter une réflexion qui sorte l'homme de sa sagesse naturelle. L'espace-temps participe à ces manipulations nécessaires à son projet. Il a installé dans les peuples une doctrine économique à laquelle ils puissent adhérer en leur faisant croire qu'elle venait d'eux, les convaincre de la proximité du paradis terrestre. Les événements qui nous éprouvent aujourd'hui sont liés à l'esprit de l'Alliance Hanséatique, à la permanence d'une intelligence transgressive.

 

AUGUSTIN

Le travailleur est la principale victime du capitalisme.

L'état profond a le temps pour lui. Il avance ses pions sur le long terme, discrètement et par crises successives, laissant croire que celles-ci sont dans la logique du progrès. Ils sont incapables de définir le concept de progrès. Ils ont tous les moyens à leurs mains et ne s’embarrassent pas de morale. La corruption leur est un art. Ils ne sont ni de droite ni de gauche, ils sont partout manipulant les uns et les autres sans état d'âme.

 

JÉRÔME

L'employeur et l'employé ont le même partage du temps et de la matière. Ils sont dans une mutuelle nécessité. Une évidence qui implique de reposer la question du partage des profits. Être propriétaire d'une entreprise ne justifie pas que le personnel soit injustement rétribué ni malmené par des conditions qui portent atteinte à sa dignité sachant que les difficultés professionnelles sont inerrantes à l'art exercé. La préservation des investissements n'est légitime que si les bénéfices sont équitablement redistribués tout en considérant les impératifs d'une gestion honnête. Payer un homme à l'heure est une atteinte à sa dignité, à sa grandeur. Il serait plus respectueux de le rétribuer pour la qualité de son travail avec un plancher sous lequel nul ne peut descendre. On oublie que le fruit d'un travail exprime le don de soi à l'autre. De l'honneur à l'homme et de l'honoration à Dieu. Le salaire horaire annule le don qu'il fait de sa personne. Ce n'est rien qu'un anonyme. Payer à l'heure, c'est lui faire l'aumône d'une simple compensation. Le travail s'en trouve dévalorisé. Il s'agit là d'un autre aspect de l'économie pirate qui, dans le cas présent, vole à l'ouvrier ses qualités professionnelles en échange d'une aumône.  

 

JOSEPH

La relation avec la matière et le temps participe à l'identité sociale qui est effacée à cause du concept de la rentabilité poussé à l'extrême. Rémunérer un employé pour un espace-temps donné, mais non pour la qualité de son travail fait partie des humiliations banalisées alors qu'il s'agit d'une transgression. Ce principe dévastateur se retrouve dans le travail à la chaîne, car il s'agit-là de l'anonymat de l'acte humain, l'oubli du don de la personne. Il suffirait de fixer une rémunération de base sous laquelle il y aurait infraction, exploitation et rétribuer en fonction de la qualité du travail, ce qui réduirait beaucoup les risques de prestations déficientes et redonnerait au travail sa noblesse intrinsèque et sociale. Les syndicats ont une lourde responsabilité dans cette situation fondamentalement injuste. Le salaire horaire est la bonne conscience que l'on se fait en présence de l'esclave.


THOMAS 

Les effets secondaires de l'Alliance Hanséatique ont largement contribué à l'émergence des hérésies schismatiques, telle la réforme-protestante, car depuis les motivations profondes du sanhédrin qui condamna Jésus, la plus part des hérésies sont toutes liées à des intérêts financiers, économiques, politiques ou pour la satisfaction des sens.

La puissance politique, morale et surnaturelle de l’Église devait être abattue pour greffer le noyau du messianisme politique.

Les peuples majoritairement passés à l'hérésie ont initié les premières bourses, et la pratique spéculative avec la vente sur pied des récoltes. Les propriétaires terriens gardent la main sur leur terre, mais leurs récoltes leur échappent. La pratique s'est intensifiée. Elle détruit les petites et moyennes exploitations agricoles, destruction soutenue, en France, par certaines mouvances écologiques, par les centrales syndicales comme la FNSEA et bien sûr par les banques et la charge abusive des réglementations pour lesquelles l'U. E. joue une influence permissive. Les agriculteurs n'ont plus le contrôle des prix de vente, soumis au flux et reflux boursier que la dictature des grandes surfaces renforce.

La loi du marché devient le cadre juridique de l'injustice organisée. Le paysan perd le contrôle de sa production, puisqu'elle est achetée avant d'être récoltée. Les fruits de son travail lui échappent. Il n'est plus dans l'action de grâce, les prémices ne lui appartiennant plus. La rentabilité et la quantité primeront sur l'excellence de son travail. Nous sommes en présence d'un ordre anti-chrétien. C'est l'avertissement que nous donne le patriarche Joseph quand il établit les greniers de pharaon en vue des années de famine. Les fruits de la terre restent sous le contrôle des producteurs – pharaon –. La spéculation sur les denrées est une faute morale grave, indéfendable.

L'Alliance Hanséatique pose les principes de l'économie libérale et étatiste, le cheval de Troie du mondialisme à l'intérieur duquel véhicule aujourd'hui la pratique d'un communisme aussi luciférien que celui pensé par l’hérésiarque Wyclif. Des portes qui auraient dues restées closes ont été ouvertes pour le pire. Elles ont permis l’épandage des puissances du mal, la multiplication des transgressions. Les écologistes peuvent bien nous jouer l'indignation de mes demoiselles Delongbec, ils ne sont que des instruments manœuvrés par l'état profond. Ce mal ne peut se combattre sans la prière et une vie de sanctification. N'était-il pas un peu tard ?


ALBERT 

Mes frères, restons-en là pour ce second entretien.

Nous nous donnons rendez-vous pour la suite. Augustin et moi, nous nous chargeons du lieu. Je vous offre le café et sa rincette de Wambrechies glacé.



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[1] La physique quantique a observé que la lumière transporte un flux continu d'information envers tout le créé.

[2] Les Magiciens du Nouveau siècle ed. Pygmalion : ISBN/ 978-2-7564-1837-7

[3] On rapporte que J. P. II recevant au Vatican S. Hawking, lui dit alors : "Si je comprends bien, Monsieur l'astrophysicien, ce qui est après le Big Bang est pour vous; et ce qui est avant le Big Bang est pour nous".

[4] Cf. Les Mystères de l'Ancienne Alliance confiés à la bienheureuse Anne Catherine Emmerich.


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[i] DE LA RELATIVITÉ TOUTE RELATIVE : extraits tirés du livre Les Magiciens du Nouveau Siècle. Il y existe au minimum, six anomalies qui remettent en cause la théorie de la relativité.

Première anomalie : « … elle implique au moins deux singularités. Une singularité, c'est une zone dans laquelle les équations ne fonctionnent plus, donnent des résultats infinis ou aberrants. C'est le cas, on le sait, au voisinage du Big Bang ainsi qu'au centre des trous noirs […] au voisinage de la vitesse de la lumière.

Seconde anomalie : « Sil on s’accommode des singularités, on bute derechef sur le plus gros obstacle à l'unification des forces fondamentales : la relativité n'est pas quantique. Les autres forces se présentent à nos appareils de mesure par une fonction d'onde qui exprime leur portabilité de présence en un lieu, en un temps. Les équations quantiques ont pu intégrer la vision relativiste de l'espace-temps jusqu'à un certain point, mais la réciproque n'est pas vraie, on n'a jamais pu associer une entité quantique à la gravitation. La tentative la plus aboutie dans ce sens, la théorie des cordes – et même aujourd'hui des supercordes – qui décrit l'Univers comme un agglomérat de minuscules cordes vibrantes sur de multiples dimensions, la plupart repliées sur elles-mêmes pour ne laisser à notre perception que les quatre classiques, […]. L'intérêt de la théorie des cordes, c'est de considérer la relativité comme une première approche classique d'une théorie de la gravitation plus complexe et qui serait effectivement quantique. […] Tout aussi intéressante, peut-être davantage puisqu'il s'agit seulement de donner une forme quantique à la gravitation, la gravité à boucles a été développée en 1990 par trois physiciens : Abhay Ashtekar, Carlo Rovelli et Lee Smolin. L'espace-temps lui-même serait quantifié en minuscules boucles de 10—34 mètres. »

Troisième anomalie : « La troisième anomalie se nomme « matière noire ». Dès les années 1930, l'astronome suisse Fritz Zwicky, en étudiant les galaxies, s'est trouvé confronté à un problème : les mesures de la vitesse des étoiles dans leur rotation autour du cœur des galaxies laissaient supposer qu'il y avait là plus de matière que n'en montraient les étoiles visibles. Les observations reprises aujourd'hui ont confirmé qu'il ne s'agissait pas d'une erreur des instruments d'époques, plus précis que les nôtres. Cette matière invisible a reçu le doux nom de « matière noire », mais il reste à expliquer ce que c'est et ce qu'elle fait là. Si on tient compte à l'échelle de l'Univers, tout fonctionne bien, les équations ronronnent, on retrouve le fond diffus cosmologique, ce rayonnement issu du Big Bang, et l'évolution des grandes structures comme les amas de galaxies. À plus petite échelle, celle d'une galaxie, autour de 100 000 années-lumière, les choses commencent à se gâter. Les calculs et l'observation ne coïncident plus ou, du moins, pas assez. Alors matière noire ou pas ? Et sinon, qu'est-ce qui explique les anomalies de la rotation des étoiles autour du centre des galaxies ? »

Il y a quatre autres anomalies que je vous laisse découvrir dans cet ouvrage. Une chose est certaine : la théorie de la relativité reste une simple théorie qui doit beaucoup à Poincaré, le frère du président, ainsi qu'à Edison et Marconi. Elle peut et doit être remise en cause, et tant pis pour ceux qui s'y accrochent en ayatollah de la science qu'ils se prennent une maîtresse ou qu'ils satisfassent leur épouse cela soulagera les ânes.

 

[ii] Espace-temps tiré de : Les Magiciens du Nouveau Siècle : « Un article du Futura Sciences du 23 février 2007 décrit une nouvelle variante de cette expérience des fentes, réalisée par Jean-François Roch, Alain Aspect et leur équipe à l'ENS Cachan. « Les électrons et autres particules quantiques ne sont en réalité ni des ondes ni des particules, mais quelque chose d'autre dont les attributs classiques, trajectoire, vitesse, localisation, n'apparaissent qu'en fonction du dispositif expérimental donné. Pour être provocateur, la réalité n'existerait donc fondamentalement pas dans l'espace et le temps et les objets au sens classique n'existeraient pas sans un observateur (peut-être pas nécessairement humain) pour les observer. […] « À la base, il s'agit de reprendre inexpérience de la double fente, dans des conditions les plus idéales possibles, et de ne considérer que le passage d'un électron ou d'un photon à travers cette double fente. On prendra le cas des photons. Au lieu de déterminer le passage d'un photon au moment où il traverse les fentes, on attend que l'onde lumineuse du photon ait largement dépassé celle-ci. Au dernier moment l'observateur des donne le choix soit de laisser l'écran E pour obtenir des franges d'interférence, soit de le remplacer par une série de deux télescopes T1 T2 focalisés sur chacune des fentes. Dans ce dernier cas, on peut montrer que cela revient à observer une trajectoire pour le photon. » C'est là que l'expérience devient stupéfiante. Bien qu'ayant dépassé les deux fentes, c'est le choix de l'observateur qui va déterminer dans le passé les deux par quelle fente le photon a voyagé, par une pour par les deux en même temps ! Si vous vous sentez pris de vertige, tant mieux ! C'est le critère que Niels Bohr avait adopté pour déterminer si quelqu'un avait vraiment pris conscience de ce qu'est la mécanique quantique. […] Mais continuons de lire l'article de Sacco : « De telles expériences avaient déjà été faites par le passé mais elles souffraient toujours d'imperfections. Elles donnaient toujours raison à la mécaniques quantique cependant. Or, dans le papier aujourd'hui publié par Jean-François Roch et Alain Aspect (dont on se souvient qu'il avait été l'auteur d'une expérience retentissante sur l'effet EPR), ceux-ci et et leurs collègues décrivent une variante de l'expérience de Wheeler avec cette fois-ci un interféromètre de Mach-Zehnder. Bien qu'apparemment différente, cette expérience conserve le principe de choix retardé de Wheeler, et surtout elle permet d'obtenir des mesures beaucoup plus proches d'une situation idéale. Le résultat est tombé, la mécanique quantique fonctionne impeccablement et donne exactement ce que John Wheeler avait prédit ! » […] Jusqu'à présent, les notions de temps et d'espace viennent de se briser avec cette expérience, à l'échelle humaine. C'est peut-être encore acceptable. Passons maintenant avec John Wheeler à l'échelle de la galaxie ! Plus précisément observons avec deux télescopes un effet de lentille gravitationnelle où la galaxie à un milliard d'années-lumière. On est encore dans un cas avec deux trajectoires possibles pour les photons émis par le quasar. En répétant l'expérience de Wheeler, c'est, cette fois-ci, au niveau des galaxies et à un milliard d'années dans le passé qu'un observateur humain va déterminer le chemin pris par un photon ! Plus fort encore, et toujours selon Wheeler. Si j'imagine qu'il y a une fonction d'onde de l'Univers, alors, peut-être que ce qui a provoqué sa réduction, et la naissance de notre Univers classique à partir d'une « particule quantique » de la taille de la longueur de Planck il y a 13 milliards d'années, c'est justement le fait qu'il y aurait plus tard des systèmes classiques collecteurs d'informations, comme les êtres humains, et effectuant une observation sur celui-ci ! Après tout, EPR nous avait habitué à une non-localité soit aussi dans le temps ! Cette théorie peut sembler complétement folle, mais elle est assez pour être exacte, et comme le fait remarquer Anreï Linde, qui peut savoir le rôle exact de la conscience dans la structure physique de l'Univers ? »

 

[iii] Ô Toi l'au-delà de tout, comment t'appeler d'un autre nom ? Quel hymne peut te chanter ? Aucun nom ne t'exprime. Quel esprit te saisir ? Nulle intelligence ne te conçoit. Seul, tu es ineffable ; tout ce qui se dit est sorti de toi. Seul, tu es inconnaissable ; tout ce qui se pense est sorti de toi. Tous les êtres te célèbrent, ceux qui parlent et ceux qui sont muets. Tous les êtres te rendent hommage, ceux qui pensent comme ceux qui ne pense pas. L'Universel désir, le gémissement de tous aspire vers toi. Tout ce qui existe te prie et vers toi tout être qui sait lire ton Univers fait monter un hymne de silence. Tout ce qui demeure, demeure en toi seul. Le mouvement de l'Univers déferle en toi. De tous les êtres tu es la fin, tu es unique. Tu es chacun et tu n'es aucun. Tu n'es pas un être seul, tu n'es pas l'ensemble ; tu as tous les noms, comment t'appellerai-je ? Toi, le seul, qu'on ne peut nommer ; quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées qui voilent le ciel lui-même ? Aie pitié, ô toi, l'au-delà de tout : comment t'appeler d'un autre nom ?

 

2 Comments


Pierre Aubrit
Pierre Aubrit
Jul 05, 2023

Bonjour pour la première vidéo vous pouvez oublier, ne vous laissez pas corrompre l'esprit.

Pour la seconde, c'est sérieux, je connais ces travaux dommage qu'il soit si hostile à saint Thomas d'Aquin, il aurait dû être plus nuancé. Mais ses recherches historiques et linguistiques sont remarquables et très intéressantes.

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jpszumowski05
jpszumowski05
Jul 05, 2023

Bonsoir Mr Aubrit,


Je suis " tombé " sur cette vidéo des plus bizarre. Je vous invite à la regarder, sans apriori.

Elle est longue, aussi je l'ai écouté en plusieurs fois :

https://crowdbunker.com/v/VnUY8FeqAg


Et idem pour celle-ci :

https://crowdbunker.com/v/AM9v3PyRKW


Je pense que vous connaissez les écrits de Mr Fernand Crombette :

https://edifiant.fr/fernand-crombette/


Dieu vous garde. jp

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