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LES ENTRETIENS DE PERPIGNAN : LE VIVANT - de Pierre Charles Aubrit Saint Pol

Dernière mise à jour : 1 oct. 2023


« Il dit ensuite : Faisons un homme à notre image et à notre ressemblance : […] Le Seigneur forma donc l'homme du limon de la terre, et il souffla sur son visage un souffle de vie, et l'homme fut fait âme vivante1. » Gn. 1, 26a et 2, 7




LE GÉNOME



LE VIVANT


TROIS ORDRES – UN RÈGNE


JOSEPH : - Quelle idée que ce camping au bord du lac de la Raho en hiver!

ALBERT : - Augustin voulait ce genre de séjour, j'ai suggéré ce lieu. Nous ne serons guère dérangés, et il n'y aura pas de Tramontane, en souvenir de celui passés avec vous dans un affût, en Baie de l'Authie, à la fête de la Toussaint.


JOSEPH : - Rancuniers ! Qui l'eut cru ?


THOMAS : - Et, par un froid de canard, au bord de l'Authie ! Nous ne tirâmes pas un coup de feu. Nous achetâmes notre canard sauvage, ce qui absorba notre argent de poche pour le mois. Nos parents n'en furent pas dupes et nous chambrèrent toute l'année. Nous évitâmes de peu un court-circuit dans nos petites cellules grises.


JOSEPH : - J'aurai fait tout cela !


ALBERT : - Avalez ce bol de ramen ! Je l'ait relevé avec du piment d’Espelette, j'ai ajouté un jaune d’œuf amalgamé à une cuillère à café de farine de pois-chiche. Nous tiendrons jusqu'au souper.


JOSEPH : - Regardez, le soleil dore les neiges du Canigou, et les ombres lascives s'étirent en tissu moiré, animant les rochers et ses escarpements en masses spectrales. Les nuages, posés en messages apaches, renforcent l'impression fantasmatique, ils s'évanouissent en d'étranges troupeaux de moutons.


JÉRÔME : - La plupart de nos congénères regardent la création en maquignons, derrière une vitrine imaginaire, par peur que la nature ne les absorbe. L'homme sans vérité ne s'émerveille plus. Il calcule. Il s'est exclu. Il se perd dans la nature par des voies maudites. Elle se ferme au regard transgresseur. Le prochain n'est pour lui qu'un utilitaire.


AUGUSTIN : - Le monde se fige dans le concupiscible, s'enferme dans l'esprit d'accaparement, d'appropriation. Il engrange. Il congèle. Il spécule. Il stérilise. Il jouit tristement. Il considère la création comme une simple et ordinaire source de profit, il l’instrumentalise à des fins politiques ou d'ego, car il faut bien avoir une raison sociale d'exister.


THOMAS : - Les ténors de l'écologie ne croient guère en ce qu'ils disent ni au combat qu'ils mènent. Ils ont une logorrhée de mauvaise fenaison. Ils se sont faits héritiers des acteurs de la Terreur, juges sans conscience de la bonne conscience des autres. Les Saint-Juste de l'herbe. Ils se rafraîchissent à la jouvence du sang des enfants à naître. Prétendre défendre la nature tout en se battant pour le maintien et l’expansion du droit à l'avortement, promouvant l'euthanasie, l'eugénisme, c'est là un discours de faux-monnayeurs, des bonimenteurs du mal profond. Leur pseudo défense de la nature est une arme de destruction massive de la patrie, du genre humain, le matador1 de la morale individuelle et sociale. La création n'a besoin que d'un bon jardinier pas de petits caporaux du malthusianisme.


JOSEPH : - L'homme retrouvera sa place dans la création, s'il reconsidère sa relation à la vérité. Il ne sait plus rien de son interdépendance au créé (i) qui subit les conséquences de sa décadence morale2 et de sa rupture avec la transcendance ; ce sont là les facteurs déterminants quant à pollution, et à la montée des colères de la nature.

L'homme de vérité est libre, il en harmonie avec la création, il vit dans l'honoration qu'il doit à Dieu par l'intermédiaire de Jésus-Christ qui a révélé une Doctrine de vie surnaturelle. Il ne s'enferme pas dans une idéologie ni n'accepte que quelqu'un pense à sa place. Prendre conseil oui, se soumettre au conseiller non. Notre conscience morale nous appartient, et chacun en est seul responsable devant Dieu3 et la société.

L'individu qui rejette l'autorité de la vérité n'a pas de réelle identité ; c'est un toxicomane de l'avoir, de la possession, un glouton d'un paradis immédiat et à sa convenance selon l'idée qu'il se fait de sa réalité. Il affiche ses convictions telle la rivière de diamants de la demi-mondaine, mais elles n'ont pas de fondation, elles lui permettent de masquer sa médiocrité, son désespoir, il s’installe dans l'injonction, l'accusation de l'autre. Sait-il seulement encore ce qu'est la culpabilité ?


ALBERT : - Abordons le thème du vivant, après avoir traité de la

matière et du temps, n'est-ce pas la suite logique ?


AUGUSTIN : - Nous aurons une rousquille au dessert, elles viennent d'Amélie-les-Bains.


THOMAS : - Augustin, descendrais-tu de Gargantua ! Rabelais doit s'étouffer de rire !


AUGUSTIN ; - Tu as mal digéré ton ramen ! Évitons de nous prendre au sérieux, ce qui ne nous empêche pas de réfléchir sérieusement. Gardons-nous de perdre la fraîcheur de la vérité en nous.

- Le vivant, ne se découvre-t-il pas par opposition à l'inerte ?

- Quelle est sa cause ?

- Est-elle identique à celle de la matière et du temps ?

- N'est-il pas logique de considérer que la Cause Première qui les

a créés4 soit la même qui a créé le végétal, l'animal et le règne de l'homme ?


JÉRÔME : - Ce sont là beaucoup de questions, elles encadrent la suite de notre entretien.

Arrêtons-nous sur l'étymologie du mot vivant, sa racine est indo. euro. g'weyé – vivre ; en grec, elle donne zan – vivre qui donne deux dérivés zoé – vivre et zôon – qui a sens d'être vivant ou être en vie.

L'auxiliaire être accolé à l'adjectif vivant, selon le grec, qualifie le vivant qui a cons­cience de son existence. Il est une personne, un être.

L'homme est un « je5 » face au créé, il ne devrait pas être un « moi », car le moi renvoie à l'individualisme alors, que le « je » s'ordonne au don, à l'autre. Être vivant ou être en vie, seul l'homme peut le dire, et il le dit, dans le « JE SUIS » de son Créateur qui est l'ÊTRE par excellence, et par qui il reçoit son Être dès le premier génome. Nous sortons tous du « JE SUIS » de Dieu6, et en témoignons, puisque, le Créateur ne cesse de nous penser individuellement ainsi, que tout le créé dans sa diversité et dans son unité.

Considérons ce que dit YAHVE de Lui à Moïse : « Je suis celui qui Suis […] celui qui Est ».


ALBERT : - Dieu se révèle à un homme, une créature à son image et à sa ressemblance. Et ce qu'Il dit de Lui est dans le prolongement d'un appel nominatif : « Moïse, Moïse ! ». En appelant Moïse par son nom et à deux reprises7, Il confirme que l'homme est une créature à l'image et à la ressemblance­ de son Créateur, mais que cette image est en vue de l'Incarnation du Verbe, seconde Personne de la très Sainte Trinité, signifiée par le doublement du nom Moïse. C'est le Verbe qui l'appelle.

L'événement est considérable, car dans l'environnement idolâtre qui est le sien, et au sein duquel il a été éduqué, en appelant son image et sa ressemblance par son nom, YAHVE hisse l’interpellé au rang d'alter-ego, et active en lui la mémoire ontologique, Memoria dei qui contient la mémoire de l'élection du peuple Hébreu issu de son Père Abraham. Il le libère de tous les liens et conséquences subsistants de l'influence de la maison de pharaon, de l'idolâtrie. Il reconnaît en Moïse une commune identité8, une similitude, une image et ressemblance ordonnée à la future Incarnation qui est, depuis la faute originelle, ordonnée au Salut ; ce qui n'était pas l'objectif initial du Père éternel qui ne peut concevoir que sa créature puisse faire le mal.


AUGUSTIN : - Dans le récit de la vocation de Moïse, YAHVE rappelle à l'homme qu'il est la cause finale naturelle de la création :

- Moïse va au secours d'un animal – ordre animal – ;

- Il est appelé du milieu du massif montagneux – ordre minéral – ;

- Un buisson en feu qui ne se consume pas – ordre végétal –.

La création est résumée, et annonce le rétablissement de l'homme dans sa royauté. Dieu le reconnaît irréductible, décidant seul de on salut ou de sa damnation, et il ne peut s'y opposer. Jésus-Christ n'a pas empêché Judas Iscariote de se damner, et quoiqu'il ait pu prier, in fine, Il a respecté sa liberté.

L'homme est prince de la création, sa liberté de conscience en est le sceau. Il est irréductible. Il peut momentanément se laisser réduire et collaborer à cette descente en dessous de l'animal comme cela fut témoigné dans des camps de concentration, mais que ce soit dans la damnation ou sur terre, et au Ciel bien plus encore, l'homme garde sa grandeur, et le baptisé devient et reste pour l'éternité ou pour la perpétuité enfant de Dieu, une dignité irréductible qui surpasse celle des anges. Jésus, sur la croix, ne s'est pas défait de sa dignité d'enfant de Dieu en tant qu'Il est fils de Joseph le charpentier de Nazareth quoi qu'Il se soit fait péché pour nous9.


THOMAS - Quelle est la cause du vivant ?

- Peut-il être envisagé, que la mémoire-forme de la matière ait pu

contenir un facteur duquel la vie aurait procédé ?


JOSEPH : - Je ne peux donner de moi que ce qui me constitue, qui fait ma nature que je ne peux transmettre qu'à mon semblable.

La matière est inerte, informe, c'est sa nature. L'autorité de sa mémoire-forme fait qu'elle est ordonnée à recevoir le vivant, mais elle ne peut donner la vie, la générer. Elle ne peut pas être la cause première ni seconde de la forme ni celle du mouvement, car elle n'a ni l'un ni l'autre, elle subit les lois et contraintes mécaniques. Elle est totalement passive.

La glaise n'a pas donné le corps d'Adam ni ne l'a mis en mouvement, et qui serait devenu un homme au fil des siècles ; mais elle a été façonnée selon l'âme créée à l'image exemplaire que le Créateur en a pour l'Incarnation du Verbe, son Fils, Dieu Lui-même.


ALBERT : - Votre démonstration, Joseph, exclut la théorie du hasard et de la nécessité de Jacques Monod ainsi que toutes celles liées à l'évolutionnisme.

Le hasard n'est pas un créé ni une intelligence, il exprime ce que l'homme ne peut maîtriser, l'événement imprévu ou une disposition dont nul n'a le contrôle comme le jeu de dés. La proposition du hasard comme les théories évolutionnistes sont opportunistes, aidées par les manipulations sémantiques qui favorisent une dialectique méthodique au point de devenir, comme chez Hegel, un mouvement de l'esprit fondé sur une vision utopique et mortifère de l'homme et de sa société avec l'intention de l'éloigner de Dieu. Elles ne sont que de très très belles couleuvres présentées sur des plateaux en métal précieux – la soif de justice et de liberté – (ii). Ces intelligences orgueilleuses sont obsédées par le besoin de justifier leur refus de l'autorité de la vérité qui ne procède pas de leur raison, qui ne sort pas de leur serre étuvée, quand ils l'acceptent, c'est pour la manipuler, réduire l'impact de son autorité voir en inverser le sens.


THOMAS : - Si les ordres : végétal, animal et le règne humain tirent leur substance de l'ordre minéral, cela ne signifie pas que la matière soit la cause du vivant ; mais qu'elle ait été utilisée pour créer les étants et l'homme cela va de soi. Si nous retenions ta proposition, disant que la matière ait pu, par elle-même, donner le corps des étants et de l'homme ainsi que la vie, il faudrait alors, lui reconnaître une intelligence et une volonté donc une liberté qu'elle ne possède pas, puisque, ce n'est pas sa nature d'être intelligente et libre.

A moins d'être dans un déni désespéré, les harmonies liées à la création ont une cause qui ne peut être, elle-même, qu'harmonie et intelligence.


JOSEPH : - La cause, se trouverait-elle à l'intérieur de notre cosmos, de notre univers ?


AUGUSTIN : - En traitant de la matière et du temps, nous avons démontré que tous les deux étaient des créés. La réponse à ta question est, que leur cause se trouve à l'extérieur de notre univers, du cosmos ; le créateur d'une œuvre se place à l'extérieur de l'objet créé, mais elle est en son présent à lui l'auteur.


JÉRÔME : - Sommes-nous sûrs de pouvoir qualifier Dieu de Créateur de la vie ?

- Dieu n'est-Il pas un Incréé ?

- N'est-Il pas sans cause ?

- N'est-il pas sa propre cause ?

- L'Incréé, qui est la vie, peut-Il la créer ?


ALBERT : - Dire qu'une cause a créé, il s'entend alors, qu'elle soit elle-même un créé, car l'homme crée un objet, le produit, parce-que, il est lui même une création.

Mais crée-t-il la vie ?

Donne-t-il le mouvement ?

Sachant que Dieu n'est pas un créé, qu'Il est la Vie, peut-Il se dire alors, qu'Il est créateur de la vie ?


JÉRÔME : - Il a été dit – supra – que le donneur de lui-même ne donne que ce qui est de sa nature. La vie manifestée, par les deux ordres et le règne de l'homme, ne peut être en elle-même un créé, car Celui qui est la vie la communique, la rend manifeste en créant des objets qu'Il anime : du végétal, de l'animal et de l'humain. Être la vie est la nature de Dieu, c'est ce qu'Il EST. Dieu ne crée pas ce qu'Il est : l'Incréé se communique, se répand.


JOSEPH : - La Cause Première, l'Incréé dont la nature est d'être la vie, ne peut pas créer ce qui est de sa nature, elle se communique, puisque, sa substance est d'être la vie. Dieu ne crée pas la vie qu'Il Est, Il la communique, et ce faisant, Il se communique également.

Le Vivant, son « JE SUIS qui EST », est le JE10 originel de tout ce qui existe et de tout ce qui est, car il s'agit d'un « JE SUIS » qui « pense » et qui crée pour se communiquer et révéler qu'Il est le « JE SUIS QUI $EST » qu'Il est la Vie.

Dieu crée Adam en tant qu'objet physique inerte, comme la poupée Bella,Il lui donne la forme que l'âme humaine et spirituelle moule selon la cause exemplaire, l'image du corps humain de Jésus de Nazareth dans lequel le Verbe s’incarnera. Dieu communique la vie qu'Il est par le moyen de l'âme, lui donnant le mouvement. En lui soufflant l'esprit, Il l'anime.

La création d'Eve a le même schéma que nous quant à l'animation, puisque, Il la crée à partir d'un élément vivant du corps physique d'Adam – quelque part, il pourrait être soutenu qu'Adam a procréé Eve avec l’aide de l'Esprit Saint –. Dieu a pris une cellule (iii) vivante – côte de l'homme (allégorie) – d'Adam, l'Esprit Saint la fécondée, Dieu a créée l'âme et la chargée des trois Puissances, elle est devenue spirituelle. L'animation d’Ève fut immédiate dès la fécondation de l'ovule, et fut présentée à Adam qui l'a reconnue « chair de sa chair ». Le schéma de l'animation d'Eve est le même pour nous, pour tout le genre humain. La création d'Eve qui est en vue de la Mère du Verbe fait chair est le dernier acte créateur de Dieu.


THOMAS : - Dieu est la Cause Première de tout ce qui existe, nous l'avons démontré. Il a créé deux ordres et un règne, communiquant la vie à un premier couple de chaque espèce pour l'ordre végétal, l'ordre animal. Il a sollicité Adam et Ève pour instituer l'union matrimoniale. Ils ont fondé au Paradis le premier foyer, la première cellule familiale, la première organisation de la société, dans un état premier de pureté et de lumière.

Adam accueille Eve en tant que son épouse et chair de sa chair11, il scelle, ratifie l’indissolubilité du mariage que Dieu inscrit dans la Memoria dei de l'homme et de la femme, et qu'Il confirme par l'ordre de se répandre sur toute la surface, peupler la terre, la remplir. L’indissolubilité du mariage est ontologique ainsi que l'acte de procréation, ce que confirme la spécificité du sacrement du mariage que l'Église ne donne pas ; elle bénit les mariés et leurs alliances, signe de cette union devant Dieu et les hommes ; ce sont les futurs époux qui se donnent le sacrement.


JÉRÔME : - Adam, en reconnaissant en Ève la chair de sa chair, pose un acte d'une ampleur telle qu'il pourrait être considéré comme un acte pur. Il s'agit d'un acte totalement accompli, puisque, il n'y a pas eu le péché originel ; ce qui ne sera plus le cas après cette faute. Adam est prêtre, il est le premier vivant qui rend grâce à son Créateur, par lui Dieu institue le sacerdoce royal12 qui se déploie à l'intérieur de l'union matrimoniale, c'est pourquoi un époux et une épouse peuvent bénir le repas, peuvent bénir leurs enfants ; il s'agit d'un acte liturgique d'une réelle puissance, source de grâces que Dieu investit de sa Présenceiv.


AUGUSTIN : - Le sacerdoce royal est conjointement assumé par le premier homme et la première femme unis, premier foyer fondé à l'intérieur de l'Un, unité des deux, ce qui rend l'union matrimoniale indissoluble soit l'Union Sponsale que sanctionne l'union physique des corps, en effet, l'union des corps est ordonnée à l'indissolubilité du mariage alors, que l'amour entre les conjoints est ordonné à la vie, à la procréation au moyen accidentel de l'union des corps.

Le Sacerdoce Royal est intimement lié à l'union légitime entre un homme et une femme, il est supérieur au sacerdoce institué qui procède de la Passion et de la Résurrection de Jésus-Christ, vrai homme et vrai Dieu, et dont la cause instrumentale est le péché originel. Le Sacerdoce institué relève de la nécessité, de l'accident, puisque, la faute originelle est une rupture avec le Créateur et avec la création, une soustraction du bien, et toute rupture est un accident, une fracture. Il est ordonné au service de la charité par : In persona Christi ; le prêtre agit de l'intérieur du Christ Jésus seul Grand Prêtre selon l'ordre de Melchicédech (v). Ce faisant, le sacerdoce institué est porté par le Sacerdoce Royal que le Christ a assumé et accompli lors de sa Présentation au Temple (vi).


JOSEPH : - Dieu seul pose l'acte pur. Mais ce qui se passe entre Adam et Ève est immense, ils fondent leur foyer, la première cellule de la société dans le Paradis. L'union matrimoniale entre les deux est originellement indissoluble, d'où la parole du Christ : « ...il n'en fut pas toujours ainsi, mais c'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse a autorisé la répudiation... ». En effet, toute union matrimoniale légitime a pour référant naturel celle d'Adam et Eve et surnaturelle, totalement accomplie, celle entre Joseph et Marie qui est une image et ressemblance des épousailles entre Jésus-Christ et son Église.


ALBERT : - Le mode de procréation chez l'humain (vii) aurait dû se situer dans l'ordre surnaturel, être acté dans la septième demeure. La fécondation de l'humanité de Jésus de Nazareth se déroula dans la septième demeure dans le même instant T. que l'Incarnation du Verbe.

La Vierge d'Israël, l'Immaculée, contracte le mariage mystique, spirituel, parce-que, sans lui, elle ne peut être mère. C'est dès son Fiat qu'elle devient épouse de Dieu – Esprit Saint –, car elle est d'abord fille de Dieu le Père, et ainsi, pourra-t-elle devenir mère de Dieu le Fils. Elle vit en permanence dans la septième demeure, état qui aurait dû être celui de l'humanité, si Adam et Eve n'avaient péché : Nous ferons en vous notre demeure.

Marie, l'Immaculée, la Nouvelle Eve, était dans la septième demeure, quant l'Esprit Saint l'a ombrée à l'instant de son Fiat, il ne pouvait pas en être autrement, puisque, l'événement exigeait qu'il y ait épousailles spirituelles sans lesquelles l'ombration de l'Esprit Saint sur Marie ne pouvait se produire.

La Vierge Marie est :

- Fille de Dieu le Père (lys de pureté) ;

- Épouse de l'Esprit Saint (rose de charité) ;

- Mère de Dieu le Fils (violette d'humilité)13.


ALBERT : - Est-ce que l'humain crée un autre lui-même ?


JOSEPH : - La réponse est non. L'homme engendre, se donne, procrée. Il ne crée pas un autre lui-même, quand bien même cela se produirait-il dans un laboratoire. L'homme et la femme transmettent la vie, ils ne la créent pas, pas plus qu'ils ne créent l'âme. La création de l'âme n'appartient qu'à Dieu (viii).

Il est conforme à la raison et à la foi de dire que l'Incréé communique la vie. Il est le EST de son JE SUIS. Dieu est Dieu, le Vivant !


AUGUSTIN : - La procession de la manifestation du vivant décrite dans le livre de la Genèse est-elle conforme à la science ?

La réponse permettra à nos contemporains de retrouver leur identité, leur place dans la création tout en se préservant du wokisme ; ils retrouveront l'intelligence et le chemin de l'obéissance et celui du respect de l'ordre du créé.


THOMAS : - Ce qui se meut est un vivant, tout vivant, que ce soit sur la terre, en elle, dans les airs, dans les eaux a une même et unique Cause.

Le multiple a une cause unique l'Un qui est l'origine du tout dans sa diversité et non l'inverse. Dieu voit le multiple dans son unité, sa communion, ce que l'homme ne voit plus et dont il n'a plus qu'une intelligence, il n'appréhende la diversité que par l'hyper- spécialisation, la multi-dénomination, puisque, son principe de connaissance est celui de l'accaparement et non plus de la réception par l'infusion suite à la contemplation.

Les mathématiciens, physiciens, bio-généticiens ont conclu que le multiple procède de l'un ; la majorité des généticiens, adhèrent à la théorie du monogénisme, malgré des oppositions dues à des a priori idéologiques et des esprits névrotiques, figés dans le refus de la Révélation chrétienne.

D'autre part, soutenir que le multiple retourne à l'Un n'a aucun sens. Il s'agit d'une proposition erronée venant des influences du boud­dhisme et du brahmanisme14, c'est une de leurs justifications de la migra­tion des âmes15, une gnose bien plus dangereuse qu'il n'y paraît.


JÉRÔME : - Si l'homme retourne à l'Un, cela revient à dire qu'il s'anéantit, ce que dément la Résurrection de Jésus-Christ ; car après sa Résurrection d'entre les morts, Il s'est manifesté aux Apôtres, Il a mangé avec eux. Saint Thomas a mis son doigt dans la plaie de son côté, formée par la lance de Longinius afin d'atteindre le Cœur de Jésus.

Le ridicule et la violence sont la rançon du mensonge, du refus d'une vérité révélée d'où la haine de la Vérité.


AUGUSTIN : - La hiérarchie exposée dans le récit de la création au livre de la Genèse est confirmée par la hiérarchie biologique. Ce schéma se retrouve dans les nécessités de la survie du vivant : la terre nourrit le végétal ; le végétal nourrit l’animal ; l'animal nourrit l'homme qui se nourrit également du minéral et du végétal, ce qui confirme sa communion avec le créé.

La hiérarchie de la nécessité est conforme à la celle de la création et de l'organisation de la société. Les tentatives d'inversion de notre époque n'y changeront rien, car la Parole ne peut passer ni changer.


THOMAS : - Quel crédit, puis-je accorder à l’affirmation selon laquelle tout vivant a une âme ?


JOSEPH : - L'âme est immatérielle, elle a pour fonction de donner la forme, et par elle, de permettre à la vie de se communiquer, de se manifester : « Elle est ce par quoi la vie qui était en puissance dans le corps devient acte, elle communique le mouvement16 ».


JÉRÔME : - Le mot puissance décrit une situation d'attente, un potentiel, car si le premier génome ou si le corps physique d'Adam avait par lui-même la vie, il ne serait pas en puissance, mais en mouvement, en acte, ce qui supposerait qu'il ait la vie avant d'en recevoir sa forme, il serait donc un dieu, ce qui ne peut pas être, puisque, toute matière est inerte de nature. Il peut être pris comme exemple une sculpture, le créateur de la sculpture donne un semblant de mouvement par la forme au point qu'il arrive de dire au sujet d'une œuvre : qu'il ne lui manque que la vie ! Mais la matière employée n'est en rien l'origine du mouvement qui dépend exclusivement de son créateur17.


ALBERT : - Les interactions du corps physique qui commencent au moment ou jaillit l'ovule et les spermatozoïdes jusqu'à la formation du premier génome sont dus aux multiples immixtions chimiques, biologiques, électro-chimiques suivent un schéma génétique propre à leur ordre et à leur espèce (la pollinisation pour le végétal), mais au moment de leur fécondation, les étants des deux ordres reçoivent une âme propre à leur nature :

- L'âme végétative pour le végétal (mémoire végétative)

- L'âme sensitive pour l'animal (mémoire sensitive pour l'animal)18

Il en est de même pour toutes les manifestations du vivant depuis l'élémentaire – le mycoplasma genitalium 200 à 300nm – au plus grand organisme du vivant – le Pando, six mille tonnes : colonie de peupliers faux-trembles située dans l'Utah USA et dans l'ordre animal l'éléphant. Les étants des deux ordres n'ont pas conscience de leur existence, ils ne sont pas des êtres, mais ont une âme en commun avec l'humain.


THOMAS : - La procréation du petit homme commence par l'ovulation chez la femme et la semence chez l'homme jusqu'à la fécondation, et de celle-ci à la fusion des deux ADN des géniteurs ce qui donne le premier génome, et à cet instant T. se produit l'animation. L'âme de l'homme et de la femme est spirituelle, qualité spécifique propre à la race humaine, cette qualité provient de l'apport des trois Attributs ou Puissances de Dieu Trinité.


ALBERT : - Chaque vivant a une place hiérarchisée et fonctionnelle qui contribue à l'ordre générale du créé, Loi de création qui englobe la Loi Naturelle ou Loi Morale proclamée par la Thora, Dix Commandements, un ensemble qui offre un chemin naturel vers la connaissance de Dieu.

Contrevenir à ces harmonies universelles entraîne des conséquences tragiques et universelles que nous commençons à subir depuis la faute originelle, mais elles s'accélérent depuis la Loi Veil « IVG », et considérablement aggravées dès l'intention du projet de Loi de Bioéthique19 en France. Un projet qui fut sanctionné par la tempête du siècle Martin et Lothar les 26,27 et 28 décembre199920, il se forma le 25 à midi, à l'instant ou le premier ministre Lionel Jospin déposé le projet de loi sur le bureau du Président Chirac, approuvé par la Conseil d’État au nom du Peuple français.


JÉRÔME : - Quelle est donc l'élément qui différencie l'âme spirituelle des deux autres natures d'âme ?

L’animation pour le végétal et l'animal se fait dans un seul instant et un seul acte, l'âme donne la forme selon chaque espèce, quant à leur mémoire : mémoire végétative pour le végétal et mémoire sensitive pour l'animal, elle fait partie de leur ADN21.

L'âme humaine ou spirituelle se différencie des deux autres, parce-que, elle reçoit les Attributs ou Puissances de Dieu, apport qui se produit dans l'instant T. de la création de l'âme, mais en deux actes distincts l'un de l'autre.

L'âme en premier, puisque, c'est elle qui transmet la forme du corps humain selon la cause exemplaire (image du corps dans lequel le Verbe prendra sa chaire et sa condition humaine) pensée par Dieu dans son Présent immobile. C'est-là sa première fonction. L'âme agit un peu comme le moule d'une statue fondue. Dans un second acte, et non un second temps, l'âme reçoit les trois Puissances qui impulsent le mouvement, Dieu le Père communique la vie par elles et lui confère sa nature spirituelle ou intellectuelle22. La nature de l'âme est immatérielle, elle vaut pour les deux ordres et le règne de l'homme ; il n'y a donc que l'âme humaine qui reçoit sa qualité spirituelle par les trois Puissances qui sont : Memoria dei, intellect agent, spirituel agent.


ALBERT : - Ces Puissances sont passives, elles ne sont pas soumises aux conséquences du péché originel, puisque, elles sont de Dieu qui n'a en Lui aucune cause diminuant. Mais chacune contient des possibles qui eux subissent les effets du péché originel, et que Dieu le Père acte afin qu'elles se déploient au fur et à mesure que se mettent en place les organes du corps qui, lui, a sa propre mémoire génétique. L'âme, vue dans l'unité de l'acte créateur, transmet la forme et le mouvement, mais dans la réalité séquentielle de l'instant T. de sa création et de l'animation, ce sont les Puissances du Dieu Trine qui, par les possibles contenus en elles, donnent le mouvement, communique la vie de Dieu ; ce que confirme le récit de la création d'Adam, qui doit être compris au sens littérale.

C'est le Père éternel qui acte les possibles contenus par les Puissances. Il n'est pas vraisemblable que ce soit le petit d'homme qui les acte, puisque, son intelligence a besoin de la mise en acte des possibles dont elle dépend pour se mettre en « action », même si l'intelligence siège dans l'âme, ne dépendant pas du cerveau qui est un organe de transmission23. S'il est vrai que chaque homme garde la mémoire de la Présence de Dieu le Père, réellement présent dès la formation du premier génome, cette mémoire est passive, son empreinte s'étend à toutes les cellules du corps physique et se trouve portée par la Memoria dei.


AUGUSTIN : - En effet, si le petit d'homme, en voie d'accomplissement, dès le premier génome m'était en acte les possibles, il se comprendrait que l'homme soit sa propre mesure, son dieu, ce qui ne se peut, puisque, tout est de et dans la main du Créateur.

La proposition selon laquelle l'âme donnerait la vie oubliant la séquence des actes dans le même instant a son origine dans le ait que, jusqu'au projet de loi de bioéthique peu se sont penchés sur la question, et elle apparaît, encore aujourd'hui, comme secondaire, insignifiante. Il faut aussi considérer qu'à l'intérieur de la hiérarchie de l’Église, il y avait et existe toujours une forte opposition sur le sujet24, certes pour des raisons occultes et d'apostasie, mais aussi des questions d’ego. C'est le débat déclenché autour du projet de cette Loi qui amena un approfondissement sur l'animation (ix).


THOMAS : La nécessité de distinguer l'âme en tant qu'elle donne la forme du corps de l'animation est précieuse, elle confirme l'intervention personnelle de Dieu le Père, c'est ce que l’Église, dans son ministère enseignant, aurait dû depuis longtemps définir. Cette nécessité ne sera pas prise en compte par le « pontificat » de François, mais qui s'en étonnerait ?


JOSEPH : - L'apport des Puissances ou Attributs divins, même s'il est fait dans le même instant T. de la création de l'âme, dès la formation du premier génome, n'en est pas moins séparé de la création de l'âme. Nous sommes là en présence de deux actes purs. Dieu seul en est l'Auteur. Ce questionnement rejoint le débat sur la raison de l'Incarnation du Verbe et sa Passion (x).

La Rédemption est une nécessité, et toute nécessité est de l'ordre de l'accident, car le péché originel est un accident25. Il n'était pas prévu dans la projet initial de Dieu quant à la création de l'homme qui est un acte pur. Proposer que Dieu ait pu envisager l'Incarnation de son Fils, le Verbe, parce-que, l'homme qu'Il créerait se révolterait contre Lui, c'est faire de Lui un dieu double capable de bien et de mal, Il rejoindrait les panthéons des idoles. Le sacrement de l'Eucharistie nous dit le contraire. Dieu ne peut envisager que sa créature puisse faire autre chose que le bien, car Il ne peut concevoir le mal. Il est parfait, le Saint. Un père et une mère peuvent envisager que leur enfant commette une faute, un péché, parce-que, eux-mêmes sont pécheurs, imparfaits, ils ont, malheureusement, le regard éduqué à cet aspect douloureux de la vie, de l'usage de la liberté, mais Dieu n'en a aucune expérience ; sa nature est de donner ce qu'Il est, Saint, car la ressemblance est la voie de la sainteté.


THOMAS : - La distinction entre l'acte créateur de l'âme qui donne l'image et l'acte de la transmission de la vie par les trois Puissances permet de mieux comprendre l’importance de l'animation et d'approfondir ces deux termes : image et ressemblance qui ne sont pas des effets de style, car nous le verrons, il ne s'agit pas de synonymes.


JÉRÔME : - Mais revenons sur les Puissances de l'âme ; les deux ordres, végétal et animal, ne les reçoivent pas ; c'est pourquoi, ils n'ont aucune conscience de leur existence, puisque, ils n'ont pas les capacités de réfléchir sur ce qu'ils sont. Ils ne peuvent donc pas être mis sur le même pied que l'homme et encore moins au-dessus de lui. Une telle proposition n'est pas recevable, elle est une perversion, une transgression qui vise à renverser les lois de la création, de l'ordre moral institué par Dieu, ce qu'enseignent les dix Commandements et la Loi Morale Naturelle. Ceux qui soutiennent cette déviance sont du mensonge26, ils sont apostats.


ALBERT : - Chez les stoïciens, l'âme du vertueux survit à la mort de son corps physique.

Dans la plupart des religions primitives y compris chez les chasseurs - cueilleurs – il y a des vestiges de la tradition adamique – l'intuition de la survie de l'âme est omniprésente. Le livre des morts des Égyptiens en témoigne.

Les sages Chinois aimaient discuter de sujets sérieux avec de la Rosée de Mai27ainsi que du thé au jasmin, mais à nous, il nous est donné de l'Eau Vive.


THOMAS : - Albert, tu ne changeras pas !

La Cause Première de la création, pour le philosophe chrétien, est Dieu. En effet, une cause intelligente, incréée en est l'Auteur, elle se nomme Dieu, car le nom de Dieu désigne sa nature DIEU : l'origine sans origine de tout ce qui est et existe. Lui qui est la vie, la communique et se communique par la vie.

Mais, c'est l'heure du repas !


AUGUSTIN : - Nous vous avons préparé une boulinade de poissons, de crustacés et de sèches étalés en couches intercalées de pomme-de-terre en rondelles, de la Bintje, et d'oignon, dans un faitout enduit de sagi et d'ail, le tout saupoudré de piment d’Espelette avec un léger parfum de thym et dans un bouillon de poissons, accompagné d'un Banyuls blanc-sec. Les Marseillais peuvent aller se rhabiller avec leur bouillabaisse.


JÉRÔME : - Je suis vexé, laisse en paix les Marseillais. Ils sont pollués par les mafias en tout genre, mais le vrai marseillais est un brave gars, honnête qui aime la vie mieux que l’O.M. Il chante, parle, joue à la pétanque, boit à la régalade, se paie en rigolade, car il vit du Mistral et de sa mer dans la lumière de la Bonne Mère.


JOSEPH : - Un chauvin de plus ! La philosophie ne vous aura pas arrangés de ce côté-là.


JÉRÔME : - J'aime la France, je l'aime, parce-que, j'aime d'abord ma région.


JOSEPH - Il n'y a rien à redire, ce sont des paroles justes. Passons à table.



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1 Instrument servant à tuer les bovin.

2 Les écologistes sont défenseurs de l'avortement, de l'euthanasie, du wokisme, du lgbtisme dont la cause majeure est le noachisme. Ils sont dans une psychologie-politique fascisante. Ils n'acceptent aucune opposition, n'ont aucune bienveillance ni respect de la personne ; c'est le dernier étage de la révolution.

3 La parabole de Lazare et la conversion du Bon Larron.

4 La racine du verbe créer est ind.eur. K5E°BRĒ, ce mot donne l'idée de semence et de croissance faire pousser, faire se lever ce qui correspond bien au vivant qui est appelé à se lever, à se mettre debout. Le sacrement du baptême donne une signification semblable, renaissance, libéré, appel c'est-à-dire se lever. Peut-on concevoir que la matière est appelé le vivant ? Qui aura pitié de nos frères les ânes ?

5 Les Hébreux ne prononçaient pas ce pronom JE ; c'est peut-être sous l'influence de Zénon, fondateur du stoïcisme que le concept de la personne se forge, il sera repris par Marc-Aurel qui le développera et que, la doctrine chrétienne incorporera dans son Magistère infaillible. Mais le JE ne se prononce qu'à l'intérieur du JE SUIS de Dieu. Car, si effectivement la personne est individualisée, indépendante de sa cause première et de son semblable, sa substance signifiant son anthropologie a pour origine cette cause première qui est le seul ETRE à pouvoir se définir par : JE SUIS CELUI QUI SUIS. Prononcer son JE, c'est le prononcer à l'intérieur du JE SUIS à savoir en dépendance de l’Être de ce JE SUIS. Dire JE, c'est reconnaître sa ressemblance avec Dieu, c'est donc affirmer en être sa gloire et être dans la permanence de l'action de grâce.

6 « L'homme vivant est la Gloire de Dieu. » Saint Irénée,évêque de Lyon, de Erresiae

7 Le doublement du nom de Moïse indique que c'est la seconde Personne de la Très Sainte Trinité qui l'appelle. Moïse avait la révélation trinitaire.

8 Donner le nom d'une personne à un animal, n'est pas innocent, c'est une transgression. L'ordre de la création est inversé, le paradigme divin est jugé.

9 Apôtre saint Paul

10 Ce pronom personnel est une apparition relativement récente ; les Hébreux ne le prononçaient pas. Il semble se propager à partir de l'élaboration du concept de la personne avec l'empereur Marc-Aurel et la diffusion de la foi chrétienne. Mais le JE ne se prononce qu'à l'intérieur du JE SUIS de Dieu. Car, si effectivement la personne est individualisée, indépendante de sa cause première et de son semblable, sa substance signifiant son anthropologie a pour origine cette cause première qui est le seul ETRE à pouvoir se définir par : JE SUIS CELUI QUI SUIS. Prononcer son JE, c'est le prononcer à l'intérieur du JE SUIS à savoir en dépendance de l’Être de ce JE SUIS. Dire JE, c'est reconnaître sa ressemblance avec Dieu, c'est donc affirmer en être sa gloire et être dans la permanence de l'action de grâce.

11 Depuis quelque temps, il y a un encouragement à interpréter la Bible dans son sens littérale avant d'aborder les autres sens.

12 cf. Gn. II, v.19-20

13 Ce qui est de foi.

14 Déviance toxique de l’hindouisme confronté au bouddhisme qui est postérieur au christianisme.

15 Cette errance de l'esprit a sa cause dès le premier siècle après J.C. De l'opposition au christianisme qui s'oppose tout de suite à la gnose, sachant qu'historiquement, selon les travaux de F. Combrette, l'Asie a été soumise à l'infestation idolâtrique par ses liens commerciaux avec la Mésopotamie, les descendants de Cham et Chanaan. Le bouddhisme est postérieur au 1er siècle de l'évangélisatin de l'Asie comme le confirment les recherchent archéologiques confiées à Eecho.

16 L'abbé Louis Bouyer Dic.Théo. Desclée

17 Les Inachevées, statues qui devaient orner le tombeau du Pape Jules II de Médicis, expriment admirablement ce propos.

18 Tout vivant a un corps et donc une forme, qu'il s'agisse du végétal ou de l'animal.

19 L' intention vaut péché, l'acte peccamineux n'est que la consommation de l'intention.

20 Ils se sont formés dans l'après-midi du 25 décembre 1999, à 12h le premier ministre, Lionel Jospin, remettait, au nom du Conseil d'Etat l'approbation du projet de loi qu'il avait prononcé au nom du Peuple Français.

21 Il est à noter que l'ADN du chimpanzé et proche de l'homme entre 98% et 96%, ce qui ne signifie pas que l'homme descende du singe ni d'aucun animal, mais que toute la création est bien établie dans une communion et une unité d'intention.

22 cf. les confidences de Jésus à sainte Catherine de Sienne.

23 Rien que ce seul point devrait suffire à convaincre que l'animation ne peut être tardive, mais qu'elle a lieu dans l'instant T. de la création de l'âme et dans l'instant T. Du premier génome.

24 Débat tragique au sein de la Communauté Saint Jean dite « les petits-gris » et qui amena un renversement métaphysique de la part du Père Marie-Dominique Philippe sous la pression de membres véritables agents infiltrés.

25 Toute la création visible et invisible est ordonnée à l'Incarnation du Verbe, du Fils, seconde Personne de la Très Sainte Trinité, cette intention n'est pas originellement liée à la Passion qui est la conséquence du péché originel qui est de l'ordre de l'accident car, Dieu ne peut envisager le mal, Il est le Saint, il n'y a donc pas de lien de causalité originelle entre l'Incarnation prévue et la Passion qui, elle est liée aux conséquences du péché originel.

26 Cf. le film L'Ours de Jean-Jacques Annaud ou Dian Fossey, scientifique totalement déviante dans sa relation gorille et homme ou le mouvement végal qui se réjouit de la mort d'un homme dont la profession est d'être boucher.

27 Un excellent alcool de riz, cité dans l’œuvre policière Le Juge Ti de Van de Gulik.



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i Le péché est toujours individuel, mais ses conséquences sont toujours sur la communauté et sur la création. L'intention du pécher est en elle un péché, elle prime sur l'acte, la consommation de l'intention, il ne faut pas confondre tentation ou se mettre en tentation avec l'intention de commettre une faute, une transgression, car l'intention consomme la tentation. Le péché repose d'abord sur l'intention, et ses conséquences s'étendent à la société et à la création. Si le péché est toujours une faute individuelle ses effets sont toujours portés par la collectivité : nul ne se sauve seul ; nul ne se damne seul. Si l'homme naturel ou surnaturel marchait selon la vérité soit naturelle ou surnaturelle, les atteintes à la création seraient moindres, mais aujourd'hui, la perte de la conscience morale et du divin produit des détériorations sur l'ensemble du créé que nul n'imagine alors, que celle-ci ne fait que frémir de sa colère...

ii Le piège pour ces idéologies consiste toujours à faire appel à ce qu'il y a de plus affectif chez les peuples pour les influencer, surtout quand les décideurs s'en complices par leur manque de clairvoyance, rien n'est plus dangereux que de laisser enfermer dans un système de penser la justice et la liberté, mais aujourd'hui, la manipulation la plus évidente est celle des appétits les plus bas, les plus vils en l'homme en veillant à ce qu'il ne soit jamais satisfait... Contre ce fléau, il n'y a que la prière et le refuge en Dieu par le Cœur Immaculé de Marie.

iiiIl faut en finir avec le récitatif gnostique au sujet de la création d’Ève. Dans le chapitre II du livre de la Genèse, Ève n'est pas créée v.21-22, mais formée à partir d'Adam ; le v.21 ouvre bien la voie de l'extraction d'une cellule vivante qui sera fécondée, un peu comme le clonage, mais réussi. Lucifer est le singe de Dieu, l'homme de péché est celui de Lucifer.

iv La Vierge Marie, au pied de son Fils sur la Croix, supplie Dieu le Père d'accorder la mort de son Fils pour le salut du monde. Car Jésus-Christ était sur le terre, au milieu des hommes immaculé, saint, sans péché, Il ne pouvait mourir, pour que sa mort se réalise, même si sa divinité l'exigeait, il fallait que sa Mère s'offre à Dieu et la demande au Père éternel. Marie dans ces instants tragiques, humainement insupportables, s'adresse au Père des Cieux de l'intérieur du Sacerdoce Royal pleinement assumé par Jésus lors de sa Présentation au Temple de Jérusalem. Marie, l'Immaculée, assume la charge d’Ève qu'elle a laissée tomber lors de sa désobéissance, car enfante la renaissance surnaturelle de l'humanité par sa maternité douloureuse qui se déploie au pied de la Sainte Croix de son Fils ; c'est pour cette charge inouïe, surhumaine, que Jésus-Christ va la couronner Mère de l'humanité en voie du salut, c'est pourquoi elle devient le refuge des pécheurs et la Corédemptrice.

v Le roi de Salem, personnage mystérieux, sans doute un ange du Seigneur des Armées selon Anne Catherine Emmerich, fut chargé par Dieu de remettre à Abraham la bénédiction sacerdotale royale qu'Adam a laissée choir dans la poussière en commettant le péché originel. Abraham reçoit le Sacerdoce Royal qui sera institué d'une manière plus visible par Lévy fils de Jacob et ses descendants jusqu'à l'Incarnation du Verbe qui, lors de sa Présentation au Temple, l'assume comme Grand Prêtre Nouveau. Dès lors, le Temple voit sa raison d'être condamnée, puisque sa construction est la prophétie du Corps Glorieux de Jésus-Christ ressuscité.

vi La Présentation de Jésus au Temple est si importante pour le baptisé qu'il est proposé comme mystère à méditédans le rosaire ; tous les mystères de l'enfance de Jésus-Christ sont les premiers accomplissements de la Révélation contenue dans l'Ancienne Alliance, ils nous sont proposés comme nourriture de l'âme en vue de l'union au Christ. C'est dans ces mystères que se confirme que Jésus-Christ assume et accomplit toute l'histoire depuis la création du Tohu-bohu à l'assomption de toute la création.

vii L'union des corps, tel que, nous la connaissons, selon la Loi Naturelle, est un mode punitif, l'une des conséquences directes du péché originel : « Il dit encore à la femme : Je multiplierai tes fatigues et tes grossesses ; c'est dans la douleur que tu metras au monde des enfants ; tu seras sous la puissance de ton mari, et lui te dominera. » ; ceci dit, le plaisir que chaque partenaire légitimement uni à l'autre ressent de cet acte est un bien accordé par Dieu pour le renouvellement des générations. C'est pourquoi, la pudeur, la chasteté et la pureté physique et morale sont si importants dans le vie surnaturelle ainsi que pour la société, et une exigence évangélique aussi importante que la pauvreté, et que l'on ne peut pas modifier selon son grès. Le concupiscible charnel est au nombre des actes peccamineux graves qui peuvent mener à de tels désordres que le salut est alors, en très grand péril. Les désordres moraux sur cette matière sont cause de beaucoup d'âmes damnées.

viii Lors du débat sur la Loi de Bioéthique, certains ont suggéré que les chercheurs transgressifs parviendraient à créer un clone, et ainsi, contraindraient Dieu le Père a créer une âme. C'est une faute grave d'intelligence, car cela supposerait que Dieu se fasse complice de la transgression majeure et universelle avec les effets dévastateurs que nous savons ne serait-ce que par l'intention de consommer cette transgression. Une telle supposition a desservi la cause du combat ; Dieu n'a-t-Il pas empêché Adam et Eve d'atteindre l'Arbre de Vie ? Pourquoi autoriserait-Il aujourd'hui ce qu'Il interdit à l'ouverture de l'histoire ? La gravité de la faute c'est d'en avoir l'intention avec pour objectif renverser le paradigme divin, ils n'ont pas besoin d'y parvenir pour sanctionner la gravité de ce péché qualifié à juste titre : de transgression majeure.

ix Contrairement à ce que j'ai avancé quant à l'animation et la mise en acte des possibles, m'appuyant sur les travaux du Père Patrick de Vergeron, la mise en acte des possibles, et non des Puissances, procède de l'Acte de Dieu le Père, et non pas, du petit-homme qu'est pleinement le premier génome en voie d'accomplissement et non en voie d'évolution. Car, lorsque, Dieu créa Adam et Eve, surtout Adam, le récit qu'il en est fait dans le livre de la Genèse montre bien que l'animation et la mise en acte des possibles se déroulent par Dieu dans un seul instant T. où se différencient l'acte de la forme de l'acte du mouvement, soit la vie. S'il est considéré que Die est l'Auteur de la mise en acte des possibles dans le même instant T. alors, tout apparaît plus simple et plus clair, nul besoin d'échafauder des systhèmes complexes qui semblent voisiner avec la gnose. Mais je me dois de rendre hommage au travail combatif du Père Patrick de Vergeron qui au-delà de certaines erreurs, aura mené un combat né nécessaire et de très grande importance, ne serait-ce que pour avoir bousculé des convenances étouffantes autant qu'inutiles.

x Dieu est saint, pur, vérité et amour, il Lui est totalement impossible de concevoir que sa créature de prédilection, l'homme, puisse le blesser par le péché originel. Dieu ne peut concevoir le mal. Donc l'Incarnation est un projet hors du temps, qui a pour but l'élévation de l'humanité dans la Gloire divine. La Rédemption ait due au péché originel qui est de l'ordre de l'accident, s'il y a un lien entre Incarnation et Rédemption, c'est un lien de nécessité accidentelle. A l'origine, l'Incarnation ne pouvait être envisagée en vue de la Rédemption, puisque, Dieu ne peut concevoir le péché, le mal. CQFD.


A écouter, cette vidéo de Jean-Marie Eli SEBTON


"ETRE CATHOLIQUE"






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