LA LUMIÈRE DE BETHLÉEM N°2 - LA RÉCONCILIATION DE LA MÉMOIRE v.2


LA MÉMOIRE V.2

1−Histoire vivace dans ses conséquences

L’histoire est le passé des actes, mais leurs effets etleurs conséquences qui sont produits par les champs mémoriels inter-relationnels, soit les champs morphogenèses, qu’ils ont rejoints selon les intentions qui les ont mus, se prolongent dans le futur et le présent en bien comme en absence de bien. La pensée émet des ondes électro-magnétiques qui rejoignent les champs mémoriels correspondants à leur qualité morale et spirituelle. Les contrecoups de nos actes touchent nos possibles qui sont les causes secondes des Puissances, ce sont nos capacités de faire, d’agir. C’est en raison de cela que notre génération doit demander pardon pour les péchés de ses aînés, et poser des actes de réparation à commencer par les ancêtres de nos familles. C’est une démarche nécessaire, elle correspond aux exigences d’une communion des saints vécue au présent. La communion des saints n’est pas exclusivité de l'Eglise triomphante, elle commence sur la terre.


2−Les Puissances de l’âme humaine


A la conception d’un petit d’homme, au premier génome, Dieu le Père se rend Présent pour créer l’âme sans voile – ce qu’on désigne par animation immédiate –, et dès sa création, Il lui fait dont de la Memoria dei ou mémoire ontologique, qui se constitue de la permanence de la Pensée du Créateur et du souvenir de sa Présence dans sa Procession de Lumière.

[La création de l’âme sans voile : Le Créateur a créé sans intermédiaire la particule de matière indéterminée, Il créa les anges sans intermédiaire, Il institua les sacrements sans intermédiaire, Il rappela à la vie Lazare alors qu’il sentait, Il guérit le sourd et muet sans intermédiaire, pourquoi Lui faudrait-Il un intermédiaire pour la création de l’âme au premier génome ?

Depuis quand la philosophie et la théologie s’excluent-elles du bon sens ?

Dieu n’est-Il pas l’Incréé ?

Tout n’est pas démontrable en philosophie, il y a un inconnaissable du créé, comme il y a un inconnaissable du révélé. Il faut l’accepter pour ne pas être tenté de se prendre pour Dieu.]


La Memoria dei est la première Puissance. Elle contient les deux suivantes : l’intellect agent et le spirituel agent, qui prennent leur rôle à mesure que les organes se mettent en place. Elle est le désir de Dieuvers l’homme et vise versa.Elle est l’un de la diversité de nature des diverses mémoires individuelles et collectives, elle est le principe de l’unité de la personne.

Elle est immédiatement sollicitée par le petit-homme en voie d’accomplissementà la création de l’âme, afin qu’il se prononce sur la proposition de vie que lui fait découvrir Dieu le Père dans sa Procession de Lumière, il y répondra dans une totale vérité et liberté en s’appuyant sur la Memoria dei et non sur le cerveau qui n’est pas encore formé.

L’histoire est recueillie par la Memoria dei ou mémoire ontologique. Si ce n’est pas le cas, le Verbe n’aurait eu aucune raison de s’incarner, et l’institution de l’Eucharistie n’aurait pas de raison d’être, puisque ce sacrement est mémoire : « Faites ceci en mémoire de Moi ».


L’oraison silencieuse nous fait rejoindrela mémoire ontologique, et Dieu nous rejoint par elle. L’oraison n’est pas une question de volonté, c’est une voie passive. Un chrétien doitpratiquerl’oraison, car c’est le chemin que Dieu prend pour nous rejoindre. L’oraison est importante, car elle établit la communion fraternelle spirituelle entre tous les hommes dans l’invisible.

La fraternité ne peut se réaliser sans une purification de la mémoire et une réconciliation avec les générations aînées qui passe par le pardon.

3−La charge des peuples

Si les peuples sont écrasés par les souffrances, ce qui les rend vulnérables et manipulables, c’est en partie dû à ce qu’aucune réparation n’a été entreprise par les épiscopats nationaux.C’est pourquoi nous subissons un conditionnement social qui nous étouffe, et c’est pour détruire cette cause que le Pape François inverse la pyramide de l’autorité et du service, revenant à l’esprit apostolique des premiers temps de l’Église : extrait de sa lettre apostolique Un Cœur de Père « Le monde a besoin de pères, il refuse les chefs, il refuse celui qui veut utiliser la possession de l’autre pour remplir son propre vide ; il refuse ceux qui confondent autorité avec autoritarisme, service avec servilité, confrontation avec oppression, charité avec assistanat, force avec destruction. » (para.7)


Une réparation est d’autant plus nécessaire que depuis le XIXs. nous subissons l’oppression grandissante des puissances sataniques, selon la théorie du général Pike, un luciférien déclaré, franc-maçon. Pike découvrit que bon nombre de conflits modernes ont une cadenceentre eux de 1160 années qui les relient à des conflits antiques sur lesquels des rites de magie ont été faits, champs mémoriels inter-relationnels ou champs morphogenèses, les répercussionss’étendent de confit en conflit : Les récents sont la conséquence de plus anciens qui eux-mêmes sont reliés à d’autres. On comprend pourquoi toutes les guerres modernes sont entachées de liens occultes, se caractérisant par une montée en cruauté.


Les Eglises instituées et le peuple de Dieu auraient dûentreprendre des actes pénitentiels et de réparation après chaque conflit au lieu de se contenter de célébrations protocolaires. Les Eglises ont failli, les puissances malfaisantes de l’état profond se sont renforcées. Cette faute par omission à laquelle s’ajoute l’oubli des prières d’exorcisme en fin de messe favorisentle recul de la charité dans l’Église et dansle monde ouvrant des boulevards aux puissances du mal.

[Convenons que la réforme liturgique amenée par le lazariste Annibale Bugnini a été fortement inspirée par des obédiences maçonniques dont il était membre. (C’est incidemment qu’on le découvrit, Bugnini ayant oublié son porte-documents dans un des bureaux du Vatican, celui-ci étant ouvert laissa apparaître sa carte de membre franc-maçon, le tout fut remis au Pape saint Paul VI qui lui retira sa mission trop tard, le mal était fait.)]

Le rédacteur de cette réforme n’a pas considéré que la liturgie était la première alliée contre les puissances démoniaques ; qu’il s’agisse des traductions des textes liturgiques en français, dont la dernière est marquée par une sorte de mondialisme liturgique, des passages des textes sacrés sont traduits de telle manière que leur historicité est amoindrie, leur sens et la puissance de vie surnaturelle sont minorés. Il y a également l’oubli de rites anciens d’exorcisme, les seuls réellement efficaces, et de certaines dérives à l’intérieur des nouvelles communautés, cesont là autant de voies favorables au Malin et à ses légions. Mais ne nous en étonnons pas, l’Ecriture doit s’accomplir, ce qui n’excuse en rien les responsables de cette apostasie rampante.


4−Amitiés sociales et fraternité


Etablir un projet de paix, favorisé par le dévelop­pement de l’amitié sociale en vue de la fraternité universelle semble à priori rejoindre les idéologies du mondialisme. Mais son ambiguïté apparente est effacée par l’insistance du Pape François quant à l’importance de la mémoire, sur laquelleil s’appuie ; toutefois sur ce point précis, nous souffrons d’un manque, car pour qu’il y ait une fécondité pastorale de la Memoria dei, il faudrait que l’Eglise confirme infailliblement que l’animation se réalise à la constitution du premier génome. Elle peut le faire et doit le faire, carsans cet enseignement infaillible, la proclamation dogmatique de Marie Corédemptrice est difficile.

L’intention finale est d’établir entre les hommes une communion dont le Christ Jésus est le Principe alors la recherche de la fraternité universelle prend sens puisqu’elleest déjà réalisée en puissance par la fécondité de la Paternité Incréée de Dieu le Père qui crée tous les hommes qui soulèvent la poussière de la terre, et à qui Il confère individuellement les trois Puissances indépendamment de leur ethnie, culture et religion.


La fraternité, demandée par la Vierge Marie à Amsterdam, La Dame de Tous les Peuples, devient une nécessité relative, pratique puisque le but est la communion entre les hommes en vue de l’unité explicite et pratique contenue en possible dans la Memoria dei. Mais là aussi, cet objectif implique que nous fassions un travail sur notre mémoire individuelle et collective, et que soit défini et proclamé le dogme de Marie Corédemptrice.


Permettez-moi de m’arrêter sur l’idée de la fraternité universelle, objectif louable et demandé par la Sainte Vierge à Amsterdam ; mais elle demande également que soit défini et proclamé le dogme de Marie Corédemptrice, comme elle avait demandé la convocation d’un concile.

Le Pape François, sans doute agacé par la pression des demandes à ce sujet, a répondu que ce dogme devait venir du ciel. Oui, et c’est le cas, puisqu’il vient essentiellement du Peuple de Dieu dont il a rappelé et redéfinit qu’il avaitle sens de la foi – le sensus fidei – ainsi que le sens du bien commun. Il est donc assuré que la demande venant du Peuple de Dieu vient de l’Esprit Saint. Il est à considérer que c’est Dieu qui l’amène ; encore faut-il que les hommes en charge de cette mission n’y fassent pas obstacle pour des considérations trop humaines. Je vous lis ici un passage de l’office des lectures de la célébration de l’Immaculée Conception extrait de la prière à Marie de saint Anselme : « Dieu est donc le Père de toutes les choses créées, et Marie la mère de toutes les choses recréées. Dieu est le Père de la création universelle, et Marie la mère de la rédemption universelle. Car Dieu a engendré celui par qui tout a été fait, et Marie a enfanté celui par qui tout a été sauvé. »


Sans la proclamation de ce dogme, le projet de fraternité restera au stade de la longue litanie des vœux pieux, un peu comme l’Arlésienne de Bizet : Ce qui est trop humain vient toujours d’une correspondance surnaturelle qui n’est pas assumée, parce que le lien surnaturel qui le relie n’est pas défini. Un dogme proclamé ouvre des vannes de grâces qui favorisent la réalisation d’une étape spirituelle qui a toujours un impact social bien au-delà de l’Église. Pourquoi donc se priver d’un tel moyen ? Il est vrai que ce dogme dans un premier temps s’adresserait aux seuls catholiques qui sont à jeun d’une parole qui les considère quelque peu. Que je sache, être catholique dans l’Eglise n’est pas une lèpre !

Le dogme de Marie Corédemptrice proclame une maternité à toute l’humanité ce qu’elle est réellement, et pas seulement la Mère de l’Église. Elle est la Mère de tous les hommes, car tous sont appelés au salut, n’était-elle pas au pied de la Croix de son Fils vers qui tous regarderont ?Le salut n’est-il pas proposé àtous les hommes qui soulèvent la poussière de la terre ? Et le salut est venu par Marie.


5−Le jubilé de l’Église en l’An 2000, rendez-vous manqué

Le jubilé de l’An 2000 amena l’Église, sous la houlette du Pape saint Jean-Paul II, à un examen de conscience, suivid’une demande de pardon pour les fautes commises par ses membres individuellement, c’était bien, mais insuffisant, ce quioffrit une opportunité de surenchère, favorisant une manipulation de l’état profond, en développant une litanie de reproches et de macérations inutiles, toxiques à l’intention du Peuple de Dieu.


Est-il tolérable que le clergé ainsi que des intellectuels catholiques continuent de nous rappeler les fautes commises par nos aînés ; peut-on continuer d’humilier ses frères sur des évènements dont ils n’ont aucune part.En agissant de la sorte, on commet une agression sur notre espérance, cela n’apporte aucun fruit, et éloigne de la pratique religieuse ou les enferment dans des raideurs désespérantes. Nos hiérarchies n’ont pas à se servir de l’histoire du péché pour mettre en jugement le Peuple de Dieu de génération en génération.

Qu’avons-nous à faired’un humanisme sorti du Bon Marché de la bonne conscience, et des fosses septiques de l’état profond ?


L’intension du Pape saint Jean-Paul II était louable, mais cette démarche pénitentiellefut détournée, offrant à des malfaisants la possibilité de développer une oppression des peuples par le moyen d’une culpabilisation à l’intérieur de l’Église.Il fallait que l’état profond poursuive son œuvre de destruction.

Le peuple de Dieu n’a guère de moyen de se défendre, on lui a confisqué son histoire sainte.

Pourquoi s’étonner qu’après la tyrannie du devoir de mémoire, on passe aujourd’hui à celle du sanitaire ?

La hiérarchie des Eglises chrétiennes instituées subit l’oppression de l’état profond, et certains de ses membres s’y prêtentrésolument. L’argent de Soros n’a qu’une odeur, celle de l’enfer. L’attitude des épiscopats dans cette manipulation de la culpabilité comme instrument de soumission des peuples démontre qu’ils sont dans une nuit de l’intelligence quant à leur mission prophétique et royale, et ils prolongent l’erreur du cléricalisme se soustrayant à l’attitude du don de soi. Il y a plusieurs causes dont des fêlures dans le rite des ordinations et de graves manques quant à la formation des futurs ordonnés.Nos pasteurs, nos prêtres sont devenus des administrateurs et non plus des pères exerçant une autorité dans le respect de leur brebis. Voici un autre extrait de la lettre apostolique du Pape François Un Cœur de Père : « Chaque prêtre ou évêque devrait pouvoir dire comme l’apôtre : « C’est moi qui, par l’Evangile, vous ai engendrés dans le Christ Jésus. Et aux Galates il dit : « Mes petits-enfants, vous que j’enfante à nouveau dans la douleur jusqu’à ce que le christ soit formé en vous ». [...]La chasteté est le fait de se libérer de la possession dans tous les domaines de la vie. C’est seulement quand un amour est chaste qu’il est vraiment amour. » (para.7)


S’il nous est important de s’intéresser à l’histoire c’est pour mieux s’en délivrer, et entamer une réconciliation dans l’ordre de la charité d’abord avec nous-mêmes puis envers les autres. Il faut s’intéresser à l’histoire parce qu’elle peut éclairer le présent, comme un document, mais attention, elle n’est pas une finalité. Elle n’est pas en acte.


Notre présent est l’oppression de l’amour que nous devons avoir envers Dieu puisqu’Il nous aime dans son éternel présent. C’est l’espérance qui nous fait tenir Jésuscomme certitude d’une réalité immédiate et surnaturelle.


Le Pape François vient de proclamer cette nouvelle année liturgique, Année saint Joseph.

Saint Joseph est la mémoire accomplie de l’Ancien Testament du point de vue humain en acceptant d’épouser

Marie et surnaturellement par son assomption au ciel, comme je l’ai précisé dans le dossier consacré au Roi en la mémoire de son peuple, que vous trouverez dans notre bulletin qui vient d’être mis à votre disposition. Saint Joseph est annoncé par la figure du patriarche Joseph fils de Jacob et de Rachel. En saint Joseph, chaste époux de Marie, c’est toute la lignée des patriarches qui s’accomplit, car ils étaient fidèles à la promesse du salut faite à Adam et Eve. En lui, il y a quelque chose de la mémoire paternelle. C’est pourquoi, comme il est également protecteur des foyers chrétiens, je vous recommande de le prier pour guérir les plaies ouvertes par nos aînées qui nous affligent.

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