LA LOI DE BIOÉTHIQUE CH. 3 P. C. AUBRIT SAINT POL




LA TROISIÈME TRANSGRESSION SUPRÊME


OU


LA DÉCHIRURE DU PÈRE ÉTERNEL


3e Chapitre



DE L’ANIMATION


Le thème de l’animation et au cœur de la controverse occasionnée par le projet de loi de bioéthique et dont les effets se poursuivront jusqu’aux châtiments liés à la purification qui a commencé et qui est due à la plénitude de la Révélation.


La controverse au sujet de l’animation a un cadre historique proche de nous, mais pour plus de détails, je vous renvoie à l’étude du Père Patrick de Vergeron et de son équipe : LA MÉMOIRE ONTOLOGIQUE[1] dans laquelle est exposé la perception universelle de cette Puissance.


L’existence de l’âme ?


Dans le chapitre précédent, j’ai répondu à cette question : sans l’âme, il n’y aurait ni forme, ni mouvement. Mais ce qui distingue l’âme humaine l’âme végétative et sensitive, est qu’elle contient les attributs de Dieu : mémoire, intelligence et amour. L’âme existe, et pour l’homme, elle est spirituelle, nul autre vivant n’a une âme spirituelle que l’homme.


Cadre historique de réflexion sur l’animation


L’empereur philosophe Marc Aurèle[2], stoïcien, propose que le principe de procréation ou de génération soit l’exclusivité de l’homme ; selon lui, l’homme contient le sperme et l’ovule donc la capacité exclusive de la fécondation, la femme n’étant plus que le nid, donc d’une totale passivité. La position de Marc Aurèle s’explique par le contexte d’une société patriarcale, fondée sur le guerrier, le conquérant dont tout dépend y compris la vie du nouveau né[3].


C’était une proposition qui remettait en cause la conception virginale de Jésus et donc l’Incarnation du Verbe en son humanité. En réaction, et dans un contexte scientifique peu développé, les Pères de l’Eglise, considérant la semence humaine comme de la purée, proposeront une animation tardive sans plus de précision.


L’animation ramenée à trois jours


Le docteur angélique, saint Thomas d’Aquin, a l’intuition que l’animation est plus proche, mais par manque de connaissances scientifiques et médicales, il ra mènera une animation à trois jours après l’union des corps[4].


L’Église en restera-là pour les siècles à venir. Dans le Peuple de Dieu, qui a le sens de la foi autant que la hiérarchie ordonnée, se développe l’intuition que l’animation est au plus proche de la fécondation de l’ovule, certains la croient immédiate. Ce courant interne à l’Église est soutenu par des philosophes, des théologiens, des mystiques, et bientôt rejoint par des généticiens du fait des récentes découvertes et observations[5].


La dépénalisation de l’avortement, la multiplication de lois renversant l’anthropologie seront l’opportunité d’affiner les positions dans un débat qui tendra à des paroxysmes de violence qui ne s’expliquent que par l’infestation des puissances du Malin chez, surtout dans l’Église. Si se mettre au service de la vérité demande une certaine ascèse, le traitement de cette problématique, l’animation, exige de l’héroïsme[6], une grande abnégation.


A ce jour, la question demeure : comment démontrer que l’animation ait lieu au premier génome ?


Face à la montée d’un courant proposant une animation à moins de trois jours, les opposants se durcissent, non seulement ils campent sur les trois jours, mais certains, comme l’improbable Père Marie-Dominique Philippe, proposeront une animation à six mois, tant il est vrai qu’ils s’installeront dans un irascible à la suite de la déclaration du Pape saint Jean-Paul II. La multiplication de leurs objections contre l’animation au premier génome sont mues pour des raisons que j’expliquerai dans un autre chapitre. Elles sont opportunistes avec des intentions où se mêlent les egos, des intérêts vils et serviles et surtout des allégeances objectivement lucifériennes, car l’important pour ceux qui tireront les ficelles de la transgression, c’est que la Loi de bioéthique passe, et qu’aucune force de contestation puisse l’en empêcher[7].


Ces esprits ne se soucient nullement de servir la vérité, ils sont dans des engranges en liens à des choix antérieurs qui s’opposent au bien commun, à la Gloire de Dieu.


Ils objecteront que Dieu le Père a créé l’âme n’ont pas directement de sa main puissante, mais derrière un voile, afin de renforcer leur opposition à une animation au premier génome, mais toutefois, ils n’en ont pas fait la démonstration. Mais contraints de défendre leur position coût que coûte, et plutôt que de s’exposer à un authentique débat intellectuel, ils s’enfermeront dans la violence, abusant du principe d’autorité, balayant la charité, la bienveillance, la prudence, n’hésitant pas à enfreindre les règles canoniques internes à leur communauté. Leurs violences n’auront guère de limite. Les partisans de l’animation au premier génome amèneront le Pape saint Jean-Paul II à prendre position, et selon la plus haute tradition, puisque c’est à la demande de plusieurs évêques qu’il interviendra.


A la suite de l’encyclique Humani Generis du Pape Pie XII, le Pape saint Jean-Paul II, confronté aux dérives morales des manipulations génétiques, jette les fondements métaphysiques d’une nouvelle approche sur la question. Dans son discours inaugural d’une cession de l’académie pontificale pour la vie et la famille, le 24/02/1998 et publiée le 24/04/1998 dans la Documentation Catholique. Discours qui ne sera relayé par aucun médiat et combattu férocement à l’intérieur de l’Église. Il enseigne que l’animation se produit dès la fusion des deux ADN des parents[8].


La déclaration de ce Pape accroîtra un peu plus les tensions, il sera moqué, insulté par ceux qui auraient dû défendre sa parole, mais elle va libérer la parole les savants chrétien catholiques, ils vont s’affirmer ainsi que d’autres au risque de rétorsions sur leur carrière, leur crédibilité et jusqu’à l’assassinat. Quoique la position du Pape saint Jean-Paul II n’ait pas valeur d’une définition dogmatique, cet enseignement entre dans le discours du Magistère, le débat ne pourra plus être fermé ni connaître le moindre interdit[9].


Du voile ?


La mention d’un voile en lien avec la Présence de Dieu se trouve plusieurs fois mentionnée dans le livre de l’Exode ainsi que dans les évangiles de Matthieu, Marc et Luc : « Le voile du Temple se déchira… ». Mais dans ces cas-là, le voile signifiait la Présence de Dieu soit dans la Tente de la rencontre, soit au Temple de Jérusalem. Dieu que nul n’a jamais vu est derrière le voile ; mais depuis l’Incarnation, Dieu s’est rendu visible, sensible… Le voile n’a plus de raisons d’être.


Dans le livre de la Genèse, il est dit que Dieu conversait avec Adam et Eve au coucher du soleil : « Et lorsqu’ils eurent entendu la voix du Seigneur Dieu qui se promenait dans le paradis, à la brise du soir, […] ». Ce passage, la bienheureuse Catherine Emmerich le confirme dans une de ses révélations concernant (les mystères de l’Ancienne Alliance). Elle y précise que Dieu conversait avec eux à chaque coucher du soleil, qu’ils Le voyaient, sans doute était-ce le Verbe sous l’image d’homme[10].


1er arg. :

Si Dieu, avant la faute originelle, conversait avec Adam et Eve au coucher du soleil, pourquoi Lui faudrait-il se dissimuler derrière un voile pour créer l’âme humaine ?

Pourquoi un voile entre son Acte de Création et son objet ?


Il n’apparaît, à aucun endroit des Saintes Écritures, que Dieu se soit dissimulé derrière un voile à la création d’Adam et Eve, bien au contraire, la description y est réaliste : « Le Seigneur Dieu envoya donc un profond sommeil ; […] il prit une de ses côtes ; et il mit de la chair à sa place. Puis le Seigneur Dieu forma de la côte qu’il avait tirée d’Adam, une femme, et il l’amena devant Adam. […] puisque tu es poussière, tu retourneras à la poussière[11]. »


Quel serait le critère qui fonderait la nécessité du voile ? Aucune démonstration ne l’ établit.


2eme arg. :


Dieu a créé, ex nihilo[12], une particule de matière indéterminée qu’Il informa pour donner l’univers que nous connaissons, Il ne sait pas caché derrière un voile.

A quelle nécessité cela aurait-il obéi ?

Il en a été de même pour la création des esprits angéliques qui Le voient tel qu’Il est.


3eme arg. :


Il créa l’homme à son image dans l’intention de s’y incarner.

N’y aurait-il pas quelque chose de très déroutant, d’incohérent, à ce qu’Il le crée derrière un voile et non directement alors qu’Il le veut à son image, à sa ressemblance, et qu’Il veut s’y incarner ?

Dieu serait-il illogique avec Lui-même ?

A-t-on jamais vu un potier travailler son argile à l’abri d’un voile ?

Dieu est le Tout-Puissant, à qui rien n’est impossible, pourquoi l’homme limiterait-il l’Acte de création du Créateur, et le conditionnerait-il ?

L’introduction dans l’âme de la Memoria dei requière la Présence de Dieu en Personne et sans voile, puisque la Memoria dei ainsi que les deux autres agents sont les attributs de Dieu : Il est mémoire, Il est intelligence, Il est Amour, c’est sa nature.

Dieu le Père crée l’âme directement et sans voile, sa libéralité est totale, sa Puissance est le Tout-Puissant.


4eme arg. :


L’homme n’est-il pas sa complaisance ?

Lorsque Jésus est baptisé par saint Jean le Baptiste, ce sont tous les baptisés à venir qui l’ont été en puissance avec Lui dans le Jourdain à ce moment-là, et c’est également à eux, par le Christ, que les Paroles du Père s’adressent : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute ma complaisance. » L’humanité de Jésus ainsi que celle de Marie sont la même en nature que la nôtre ; la complaisance du Père envers le Fils est la même envers nous puisque plus tard, Jésus enseignera que pour notre salut nous devons faire la volonté de son Père, et que pour cela, nous avons à prendre notre croix qui est aussi la sienne. L’apôtre Paul n’a-t-il pas enseigné que c’est dans son corps qu’il parfait ce qu’il pourrait manquer à la Passion de Jésus-Christ ? C’est bien par la baptême que nous sommes adoptés par le Père.


5eme arg. :


Nous savons que Dieu est le seul Saint, qu’en Lui, il n’y a pas de cause diminuante ; lorsqu’Il crée l’âme humaine, Il la crée parfaite. L’âme est sans tâche et les Puissances le sont aussi, il n’y a donc rien d’impur à la création de l’âme.

Pourquoi Lui faudrait-il un voile ?

Ne s’est-Il pas fait péché pour nous ?

N’a-t-Il pas mangé avec les prostituées ?

N’a-t-Il pas approché les publicains ?

N’a-t-Il pas laissé les malades le toucher ?

Ne s’est-Il pas montré au matin de sa résurrection à Marie-Madeleine, une prostituée convertie ?

Ne s’est-Il pas laisser toucher par l’apôtre Thomas ?

Qu’y aurait-il d’insensé, d’attentatoire à sa Sainteté, à ce qu’il soit considéré que Dieu crée sans voile l’âme ?


6eme arg. :


Quand Dieu le Père crée une âme, Il la crée avec le Fils et le Saint-Esprit, et quand Jésus-Christ guérit un lépreux, Il le guérit avec son Père des Cieux et le Saint-Esprit, car si les Personnes de la Très Sainte Trinité sont distinctes, Elles n’en sont pas moins Unies. Ce que fait l’Une des Personnes, les deux Autres le font avec Elle.


Conclusion


La proposition d’un voile séparant l’Acte Créateur de son sujet apparaît d’avantage répondre à un besoin psychologique ou à une vision de Dieu selon un angle d’approche qui est assez pharisaïque, et qui éloigne un peu plus l’homme de son Créateur. Nous le verrons plus tard, c’est une proposition opportuniste, malicieuse et qui n’a que peut à voir avec le service de la vérité.

Comment pourrait-Il transmettre la Memoria dei, qui contient les deux autres Agents s’Il n’est pas Présent en Personne à la création de l’âme ?



De la Memoria dei


Dieu le Père, pour rendre l’âme humaine spirituelle et afin de configurer le sujet à son image, le fait participant à ses attributs, et de même par le Mémorial de sa Passion, il le fera participant à sa Sainteté. Ses attributs sont trois agents : Memoria dei, intellect et spirituel.


Qu’est-ce que ces trois agents ?

Ils sont les Puissances par lesquelles Dieu nous permet au-delà de la foi de le rejoindre, de comprendre son Acte, de se souvenir de Lui, de l’aimer par un mouvement de la volonté.

- Dieu est mémoire : Memoria dei

- Dieu est intelligent : intellect agent

- Dieu est amour : spirituel agent


Qu’est-ce que la Memoria dei ?

La question est ouverte à la dispute, mais d’aucun la redoute, ceux qui se trouvent à la lisière de l’apostasie dans l’Église et surtout les loges, car parvenir à faire comprendre ce qu’elle est par le plus grand nombre éveillerait une opposition radicale contre le renversement anthropologique, le renversement du paradigme[13].


Poser la question de la Memoria dei, c’est poser celle de l’animation[14].


1er arg. :


La mémoire intentionnelle de Dieu le Père.

Le projet de Dieu ou son intention première qui précéda la création des esprits angéliques et ainsi que la création ex nihilo de la première particule de matière indéterminée en vue de notre univers est et demeure la création de l’homme afin de s’y incarner, le glorifier et de transfigurer toute la création sans en changer sa nature pour la faire totalement participante à la Gloire du Dieu Trine.

Ce projet a connu des étapes d’accomplissement, mais il n’est pas encore achevé, il ne le sera qu’avec le retour du Fils d’Homme venant sur la Nuée. Nous devons considérer que Dieu le Père, dans son éternel Présent, ne cesse de penser ce projet, d’en avoir une mémoire, mémoire que je désignerai par mémoire intentionnelle, puisqu’ici le projet et l’intention ont le même sens.

Cette mémoire peut être désignée également par mémoire originelle de l’Incréé, étant donné qu’elle est première et principe de toutes les autres mémoires et formes de mémoires, et qu’elle porte en elle le projet de Dieu dans son éternel Présent. Il apparaît certain qu’en sa qualité de Puissance la Memoria dei soit la première des trois et qu’elle contient les deux autres qui dépendent de la mise en place des organes pour « fonctionner ». Donc la proposition de saint Thomas d’Aquin de faire dépendre la Memoria dei de l’intellect agent se condamne d’elle-même. Car, il faut ici considérer que l’homme est à l’image de Dieu et que Dieu n’a ni passé, ni futur puisqu’Il est sans cause. La Memoria dei est donc le Présent de Dieu en nous, elle est sa Présence.


2eme arg. :


A l’instant où le premier génome se forme par la fusion des deux ADN des parents, le Père éternel se rend Présent dans sa Procession de Lumière de sa Paternité Incréée et crée l’âme qui reçoit immédiatement la Memoria dei qui mémoire de cette Présence de Lumière.

Le petit homme, non en puissance, mais à cet instant T, est en voie de réalisation. Il voit, contemple et garde la mémoire de cette Présence divine et de sa Procession de Lumière, à l’intérieur de laquelle, il fera le choix de répondre ou de non à la proposition de vie que lui fait le Père éternel. Cet exercice de totale liberté et de vérité total, absolu, sans voile, il le pose non à partir du cerveau qui n’est pas encore formé, mais à la pointe de l’âme sur la Memoria dei. Dans certains cas spécifiques de vocation, il arrive que Dieu le Père expose le destin de cette âme à Lucifer afin que, par ses tentations et attaques ciblées, celle-ci gagne en mérites et devienne un redoutable instrument de salut pour toute l’humanité.


Vous l’aurez compris par cette première partie de ce troisième chapitre, en démontrant la Memoria dei, il se démontre que l’animation se fait à l’instant T de la formation du premier génome à l’instant T de la fusion des deux ADN des parents.


La seconde partie traitera de l’animation avec argumentation et les enjeux, elle sera précédée d’une réflexion sur le rayonnement et l’importance de la Memoria dei. A suivre…



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[1] - https://duckduckgo.com/?t=ffsb&q=memoire+ontologique&ia=web [2] - Né à Rome le 26 avril 121 et mort à Vindobona le 17 mars 180, émule d’Épictète. [3] - Le droit romain reconnaissait au « pater » le pouvoir de mettre à mort son enfant dès la naissance. [4] -Cette question, à ce jour, demeure ouverte, qu’elle n’a fait l’objet d’aucune définition dogmatique ni d’une démonstration métaphysique. [5] - Il y a maintenant une trentaine d’année, il a été observé, que dès l’instant que les deux ADN se soient réunis en Un, l’évolution cellulaire se modifie et leur vitesse s’accroît. [6] - Les enjeux étaient et restent tels qu’il y a eu des assassinats, des atteintes de toutes les sortes. [7] - Cette affaire ouvre sur la vrai nature de notre période qui est avant toute chose le lieu d’affrontement historique surnaturelle aux dimensions réellement apocalyptiques. [8] - « Le génome apparaît comme l’élément structurant et constructif du corps humain en ses caractéristiques tant individuelles qu’héréditaires : il marque et conditionne l’appartenance à l’espèce humaine, le lien héréditaire et les notes biologiques et somatiques de l’individualité. Son influence dans la structure de l’être corporel est déterminante dès le premier instant de la conception jusqu’à la mort naturelle. C’est sur la base de cette vérité intérieure du génome, déjà présent au moment de la procréation où les patrimoines génétiques du père et de la mère s’unissent, que l’Église s’est donné pour tâche de défendre la dignité humaine de tout individu dès le premier instant où il surgit. En effet, l’approfondissement anthropologique porte à reconnaître que, en vertu de l’unité substantielle du corps et de l’esprit, le génome humain n’a pas seulement une signification biologique ; il est porteur d’une dignité anthropologique, qui a son fondement dans l’âme spirituelle qui l’envahit et le vivifie. Il n’est donc pas permis de réaliser quelque intervention que ce soit sur le génome, qui ne viserait pas au bien de la personne, comprise comme une unité de corps et d’esprit. De même, il n’est pas permis d’opérer une distinction entre les sujets humains d’après d’éventuels défauts génétiques remarqués avant ou après la naissance. » Extrait du discours du Pape J.P.II le 24/02/1998. [9] - La décision du Pape François de dissoudre l’académie pontificale pour la vie est une faute majeure, elle n’a aucune justification, surtout quant on assiste aux dérives doctrinales que cette nouvelle organisation a publiées. Cette décision témoigne d’une apostasie sourde, muette mais au combien redoutable pour toute l’humanité. [10] - Question ouverte [11] - Cf. Gn. Ch. 2-3. [12] - Du vide, du rien. [13] - C’est ceux que les partisans de l’animation tardive sont parvenus à atteindre [14] - BASE DEMONSTRATIVE POUR L’UN ET L’ANIMATION DU GÉNOME du PÈRE NATHAN (Patrick de Vergeron) : «Démonstration analogique synthétique par la conjonction de ses cinq voies d’accès.1/ Voie d’accès philosophique à la démonstration de l’existence d’une opération spirituelle propre au nouvel être par la Mémoire ontologique : On proposera ici une induction analogique synthétique sur la nécessité de l’existence de cette Memoria dès le génome. 2/ L’analyse de l’acte premier d’Aristote confirmera cette démonstration : Les organes existent en acte dans les chromosomes, en acte premier, sous la forme de l’organisation active génotypique. 3/ Troisième argument de base pour une intervention créatrice de Dieu au premier instant : Il ne peut pas y avoir de cause diminuante en ontologie : L’initiative sponsale et son alliance naturelle avec la Sagesse créatrice de Dieu portent donc une « personne potentielle » dans le poids ontologique de l’unité sponsale à travers le support biologique de la tension des patrimoines génétiques du père et de la mère jusqu’au terme du processus de fécondation, et seulement jusqu’à ce terme. 4/ La Métaphysique de l’individuation porte avec elle l’Energeia de cette démonstration analogique du côté de la matière vivante et de la substance. 5/ La nécessité Ethique du Bien se conjoint à la réalité métaphysique de l’Un. L’Un devient l’objet originel de l’intériorité vivante libre dans le Don, montre que l’Ethique ne peut rien comprendre aujourd’hui, ne peut rien dire sans cette métaphysique primordiale de l’Un et du Bien. Les cinq modalités de l’Acte posent la nécessité de poser dans l’Un une puissance originelle de liberté, de vie, de Bien, dans le devenir substantiel de l’ontologie humaine. Dans cette approche métaphysique ultime : on rappellera constamment que nous devons distinguer les deux manières de regarder la Présence du Créateur : le « continuum » de la Présence de conservation dans l’être n'a rien à voir avec ce qui nous intéresse au plus haut point ici : la Présence vivante et paternelle réelle de la relation de Créateur à créature en notre monde, instant unique et isolé.»

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