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L'EGLISE : Chemin de liberté par la Vérité et l'Amour - abbé Suger

Dernière mise à jour : 29 déc. 2022



AVERTISSEMENT DU REDACTEUR


En raison du débat qui s’est installé entre mes amis Suger et Vergeron, je publie une réponse développée de l’Abbé Suger. Il conseille aux catholiques de s’examiner quant à leur relation avec l’Eglise et de ne pas la confondre avec la trop prégnante et humaine institution si décadente et pervertie. Si la visibilité de l’Eglise est signifiée par l’institution sacramentelle et le Peuple de Dieu, ne devrait-on pas garder à l’esprit que, cette institution, en l’état, doit disparaître de façon à ce que la fondation posée par le #Christ Jésus réapparaisse dans sa lumière ?

L’Eglise n’est pas une garantie de l’ordre social ni un appoint au pouvoir politique, ni un faire-valoir du maintien de l’ordre, comme cela aura été le cas dans le scandale de vaccination #anti-covid19... qui a fait de la hiérarchie ordonnée et d’une partie du Peuple de Dieu des collaborateurs à des régimes politiques qui veulent instaurer un mode de gouvernement mondial opposé à la recherche du bien commun.

La république en France est antinomique avec la foi chrétienne, elle n’est pas une alliée du Christ Roi !

Finissons-en avec les déviances issues de la réforme grégorienne qui a imposé le schéma de l’imperium romain sur l’Eglise comme système de gouvernement, auquel, pour la France, se sont ajoutés les très néfastes accords exigés par #Napoléon 1er du Pape #Pie VII, faisant de nos évêques des acteurs serviles au maintien de la république. Une république transgressive, blasphématrice profondément anti-chrétienne.

Le commentaire posté par mon ami Vergeron confirme l’urgence d’en finir avec ce besoin luciférien de se rassurer, de s’accrocher à des apparences qui ne sont que des trompes-œil, des oripeaux. Le plus difficile, dans certains milieux sociaux dans l’Eglise, c’est de se libérer de leur culture, de ce qu’il a de non essentiel dans leur mode d’éducation et de pseudo savoir-vivre, et surtout de prétexter de l’Eglise comme d’une surcharge identitaire. Le baptisé est d’abord du Christ Jésus, du Verbe incarné avant d’être de l’Eglise, et il n’est de l’Eglise que parce qu’il est membre de plein droit du Peuple de Dieu, du Corps mystique du Christ.

L’Evangile n’a que faire des convenances quand celles-ci étouffent la Vérité et la Liberté. La charité nous libère de tout.

Pierre Charles Aubrit Saint Pol






L’EGLISE :


Chemin de #liberté par la #Vérité et l’#Amour


de


L’Abbé #Suger




Les propos qui vont suivre ne cherchent pas à démontrer que le #Pape #François n'est pas le pape, mais à relever que sa lettre de démission, remise au tout début son pontificat, constitue un indice de plus prêtant à confusion sur le rôle réel de François.

Comme il a été relevé en commentaire à très juste titre, il n'est pas possible de faire un procès d'intention. Nul n'a une connaissance exacte des intentions profondes d'une personne quel qu'en soient les signes extérieurs manifestes. Cependant, au regard des us et coutumes de notre civilisation chrétienne, lorsqu'un document formel parallèle à un engagement moral est découvert signifiant une volonté de désengagement, nous avons toujours considéré cela comme une tromperie, un vice ou autres qualificatifs dont les effets d'anéantissements rétroactifs des engagements pris durant les périodes concernées entrent en vigueur. Le mariage est pour le meilleur et pour le pire, dans la santé comme dans la maladie. Le pasteur donne sa vie pour ses brebis. Il en est de même.

Ce n'est pas en croyant que quelqu'un est pape parce qu'il en a le titre qu'on aime le pape. C'est en souffrant pour le successeur de Pierre dans ses tribulations qu'on aime le pape et l'Eglise. St Thomas l'a clairement indiqué dans son traité sur la foi : « Ce n'est pas la foi seule qui sauve mais la #Foi qui opère par la charité. C'est la charité qui opère le salut en nous, et qui nous fait ensuite connaître et adhérer à la totalité des vérités révélées notamment aux dogmes concernant le Pape.

Pour être sauvé st Thomas nous dit qu'il suffit (au niveau de la foi) de croire que Jésus Christ sauve, mais qu'ensuite c'est la charité qui fait le travail, à mesure qu'elle opère le salut en nous, elle infuse la compréhension par la Foi. Cette charité-là, nous fait connaître les vérités catholiques par la foi, mais c'est second dans le temps. La contemplation parfaite est plutôt à la fin de la vie qu’en son début …normalement.

Et ce n'est pas en ayant une connaissance catalogue des vérités catholiques qu'on est rassuré d'être catholique, et donc d'être "sous la coupe pontificale". C'est en cherchant le salut, et en traversant toutes les nuits de l’Eglise par la charité qui nous sauve que celle-ci finit par nous illuminer d'une foi qui nous fait comprendre toutes les vérités à contempler y compris celles concernant le pontife.

Personnellement je ne suis pas suffisamment sauvé au point d'avoir reçu dans la foi le dogme « François ». Et la doctrine m'a fait comprendre que ce n'est pas d'abord en voulant coute que coute adhérer au pape que cela fera de moi un catholique. Au contraire cela vient en dernier, on reçoit le pape après que les brouillards de l'Eglise aient été vaincus, comme pour couronner le salut opéré en nous que celui-ci confirme.

La doctrine enseigne surtout à croire l'infaillibilité et la primauté du successeur de #Pierre dans son EXERCICE, pas à croire en la passivité personnelle d'un souverain pontife particulier aussi saint soit-il, hors exercice.

François exerce-t-il la primauté ou l'infaillibilité ?

C'est la question que nous poserons plus bas pour chercher à comprendre ce à quoi le bon sens fait rejeter à bon nombre certaines certitudes quant à son ministère pétrinien.


Sommes-nous sûrs d'être catholiques ?


Être catholique, c'est faire partie du corps mystique de l'Eglise. Or, faire partie du corps mystique de l'Eglise, c'est être en état de grâce sanctifiante (ency. Pie XII sur l'Eglise). St Thomas d'Aquin nous apprend que nul ne peut savoir de lui même s'il est en état de grâce sanctifiante.

Donc ceux qui se disent catholiques, je m'en méfie un peu !

Connaitre son catéchisme ne fait pas un catholique. Comme nous l'avons dit plus haut, se penser catholique avant que la charité ait opéré le salut en nous n'est pas la foi catholique, mais la mémoire de l'homme psychique qui se replie sur sa propre connaissance sensitive, individuelle et non pas celle qui unit en un seul corps avec des frères.

Nous ne sommes pas catholiques parce que nous sommes catéchisés, cela ne suffit plus! Pas plus que nous sommes français parce que nous avons des papiers d'identité. L'identité ce n’est pas par la carte nationale.

Et peut-être que si le pape ne confirme plus les catholiques dans leur foi, c'est qu'ils n'ont plus la foi.

Personnellement j'aimerais l'être mais je n'ai pas une Foi actuée en moi à un point qui me permette de l'affirmer. Vous peut-être (Vergeron), mais affirmer avec impudeur son intimité nuptiale avec la Très Sainte Trinité me semble légèrement déplacé...

Pareillement, je ne canonise pas ceux qui se disent catholiques de leur vivant, pape ou non. Ce besoin, cette habitude est un peu trop présente chez certains qui regardent le doigt (se dire catho) quand celui-ci pointe la lune (le chemin de perfection à parcourir pour l'être réellement) eucharistique.


Exercice du magistère ou fonction pontificale ? La fin de la papolâtrie


Je vous recommande de comprendre que François ne veut pas de la fonction pontificale telle que vous la concevez. Il ne veut pas du titre ni de pape ni d'empereur pour l'église. Il semble préférer être frère-évêque dit-il.

Il l'a exprimé à maintes reprises dans de nombreux documents de son magistère. À commencer par #Evangelii Gaudium, qui est probablement l'un des plus grands chefs-d’œuvre sur la nature évangélisatrice de l'Eglise, appelant à la conversion de la papauté. Dans le prolongement du document de Ravenne et lors de la réunion de la commission mixte catho-orthodoxe en 2018, il a réaffirmé sa volonté de revoir l'exercice de la primauté pontificale pour que celui-ci soit compatible avec l'ecclésiologie orthodoxe.

Sa réforme s'axe autour d'un principe très simple : faire du pape un frère-évêque avec les autres évêques. Appliquant les premiers passages de #Lumen Gentium sur la nature collégiale de l'épiscopat. Appliquant les paroles de Jésus : "ne vous faites pas appeler Père (encore moins st père il n'aime pas du tout qu'on l'appelle comme ça donc je le respecte) ou maître, vous n'avez qu'un seul père qui est au cieux", François souhaite que le magistère ordinaire universel (magistère constant) s'exerce "cum petro" c'est à dire en horizontalité (collégialité) avec les autres évêques, alors que le magistère "sub petro" sera réservé lors des définitions dogmatiques de Foi Divine ( 17 oct. 2015) ; c'est à dire très exceptionnellement. Ainsi il débarrassera le peuple de Dieu des attentes messianistes en sa personne.

Il a donc pris le parti de détruire littéralement la fonction pontificale que vous essayez de protéger. Vous la protégez à chaque fois que vous attribuez des bons ou mauvais points ou essayez de voir des péchés chez ceux qui ne se soumettent pas immédiatement à François. Cela court-circuite le travail de la grâce qui opère en eux le salut par la charité, avant que les vérités de foi s'infusent dans l'âme par l'action de l'#Esprit Saint. Comme expliqué plus haut. Avant que l'Esprit Saint leur fasse comprendre, vous vous précipitez pour leur faire comprendre par vous-même. Le gavage d'oie, c'est dans le sud-ouest, mais sachez que le Nord de la France n'a jamais été gnostique ni Cathares.

Dieu n'a pas fait de nous des esclaves d'un chef. Beaucoup de nos aïeux ont passé leur vie dans les champs sans savoir qui était le pape et ça ne leur a jamais manqué.

François détruit la fonction pontificale au profit de l'exercice du magistère au service de la vérité.

Mais ce magistère au service de la vérité ce n'est vraisemblablement pas lui qui l'exercera. Il est le pape qui enfouit l'Eglise dans le tombeau, c'est ingrat, un autre aura la charge de faire entrer l'Eglise dans la résurrection. Cependant, je peux me tromper et je préfère me tromper parce que j'aime les bonnes surprises ! J'ai confiance que Notre Seigneur me sauvera de mes erreurs, et je préfère cela plutôt que de me sauver moi-même à priori en présentant une "foi impeccable" construite sur mes lectures et mes certitudes.


La quatrième blancheur : l'esprit de vérité qui vient établir le jugement du monde et de l'Eglise. Sans quatrième blancheur, pas de mort et de résurrection du Christ ni de son Eglise.


Les trois blancheurs ? Vous en oubliez une...Il y a une quatrième blancheur : l'Esprit Saint-Paraclet, l'esprit de vérité très lié aux 3 premières, indissociable. L'Immaculée conception, l'#Eucharistie et le Pape sans l'Esprit Saint, c'est à la limite de l'expression figée, la formule déterminée, ressassée (pour reprendre les mots de François), normalisée en schéma néo-gnostique pour convaincre de nouveaux adeptes et non évangéliser. Les trois blancheurs sans l'esprit saint alors, il n'y a plus l'actualité des 3 blancheurs. La formule toute faîte "3 blancheurs" comme les formules toutes faîtes du ministère de la santé en France... St Jean Paul a écrit une encyclique en 1986 sur l'Esprit Saint. Parlant pour notre génération en citant #Vatican 2 et St Jean, il nous enseigne que le ministère pétrinien ne déroge pas au jugement que vient exercer l'esprit de vérité sur l'Eglise et sur le monde.


Maintenant que nous avons vu la mort de la fonction pontificale voyons la résurrection des 4 formes d'exercice confondue dans la quatrième modalité de cet exercice.


L'esprit paraclet nous fait entrer dans le #Golgotha triomphant des 4 blancheurs en nous montrant où le mensonge est logé dans l'Eglise pour nous en débarrasser.

La première phase est la manifestation du péché explique Jean Paul II. L'esprit de Vérité nous fait entrer dans la mort en tuant en nous toute forme de péché personnel et aux conséquences collectives, en tuant les structures de péché. Cette mort-résurrection de l'Eglise brise la centralisation de la foi peccamineuse agglomérée en croyance collective, elle brise la pseudo foi monolithique figée autour de la seule juridiction romaine (qu'on appelle à tort Eglise Catholique, de la même façon que l'OTAN est considéré comme l'Occident). Cet esprit de vérité, comme le dit François lui-même désinstitutionnalise les formes de communion centralisées (ou plutôt figées en bloc monolithique) et ré-institutionalise la communion ecclésiale d'une façon synodale, souple, qui est une participation du peuple de Dieu dans sa totalité à la vie infaillible de l'Eglise. Cette réforme nous rend chacun réellement participant de l'invincibilité du Verbe qui illumine le monde. Si on regarde cela de l'extérieur, on n’y prend pas part.

De même que Dieu n'est pas enfermé dans l'Eucharistie (hérésie d'impanation), de même l'infaillibilité n'est enfermée dans aucun Pape. C'est là qu'il faut distinguer la source de l'infaillibilité dans le corps mystique de l'Eglise et la personne du pape. C'est ce que la quatrième blancheur nous fait découvrir dans le quatrième mode d'exercice de l'infaillibilité celui du sensus fidei auquel François se SOUMET pour recevoir l'illumination. Pour cela l'esprit de vérité, révèle le mensonge en nous qui est toujours lié à un mensonge présent dans l'Eglise. Notre progrès personnel est toujours lié au projet de l'Eglise universel. C'est par le dévoilement de l'iniquité que l'esprit opère, que l'on choisit le bien et le vrai.

La quatrième forme de l'exercice de l'infaillibilité est celui qui réformera les 3 premières en quelque sorte en les ressuscitant. Pourquoi ? Parce que ce 4ème mode est le seul que le peuple de Dieu sans distinction d'évêques, prêtre et laïcs partagent sans distinction. Cela est affirmé dans Vatican 2. Donc cette unité dans un même évènement/communion se fait dans ce 4ème mode d'infaillibilité participée du sensus fidei. C'est ce qu'a annoncé François, le sensus fidei dans l'église synodale illuminera le magistère pontificale (qu'il a refusé d'exercer). Or c'est l'esprit saint qui manœuvre le synode certainement pas la république universelle qui sera surprise.


Voyons les 3 degrés précédents :


1) Le Pape jouit d'une plénitude certaine lorsqu'il ENGAGE le magistère extraordinaire de façon définitive sur la foi et les mœurs. Il le fait en vertu de son pouvoir PLÉNIER et SUPRÊME (Vatican 1).


2)Le magistère ordinaire universel qui répète les vérités déjà définies est lui aussi infaillible et le collège des évêques peut l'exercer en communion même implicite avec le pape.


Depuis Vatican 2 il est définit que les évêques peuvent définir infailliblement, même répartis à travers le monde, mais il faut pour cela l'unanimité et cette unanimité doit être confirmée. Sauf s'il s'agit de vérité déjà confirmée antérieurement.


Scénario Envisageable :


Voyez-vous un scénario possible ?

Moi aussi : François, l'évêque de Rome, exerce le magistère ordinaire universel infaillible (2) en communion implicite avec le Pape Benoît XVI !

Mais jamais de magistère extraordinaire (1) dont aurait besoin le monde pour définir l'instant de l'animation...il n'en a pas le pouvoir Plénier et Suprême. Ou bien alors, il faudrait l'unanimité des évêques pour qu'il puisse le faire dans un acte collégial, et qu'ensuite cet acte soir accepté explicitement par une Autorité Apostolique qui s'engage à exercer son Pouvoir Plénier et Suprême. Je parle d'engagement du magistère parce que la définition dogmatique est indissociable de l'agir moral de l'autorité apostolique et de sa transformation surnaturelle personnelle.... plus le temps avance plus ce sera comme ça. C'est justement maintenant que qu'il y a cette dissociation.

Oui, il est évêque, il peut exercer l'infaillibilité du magistère ordinaire universel, mais pas extraordinaire, sauf unanimité des évêques et confirmation explicite par quelqu'un qui en a le pouvoir. C'est un scénario envisageable, mais je ne préfère pas conclure parce que je n'en sais rien.


3) Après ces deux niveaux du magistère, Pie XII en distingue un troisième qui n'est pas infaillible : le magistère ordinaire simple. Il est attaché à la personne du pontife mais n'est pas infaillible, sauf en ce qu'il répète les vérités déjà définies (au même titre qu'un simple évêque), il s'agit principalement des encycliques.


4) Quant aux fidèles, ils participent de cette infaillibilité bien que sous une forme différente, pour discerner les faux ou mauvais pasteurs de façon immédiate sans passer par l'analyse. Les brebis reconnaissent sa voix et savent où trouver la vraie nourriture et la vraie boisson.

Cette participation fait de nous des hommes libres, qui n'avons pas besoin d'épier les moindres gestes du pape pour se sentir proche de lui. Ni même de savoir exactement qui est pape pour se convaincre et être certain d'être un bon catholique.


Quand on a vu ces 4 formes d'exercice... Circulez, il n'y a rien à voir.... Arrêtez d'embêter le pape, ce qu'il dit n'est important qu'un très petit nombre de fois. Tout le reste est proclamé dans toutes les Eglises du monde par les prêtres du monde entier. Vous entrez dans la chambre des 4 blancheurs et vous voyez le pape y entrer de temps en temps mais il ne s'y trouve pas constamment.

Laissez saint Jean tranquille dans les bras immaculés de Marie à Éphèse et arrêtez de lui poser des questions. Tout a été dit (surtout depuis que st Jean Paul 2 est mort). En attendant courage le triomphe arrive. Et jamais, comme on ne s'y attend.

François ou pape François comme vous voulez ; veut faire mourir l'idolâtrie du roi, du prince, de l'homme providentiel. Il veut faire mourir la conception ultramontaine de l'Eglise, pour nous délivrer de croire en l'homme plus qu'en Jésus Christ qui nous envoie son esprit.

Nous constatons pour l'instant que Dieu a choisi François pour cela mais pas pour exercer le Magistère.


Exercice du Magistère et engagement moral


L'exercice du magistère est un engagement moral à l'égard de la Vérité elle-même et de ceux qui la cherchent, les catholiques qui s'ignorent. Étant un engagement moral, il peut être vicié comme tout engagement. "País mes brebis..." est une injonction morale.


Un principe de théologie morale est énoncé. L'engagement volontaire exprimé, visible, manifeste - à l'égard d'un autre, ou d'un peuple dont on a la charge - est vicié lorsque l'intention profonde est différente de celle exprimée.

Quand vous signez un contrat avec un patron pour lui faire gagner de l'argent et que vous avez signé un accord parallèle avec des bandits pour ruiner la boite ça s'appelle un vice du consentement.

De même un homme se marie jusqu'à la mort et DANS LA MALADIE en pensant d'abord à tromper sa femme avec sa future belle-sœur. Son engagement est vicié.

J'ai donné la matière pour que VOUS puissiez réfléchir pas pour que vous fassiez un jugement moral sur qui que ce soit.

Je doute que se retirer dans un #EHPAD après avoir été pape soit une fidélité au service de Jésus-Christ. Souffrir sans honte pour une personne âgée ; sans crainte de se sentir humiliée d'être inutile est un signe profond d'élection et de sainteté, d'une grâce qui est victorieuse des sentiments d'être gênant inefficace bon à rien, moche... L'autre option me semble être celle du pontife désespéré...il choisit donc une forme de mort en repli. Au lieu de sourire du regard comme st Jean Paul 2, au lieu de s'exposer en public en assumant toutes hontes comme Jésus Christ à la croix...


La dernière personne que j'ai engueulée pour avoir été papolâtre s'est suicidée quelques semaines après. Les papolâtres sont malheureux et vendent leur malheur en le présentant comme quelque chose qui rend heureux. Mensonge.


Ceux qui éprouvent de la douleur à voir François sur le trône pontifical sont honnêtes et témoignent de la transformation que l'esprit opère en eux en les détachant de l'obéissance servile, de la pseudo communion catholique qui ressemble plus à un club d'ultramontains bourgeois, un catholicisme sociologique ; pour entrer dans l'ère de l'esprit. J'ai davantage confiance en ceux qui s'interrogent et avancent sans certitude Cartésienne plutôt que les esprits rigides rationalistes Macronisto-Franciscains.


Comment concilier son désir de réforme avec son désengagement morale/reniement ?


François a renoncé à sa mission de pontife universel en refusant d'engager son magistère personnel à un degré d'universalité définitoire et ex-cathedra. Mais il n'a pas renoncé à sa vocation d'évêque-républicain qui prend sa retraite.


Sa réforme nécessite une absence de magistère réellement pontificale pour horizontaliser la relation du pape avec le reste du peuple de Dieu, dans un "cum petro" universel, un cum petro dans lequel chacun se délectera d'être infailliblement sujet participant et immédiat du st père (Vatican 1) même - et surtout - ceux qui n'y comprennent rien ou sont à l'autre bout du monde. Il veut que le principe pétrinien descende d'un étage et soit miraculeusement triomphant dans le cœur de chacun, surtout de ceux qui ne le comprennent pas et ne prétendent pas de le comprendre. Parlez autant de l’Eucharistie et de l'Immaculée que vous parlez du pape alors on pourra peut-être dire que vous êtes un fils du st père, mais pas l'inverse. Beaucoup de Francs-maçons adulent le pape François, en parlent sans cesse et méprisent l'Immaculée Conception et profanent l'Eucharistie !


Sa réforme nécessite de détruire cette fonction pontificale mal comprise qui maintenait une caste de culs-serrés précieux et ridicules autour de la personne du st père. Diminuez la noblesse blanche et la noblesse noir devient plus grossier plus visible, plus gauche et aussi plus à gauche. L'ennemi peut montrer sa tête sans crainte. En effet, st Jean Paul II, dans son encyclique sur l'Esprit Saint nous enseigne que l'Esprit Saint a pour mission de manifester le péché en premier lieu (dans le monde et dans l'Eglise) pour ensuite établir la justice et le jugement pour ceux qui ne se conforment pas à cette justice. Ce texte est un merveilleux commentaire de saint Jean.

Cette destruction entrainera inexorablement la destruction des bons sentiments de sécurité qu'elle produit chez certains fidèles ; bons sentiments liés à l'ordre établi, au pouvoir, à la sécurité sanitaire etc... Cette réforme détruit l'espoir de l'homme providentiel, pour que la seule providence soit celle de l'Esprit Saint avant un quelconque rétablissement institutionnel. Que nous ne fassions plus aucune confiance aux hommes d'Eglise mais à Dieu seul voilà ce qui est en train d'arriver.

Le grand paradoxe de François c'est qu'il tue la fonction pontificale en étant justement qu'un fonctionnaire. Cela montre qu'il a quelque chose de moins que les pontifes précédents. Et ce quelque chose de moins lui permet d'accomplir quelque chose de plus, une œuvre qui se situe au-dessus de la souveraineté pontificale qu'il n'a pas, une œuvre de l'Esprit qui réclame une souveraineté magistérielle en exercice : l'esprit de vérité qui établit la culpabilité du monde en terme de péché, de justice et de jugement (Jn).

Acceptez de faire mourir en vous le reliquat de papauté d'ancien régime alors peut-être entrerez-vous dans la résurrection promise de l'Eglise Nouvelle du Monde Nouveau. On n'entre pas dans la résurrection sans passer par la mort.

Que vous adhériez ou non à mes propos m'est parfaitement égal, que je sois considéré comme un schismatique m'indiffère tout autant. Que vous essayiez de me prévenir d'un soi-disant péché me fera m'éloigner de vous toujours plus. Je n'ai pas besoin de savoir absolument si François est pape ou non pour avancer.

Accepter cela vous terrifie, peut-être parce que vous refusez d'entrer dans cette nuit, d'entrer dans la mort pour ressusciter...une de plus. Vous refusez de ne pas pouvoir conclure, comme pour posséder votre certitude.

Cette attitude dangereuse me fait penser à celle que Jésus dénonce en parlant des pharisiens qui scrutent les écritures pour s'assurer d'être dans la vérité et que son frère s'y trouve aussi et non pour la chercher, réalisant qu'ils ne comprennent pas grand-chose. Ou à ses gamins qui objectent en permanence non parce qu'ils s'intéressent à leur prochain, mais parce qu'ils aiment faire miroiter qu'ils ont une vérité de plus qui leur donne un bonheur de plus. C'est un mensonge. Je pense que vous ne comprenez pas plus que moi tout ce qui se passe, mais vous voulez garder une façade de convenance. Les gnostiques veulent toujours faire croire aux autres qu'ils ont compris quelque chose que vous n'avez pas compris, quelque chose d'indispensable. La gnose est la pire chose dans l'Eglise, car elle n'est pas une doctrine déterminée, le gnostique utilise des vérités avec une volonté d'élaborer son schéma auxquels les autres doivent adhérer comme on accède à un parcours initiatique. Le gnostique manipule en utilisant la vérité pour que les autres pensent comme lui, mais il se retrouve seul, car jamais personne ne pense tout à fait comme lui.

Tout ce que j'ai écrit ici est peut-être complètement tordu et faux.... Je l'accepte ; peut-être que le pape François définira l'animation immédiate j'en serai très heureux, mais je ne l'attends pas humainement.

Toutes les personnes qui m'ont entraîné dans des sur-ajouts d'hyper-catholicité tel que ce genre de papisme ont transformé bien souvent mon espérance en espoir politique. Donc en déception...on dit que l'espérance ne déçoit pas, donc tout ce que l'on m'a fait miroiter au sujet du pape ne relevais pas de l'espérance sinon je n'aurai pas été déçu. Vous ne faites pas entrer les fidèles dans l'espérance victorieuse, mais dans l’espoir politique de voir hissé sur le pavois l'animation immédiate, fruit de votre combat personnel et non ecclésial.

Les deux cœurs triompheront non avec la passion du buteur qui marque et gagne le match. Les passions doivent être vaincues.

Les perdants crucifiés sont devenus indifférents au fait de gagner ou non. Alors seulement le Seigneur peut les utiliser pour opérer son miracle en eux et dans toute l'Eglise parce qu'ils sont disponibles, et non pas occuper à faire triompher leurs dieux ou les vérités à leur façon.

Un conseil écrasez en vous vos convictions humaines de qui est pape si vous voulez participer et être source mystiquement du prochain conclave.

Le pape ne veut pas que son attitude satisfasse votre côté boy-scout dont il faudrait récompenser la BA. Il veut reposer sur vous, que vous acceptiez de mourir totalement dans vos attentes ecclésiales. Dieu lui-même vous montrera son Eglise magnifique qu'Il prépare sans que vous vous préoccupiez de son avenir en inquiétant la terre entière.

Votre méthode est simple vous canonisez le pape avant sa mort par une projection subjective de votre part. Garantissant qu'il va faire triompher la vérité dans le monde par un acte de magistère. Mais ni François ni même Benoît xvi se défendent de vouloir accomplir un acte à ce point prophétique. Bien au contraire, acceptez qu'aucun triomphe ne dépende de vous, accepter que vous n’ayez rien à apporter à l'Eglise.... Alors peut être que ce que vous espériez jadis sera hissé sur le lampadaire de la sainte Eglise par l'action de Dieu lui-même en vous et surtout en NOUS.


NE FAISONS PAS REPOSER NOS ATTENTES PLEINE D’ESPÉRANCE SUR UN PAPE AUSSI SAINT SOIT-IL. SINON VOUS N’ÊTES PLUS LA SOURCE DE CETTE ESPÉRANCE. LAISSONS DIEU TRIOMPHER EN NOUS DE TOUTES NOS ATTENTES SANS PASSEZ PAR LA ROME-GÉOGRAPHIQUE car Rome est dans nos cœurs, nous sommes le sanctuaire.


L'Antéchrist ?


Vous avez raison de souligner que prétendre donner des critères de discernement pour que les fidèles puissent reconnaître l'Antéchrist est un danger. C'est pour cette raison que le sujet de l'Antéchrist n'est pas abordé du tout dans cet article.




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