#IMPLICATION DE L’HOMME dans la FIN DES TEMPS# de P. C. Aubrit St Pol et François Quinquin (suite)












- Ennemie de Dieu et de ses Saints, elle domine sur tous les peuples -


- Avis pour le temps de sa domination -


« Et il lui fut donné une bouche proférant des paroles arrogantes et blasphématoires, et il lui fût donné pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois ». Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, son tabernacle et ceux qui habitent dans le ciel. Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre ; et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue et toute nation. Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas été écrit dans le livre de vie de l’Agneau immolé, dès la fondation du monde.

Que celui qui a des oreilles entende. Si quelqu’un mène en captivité, il sera mené en captivité ; si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la patience des saints.(V 5 à 9)


- Avis pour le temps de sa domination -


« Et il lui fut donné une bouche proférant des paroles arrogantes et blasphématoires, et il lui fût donné pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois».

Il ressort de ce verset, qu’un tiers intervient. La bête de la mer et le dragon sont sous contrôle : Dieu les contient. Leur espace d’action et le déploiement de leur puissance sont proportionnels au péché des hommes, à leur rejet du Créateur.

Y a-t-il un pacte entre Lucifer et Dieu ? Si nous nous référons au livre de Job, nous y trouvons une confirmation : (Job 2, 6-12) comment comprendre ? Alors qu’en toute vérité, Dieu ne tente pas le fidèle puisqu’en Lui il n’y a pas de cause diminuante. Dans le récit de la chute originelle Dieu n’intervient pas pour empêcher le serpent d’agir. Oui, mais l’homme et la femme avaient de quoi refouler le tentateur. Ils ont usé de leur liberté pour devenir maîtres de leur vie, rejetant leur Créateur, quand bien la nature de ce péché était celui de la curiosité, la mise en doute de la Parole de divine, pourtant ils conversaient avec lui à chaque coucher de soleil.

L’homme est le sujet autant que l’objet de ce pacte contracté entre deux antagonistes irréconciliables : Dieu et Lucifer ? C’est tout l’enjeu du salut. Au cœur de cette confrontation surnaturelle, il en est l’arbitre puisque dans l’espace-temps le dernier mot lui revient ; ni la tentation ni la proposition de salut n’agissent par contrainte sur lui. C’est lui seul qui décide de son salut ou de sa damnation. Il est pour l’un un enjeu de haine contre Dieu et pour l’autre un enjeu d’amour et de justice. Il y a bien contrainte, tension produits par l’homme à cause de sa liberté : liberté de se donner à Dieu ou de s’y refuser1.

Ce qui c’est passé pour Job, qui était un païen, est le lot de tous les hommes, mais beaucoup plus sévèrement pour le Juif et le Chrétien surtout si celui-ci est membre d’une Eglise instituée.

Si Dieu laisse une capacité augmentée aux anges-démons dans ces temps proches de leur fin, c’est à la mesure de notre apostasie, de notre transgression ultime qui génère le Meshomes et, nous en subissons les effets depuis Noël 1999, le jour où fut déposé sur le bureau du président Chirac le projet de loi, dit de bioéthique, approuvé par le Conseil d’État au nom du peuple de France. Nous ne mesurons pas avec précision le tragique qui en découle pour nos sociétés modernes qui se sont amputées de la voie du salut, elle est pire qu’au moment du déluge noétique, selon ce que confiait Jésus à une âme privilégiée romaine dans les années cinquante.

Les hommes de par l’amplitude de leur révolte provoquent l’Apocalypse puisqu’ils interviennent sans légitimité sur le renouvellement de nos géné­rations et sur le noyau de la matière. Nous légalisons la violence sur les plus faibles que nous justifions à coup de manipulations sémantiques et des informations. Nous avons rejoint et dépassé les Mengele, les Eichmann avec la tranquillité des ronds-de-cuir, une bonne conscience de rentiers : assurance vie. Nous multiplions les transgressions dont la principale : le clonage reproductif humain qui atteint la Paternité Incréée de Dieu le Père, les chimères et autres renversements anthropologiques…

Oui la bête de la mer a un espace et une puissance d’action proportionnelle à notre rejet de Dieu et dont la mesure est le rire éteint des enfants non-nés...


La bête de la mer, une fois assurée de son ascendant sur les foules et confirmée par le dragon, apparaîtra pour ce qu’elle est, elle ne contiendra plus sa haine de Dieu ni du genre humain. Elle n’aura plus besoin de séduire, elle affirmera son rôle de meneur et ceux qui la suivront ne la quitteront pas.

La période de quarante-deux mois est à prendre au sens littéral, soit trois ans et six mois, c’est-à-dire les années de la vie publique de Jésus-Christ et les six mois ajoutés sont en lien avec les six jours de la création, mais il faut considérer que Dieu a la maîtrise des évènements et, par la prière des justes, le temps indiqué peut être écourté, ce qui n’altère en rien la charge symbolique ni son contenu surnaturel.


« Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, son tabernacle et ceux qui habitent dans le ciel. »


La bête se chargera de toutes les résonances morphogenèses du mal dans ses diversités. N’étant plus dans la nécessité de se dissimuler, elle parlera du trop plein de son péché ; elle usera de son verbe contre Dieu, entraînant tous ceux qui l’auront suivie dans ses imprécations blasphématoires. Car si elle est un individu, une personne, elle est aussi l’ensemble de ceux qui la suivent, de tous ceux qui ont fait choix de l’enfer depuis l’origine. Les foules adhéreront a tout ce qu’elle proclamera, elles formeront le corps des damnés, corps visible opposé au Corps mystique du Christ Jésus, comme le prophétisent ces paroles révolutionnaires : « C’est nous les damnés de la terre... »


« Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre ; et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue et toute nation. »


Nous avons là mentionné le fait qu’un certain pouvoir lui est accordé, ce n’est pas un pouvoir en soi qu’elle n’aurait pas avant non, c’est le droit de Lucifer – le dragon - que lui accordent les hommes par leur péché qui ira jusqu’à défaire les saints et qui s’exercera sur l’ensemble des peuples et nations. Mais ce droit est le même qu’Adam et Eve lui ont reconnu lorsqu’ils décidèrent de dire non à leur Créateur, il est tout simplement plus étendu, plus fort à cause du péché de chacun et de tous surtout celui des nations dont la France qui décida de cette ultime transgression – Loi de Bioéthique – qui porte atteinte à la Paternité Incréée de Dieu le Père. Aucune nation ne sera épargnée y compris l’État du Vatican, y compris l’Église dans son humanité à cause du silence de la hiérarchie complice de cette transgression, car si les portes ne prévaudront pas sur elle, c’est l’Église surnaturelle, mais dans son humanité elle n’est pas épargnée. Elle suit son Epoux sur le Chemin du Golgotha jusqu’au tombeau, c’est là et pas ailleurs que se réalise son triomphe, sa fécondité lui viendra de son échec humain, son humanité sera rendue invisible socialement. L’étendu du pouvoir de la bête n’est pas retenu comme Dieu par la France aurait pu le faire puisque c’est de sa responsabilité si la puissance des anges-démons est renforcée et élargie, car ses lois ont une résonance morphogenèse qui touche à tout l’univers et dans l’économie du salut. Le salut universel et la Justice universelle passent par le Nouvel Israël qui est la France jaillit dans le baptême de Clovis et les imprécations contre cette donnée surnaturelle n’y changeront rien. C’est pourquoi elle sera la première des nations à subir sa purification et à se redresser.


"Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas été écrit dans le livre de vie de l’Agneau immolé, dès la fondation du monde."

Il ne fait aucun doute que la puissance de séduction de la bête sera grande, beaucoup se laisseront prendre, Dieu permettra que les meilleurs se trompent quelque temps, car il ne veut pas qu’à l’issue de ces évènements l’homme puisse se flatter d’en être à lui seul vainqueur. Mais tous ne reviendront pas de leur égarement ; faut-il croire qu’il y a une détermination finale fatale pour certains de nos frères et sœurs et, que quoi qu’ils fassent leur place est en enfer ? Bien sûr que non ! Dieu est dans un éternel Présent, son Présent : ni passé, ni futur, alors oui, il sait qui des enfants d’Adam et d’Eve ne voudront pas rester inscrits dans le Livre de la Vie, il sait que quoi que son Fils ait pu offrir d’amour, certains se refuseront à lui jusqu’au dernier jour des siècles. Oui, dès la fondation du monde la liberté est puisque le Créateur crée de sa libéralité, un don qui ne se retient pas…


- Avis pour le temps de sa domination -


"Que celui qui a des oreilles entende. Si quelqu’un mène en captivité, il sera mené en captivité ; si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la patience des saints."


C’est peut-être ici le verset le plus bouleversant !

L’invitation d’entendre est une sollicitation à deux niveaux, le premier passe par la recherche de la vérité, le second par la contemplation et l’oraison ; entrer dans le silence de Dieu. Il faut d’urgence se défaire des bruits non nécessaires, la parole de Dieu s’entend oui, elle s’entend dans son silence qui ne se déverse en nous que si nous lui sommes offerts, offerts par un oui d’amour sans retour. Le verbe entendre est un avertissement et donne une importance majeure à ces paroles sentencieuses, car elles sortent de l’amour crucifié de l’Agneau.

Il s’agit d’entrer en passivité ; quand ces temps viendront, il ne sera temps que de se laisser fixer sur la Croix de Jésus par Joseph et Marie ; il ne faudra pas prendre l’épée pour soi. Ce sera une immense souffrance qui sauvera. Ne nous trompons pas, cette passivité sera crucifiante, elle exige l’immobilité du volontarisme, elle contient notre offrande, qui est renoncement à soi, c’est-à-dire l’activité la plus fructueuse qui ne dépendra pas de l’agir ni du faire, mais du don, du don seulement. Une attitude intérieure qui est l’ordre de l’intention, de la disposition et, nous serons introduits dans le siège victorieux du Christ-Jésus.

Le fidèle devient offrande, il pénètre la croix. La souffrance qu’il ressent de ce monde douloureux, se double d’une impuissance à intervenir ; en effet, quelque chose nous retient d’être du monde et en même temps, nous pousse à nous offrir pour que l’Acte de Dieu n’ait aucune opposition. L’heure est très proche où l’action de Dieu assumera notre passivité et nous triompherons avec et comme Dieu.

Depuis des siècles nous sommes dans le volontarisme et bien cela doit finir au point que si nous persévérions dans cette voie, nous tomberions dans le péché grave puisque nous nous substituerions au vouloir et à l’agir divin. Il ne nous appartient plus de contrôler… C’est Dieu qui ordonne.


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1- Cfr. 1er partie.

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