#IMPLICATION DE L'HOMME dans LA FIN DES TEMPS# de P. C. Aubrit St Pol et François Quinquin


L'HOMME ÉPICENTRE de la CRÉATION

(suite et fin 1ère partie qui sera suivie du commentaire des chapitres XIII et XII de l'Apocalypse de sait Jean l’Évangéliste)


L’homme n’est pas le résultat d’une évolution accidentelle ni d’un hasard intelligent. Que la proposition soit une création immédiate ou issue d’une évolution par strates ADN, dans ces deux cas, il s’induit une intervention intelligente indiquant une intention ordonnée. Nier qu’il y ait une cause première à l’origine du vivant et à la création malgré les connaissances acquises en génétique et physique revient à rejeter le réel. Car pour qu’il y ait vie, il faut que la cause première soit la vie, il ne se donne que ce que l’on possède ou ce que l’on est.

Ni la chaîne biologique, ni celle de l’astrophysique ne sauraient contenir ni déployer la cause première, tout au plus explique-t-elle la mécanique du créé. La vie ne dépend de la nature que pour se manifester à nos sens corporels. C’est l’âme qui donne la forme et le mouvement pour tous le vivant dont le règne de l’homme pour qui l’âme est spirituelle puisqu’elle contient trois Puissances1, mais qu’elle soit végétative, sensitive, elle est la substance de l’être.


L’homme conscientise son existence par sa confrontation à tout le créé et, cela commence au bout de quarante jours de gestation selon les observations génétiques, puisque c’est à cette période que le cerveau est formé. Il se définit en présence du vivant et de la matière, son identité propre s’affirme et trouve sa place dans cette double relation. Dès lors les fondements de sa vie morale lui deviennent intelligibles puisqu’elle fait partie de ce qu’il est. Son être. Il est créateur et rédacteur de son histoire. Et, c’est sur cette conscientisation qu’il intègre sa position dominante sur la création dont il est le sommet parce qu’il en est la cause finale naturelle : « Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu : il les créa mâle et femelle. Et Dieu les bénit, et il leur dit : soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les animaux de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. » (Gn. 1, 27-29)


En tant que chrétien, engendré spirituellement par la Révélation mosaïque et celle de Jésus qui l’accomplit, je ne peux ignorer l’importance du sixième jour qui est celui de la création de l’homme et de la femme. Six jours couronnés par le septième, le sabbat, qui n’appartient qu’à Dieu et à l’homme sauvé. Jour du repos, de l’Action de Grâce. Pour que l’homme entre dans le repos de son Seigneur, il faudra qu’il doit donner tout son génie et sa charité à collaborer à la perfection de la création, car c’est par là qu’il entre dans l’intention de son Créateur. C’est dans cet effort de raison et de foi qu’il peut rejoindre la liberté du don et, que s’installe dans une plénitude achevée le corps spirituel, comme l’enseigna le Pape saint Jean-Paul II par son catéchisme durant trois ans et demi sur la théologie du corps. La vision béatifique exige préalablement la mise en place de ce corps spirituel, c’est la justification du Purgatoire.


Le sixième jour est le chiffre biologique du genre humain, de son règne et, c’est ce qui le distingue de tout l’univers indépendamment de son mode de création. C’est un jour ouvrable dont l’achèvement est de la responsabilité de l’homme qui aura son repos dans le septième jour, la septième demeure qui s’ouvrira avec le Septième Sceau de l’Agneau.


L’appel de l’homme à la vie a une intention ordonnée dans sa Cause Première qui s’accomplit dans sa Cause Finale surnaturelle : l’Incarnation du Fils de Dieu, du Verbe, le Logos qui revient en tant que Fils de l’homme sur la nuée.


L’homme est prince de la création, cogérant, mais il en est également l’épicentre : « Il est important de lire les textes (Bible) dans leur contexte, avec une herméneutique adéquate, et de se souvenir qu’ils nous invitent à « cultiver et garder » le jardin du monde (Gn. 2,15). Alors que « cultiver » signifie labourer, défricher ou travailler, « garder » signifie protéger, sauvegarder, préserver, soigner, surveiller. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre l’être humain et la nature. […]

C’est pourquoi la législation biblique s’attarde à proposer à l’être humain diverses normes, non seulement en relation avec ses semblables, mais aussi en relation avec les autres êtres vivants » (Laudato si : 67-68 Pape François, Encyclique). Dans les révélations du Ciel accordées à la bienheureuse Anne Catherine Emmerich, on apprend que le corps d’Adam et d’Eve était avant la faute le résumé de toute la création : « J'ai vu l'intérieur de l'homme, tous ses organes, comme l'image de toutes les créatures et de leurs relations entre elles, il récapitule en lui toutes choses, des astres jusqu'aux plus petits animaux, comme si ceux-ci étaient par la chute de l'homme tombés eux-mêmes dans le corporel et le périssable. Tout ceci s’harmonisait en l'homme, mais il brisa cette harmonie et dut désormais travailler, lutter et souffrir à cause de sa faute. Je ne peux exprimer cela plus clairement, car je suis moi-même un membre de l'humanité déchue. » (Les mystères de l’Ancienne Alliance).

Comme nous le voyons, la proposition d’un anthropocentrisme faisant de l’homme le maître absolu de la création est une erreur issue de l’hérésie de la Réforme-protestante et de l’ultramontanisme qui déifia le christocentrisme, mais une faute grave dont les effets se retournent inexorablement contre le chrétien.

L’homme n’est pas pour autant liquide, il assume son identité et rejette une anthropologie inversée qui le met en dessous de l’animal propositions issue d’esprits chagrins fermentés à la mode bobos-gauchos et libéraux2, ces fumeux et fameux esprits de progrès.


L’homme ne se comprend bien qu’en référence à sa Cause Finale qui est Jésus-Christ. Il est l’épicentre de tout le créé y compris le vivant, car tout converge vers lui. A l’origine, il vivait en une parfaite communion avec la création ; le péché originel ne remet pas en cause son principat. En cultivant la terre, en la conservant, il célèbre une liturgie qui demande que son exploitation soit à la mesure de ses nécessités premières. Le règne de l’homme est une délégation du Souverain Bien pour le comprendre revenons sur la définition de ce mot.

Les théoriciens de l’évolutionnisme et ceux de l’écologie à tout-va ont les mêmes bases idéologiques dans lesquelles leurs discours en plus d’être vindicatifs, accusateurs parce que antichrétien jusqu’à la névrose, souffrent d’un enfermement qui s’explique par le rejet du réel. Dès leur origine, ces courants échafauderont leur idéologie avec quelques mots clefs dont ils manipuleront la sémantique. Cette manipulation trouve son origine chez les sophistes ce que dénoncera Socrate, mais plus proche de nous chez les théoriciens de la Réforme-protestante et surtout chez Descartes et les philosophes des Lumières. Les idéologues du XIXe , de ce point de vue, s’en donneront à cœur joie puisque pour eux la vérité n’a pas d’importance. C’est ainsi qu’on a intentionnellement manipulé le mot règne : « règne vient de la racine ind.-eur. « reg » et du sanscrit « raja », celui qui dirige en droite ligne, qui dit le droit chemin. L’action de régner demande d’avoir la conscience de son existence et d’user de la volonté, une vertu cardinale, un possible. Qualifier de règne le minéral, le végétal et le vivant en y confondant l’homme est une erreur au minima, car en fait, il s’agit de mettre sur le même plan l’homme et les ordres qui lui sont inférieurs. Il n’y a que lui qui ait une volonté, qui ait conscience de son existence et qui a précisément une histoire. Nous sommes ici confrontés au réel, seul l’homme règne, un état naturel et surnaturel qui fait partie de son identité incluant sa virilité et féminité qui doivent s’accomplir dans une viridité qui participe à la mise en place du corps spirituel. L’homme créé à l’image de son Créateur. Il n’y a que lui qui le soit de toutes les créatures connues du monde créé. Certes tout le créé témoigne de la Gloire de Dieu, mais ni le minéral, ni le végétal, ni l’animal ne se confondent avec l’homme et lui avec eux : « Cela ne suppose pas non plus une divinisation de la terre qui nous priverait de l’appel à collaborer avec elle et à protéger sa fragilité. Ces conceptions finiraient par créer de nouveaux déséquilibres pour échapper à la réalité qui nous interpelle. Parfois on observe une obsession pour nier toute prééminence à la personne humaine, et il se mène une lutte en faveur d’autres espèces que nous n’engageons pas pour défendre l’égale dignité entre les êtres humains. 3» « Le sentiment d’union intime avec les autres êtres de la nature ne peut pas être réel si en même temps il n’y a pas dans le cœur de la tendresse, de la compassion et de la préoccupation pour les autres êtres humains. L’incohérence est évidente de la part de celui qui lutte contre le trafic d’animaux en voie d’extinction mais qui reste complètement indifférent face à la traite des personnes, se désintéresse des pauvres, ou s’emploie à détruire un autre être humain qui lui déplaît. 4»


L’homme est acteur et objet de l’Apocalypse au centre de la création, il amène sur lui et sur elle la purification comme ses prédécesseurs amenèrent sur eux le Déluge noétique. Nous allons essayer de comprendre quels sont ses liens avec le créé et dans quelle mesure sont-ils impliqués dans cet avenir qui se charge de Justice et de Miséricorde, de destructions et de restauration. Car n’en doutons pas tout le créé participe déjà à cette purification, là où l’orgueil est glorifié, là est sa destruction.


Le Verbe incarné assume la condition humaine :


Le Verbe assume par son Incarnation la condition de l’homme et tout le créé, il récapitule l’histoire. Dès la création de la particule de matière, l’Incarnation du Verbe venait.

Dès la seconde de leur condamnation, Adam et Eve préparèrent et participèrent, dans la foi, en la Promesse de salut, à la Rédemption. Ils furent touchés et portés par elle. Dieu voulait que dans l’instant de leur jugement ils soient acteurs du Sacrifice d’Amour et de Justice qui dès lors se mettait en place dans leur cœur et celui de leur descendance. Cette participation fut sanctionnée par le sacrifice d’Abel le Juste, tué par son frère Caïn, à qui Dieu pardonna. Il ne pouvait mourir, il devenait la première pierre du salut annoncé. Le sang d’Abel justifiait celui de Jésus-Christ.


Mais cette Co-rédemption, qui s’engage dès la réception du sacrement baptismal, ne peut porter de fruits surnaturels qu’en passant par l’Immaculée Conception, par qui Jésus fait et fera toutes choses nouvelles. Il n’est pas sans effet, que sur la croix, Jésus ait commandé à Jean l’Évangéliste de prendre Marie – la femme – pour mère et d’ordonner à sa Mère – la Femme – de prendre Jean pour fils. Dénier à Marie un pouvoir d’intercession, c’est se priver de sa mère, amputer l’échelle de Jacob de ses barreaux du bas.

L’homme participe à la rédemption par son travail qui est instrument de sanctification ainsi que son héroïsme dans les vertus, mais surtout par sa charité, mais s’il ne travaille pas alors qu’il le pourrait et le devrait, sa participation est alors infructueuse : « les fruits de la terre et du travail de l’homme », ces paroles liturgiques, qui font corps au sacrement eucharistique, réalisent, derrière le voile de la foi en la Présence réelle, ce que réalisera la Sainte Trinité par la Vierge Marie, Reine, la création nouvelle pour le retour du Fils de l’Homme venant sur la nuée qui, lui, activera l’assomption et la glorification du créé se concluant par un ultime acte d’offrande à son Père, seule et unique Action de Grâce. La Glorification de la création et l’Assomption5 de l’homme n’ont-elles pas été promises ? Le travail de l’homme et les grâces configurent à cette fin. Il reçoit la création des mains de l’homme en sa qualité de Grand Prêtre puisqu’il a pris la nature humaine en tant qu’il fut reconnu Jésus, fils de Joseph, citoyen de Nazareth, fils d’Israël, descendant de David. C’est en tant qu’Unique Victime Parfaite, Agneau Immolé qu’il remettra à son Père tout le créé reçu des fidèles, car ce sont les fidèles qui d’abords appelleront le retour de Jésus-Christ et, ce sont eux qui transmettront de par leur offrande celles des justes fussent-ils non chrétiens parce que le pape, successeur de Pierre, est le Pontife des pontifes, il appelle au Christ par lui et nul autres tous les hommes de bonne volonté, tous les justes fussent-ils au fin fond de l’Amazonie.


Le principat de l’homme sur la création universelle :


Le Christ-Jésus a sanctifié le principat d’Adam et Eve qui s’étend à toute la création et qui échoit à tous les hommes, mais avec une singularité pour les fidèles, membres d’une Église instituée, car ce principat commun à tous est associé à la Rédemption pour tous et, il demeure jusqu’à la consommation des siècles. Il est signifié dans ce verset de la Genèse : « multipliez-vous, […] et soumettez-la ».

Les problématiques liées au respect et à la préservation de la création sont les fruits du péché de l’homme et sont autant de fléaux, car la nature crie justice : « Mais nous ne pouvons pas ignorer que l’énergie nucléaire, la biotechnologie, l’informatique, la connaissance de notre propre ADN et d’autres capacités que nous acquises, nous donnent un terrible pouvoir. Mieux, elles donnent à ceux qui ont la connaissance, et surtout le pouvoir économique d’en faire usage, une emprise impressionnante sur l’ensemble de l’humanité et sur le monde entier. Jamais l’humanité n’a eu autant de pouvoir sur elle-même et rien ne garantit qu’elle s’en servira toujours bien, surtout si l’on considère la manière dont elle est en train de l’utiliser. Il suffit de se souvenir des bombes atomiques lancées en plein XXe siècle comme le grand déploiement technologique étalé par le nazisme, par le communisme et par d’autres régimes totalitaires au service de l’extermination de millions de personnes, sans oublier, qu’aujourd’hui, la guerre possède des instruments toujours plus mortifères. En quelles mains se trouve et pourrait se trouver tant de pouvoir ? Il est terriblement risqué qu’il réside en une petite partie de l’humanité. 6»

Tout de l’univers est concerné, son cri est cosmique. Il amène la multiplication des catastrophes naturelles que nous maîtrisons de moins en moins à cause de l’orgueil que nous mettons en nous-mêmes et nos suffisances, puisque nous voulons la place de Dieu : « Si nous nous approchons de la nature et de l’environnement sans cette ouverture à l’étonnement et à l’émerveillement, si nous ne parlons plus le langage de la fraternité et de la beauté dans notre relation avec le monde, nos attitudes seront celles du dominateur, du consommateur ou du pur exploiteur de ressources, incapable de fixer des limites à ses intérêts immédiats. En revanche, si nous nous sentons intimement unis à tout ce qui existe, la sobriété et le souci de protection jailliront spontanément. La pauvreté et l’austérité de saint François n’étaient pas un ascétisme purement extérieur, mais quelque chose de plus radical : un renoncement à transformer la réalité en pur objet d’usage et de domination. 7»


Ouverture de l’Apocalypse :


Le livre de l’Apocalypse explique notre finitude. Il revient à l’Église d’en ouvrir le chemin, de nous y préparer et, c’est toute l’urgence du travail apostolique du Pape François. Les épreuves annoncées et déjà en place sont conjointes à l’œuvre de Miséricorde et de Justice. Elles sont prophétisées depuis Moïse en vue de la venue du Fils d’Homme sur la nuée et de l’ouverture du septième sceau soit la septième demeure. Le Fils d’Homme n’a-t-il pas servi Moïse et les Anciens sur le mont Sinaï ?

Le Pape Benoît XVI nous a fait gravir les premières marches de cette purification par sa renonciation incitant le Pape François à la mise en pratique de tous les enseignements reçus de ses prédécesseurs depuis le Pape Pie XII, Pape Angélique, incluant le Concile Vatican II. Ceux qui ne comprennent pas le Pape François n’ont rien compris à Benoît XVI et ne savent pas lire les évènements de l’histoire depuis la Renaissance, mais surtout à partir de la révolution de 1789 pire que cela, ils participent très activement à la venue de l’Antichrist prenant le risque de basculer avec lui dès la sixième demeure puisque la cinquième est sur le point de s’ouvrir.


La ligne droite fut tracée avec guerre de Crimée qui, en comparaison des autres conflits à venir, sera la plus meurtrière, la plus inhumaine, évolution technologique mise à par, certes l’emploi de la bombe atomique franchit une étape magistrale dans l’effondrement des consciences et de la conscience morale universelle, elle annonce tous les possibles dans l’ordre des transgressions8 modernes. Depuis la Renaissance avec une accélaration à la révolution de 1789 puis ses prologements de violences jusqu’à nous entraînant le renversement anthropologique, il se constate un effondrement métaphysique et donc moral vertigineux, sans précédent dont aucune société ne s’est relevée, bien au contraire. Comment alors peut-on encore refuser de croire à l’imminence de la fin de ce temps-ci ?

« En effet, nous sommes convaincus que, en accomplissant le « grand refus », Benoît XVI n’a pas fait preuve de lâcheté – comme, selon une tradition exégétique nullement aussrée, Dante l’aurait écrit à propos de Célestin V –, mais plutôt d’un courage qui revêt de nos jours un sens et une valeur exemplaire. […] Ce geste prend tout son poids si l’on se rappelle que le 4 juillet 2009 Benoît XVI avait déposé sur la tombe de Célestin V à Sulmone le pallium qu’il avait reçu au moment de son investiture, ce qui prouve que sa décision avait été préméditée. […] Pourquoi cette décision nous apparaît-elle aujourd’hui exemplaire ? Parce qu’elle attire fortement l’attention sur la distinction entre les deux principes essentiels de notre tradition éthico-politique, dont nos sociétés semblent avoir perdu toute conscience : la légitimité et la légalité. Si la crise que notre société traverse en ce moment est si profonde et si grave, c’est par ce qu’elle ne met pas seulement en question la légalité des institutions, mais aussi leur légitimité ; pas seulement, comme on le répète trop souvent, les règles et les modalités du pouvoir, mais le principe même qui le fonde et le légitime. 9» Et la phrase suivante vaut encore bien plus pour le gouvernement humain de l’Église : « ... les règles et les modalités du pouvoir, mais le principe même qui le fonde et le légitime », elle est la clef nécessaire pour poser un regard d’intelligence spirituelle sur le pontificat du Pape François, évêque de Rome. Mais une des explications probables quant à cette inintelligence sur ce pontificat pourrait venir d’une disposition de Dieu, voulant confondre les esprits forts et suffisants ; cette incompréhension allant jusqu’à une opposition circonstancielle selon des calculs humains inappropriés pour l’Évangile, mais très compréhensifs du point de vue mondain, qui entrent dans une disposition de la Providence pour qu’advienne l’Antichrist et son serviteur l’anti-pape. Il serait urgent de méditer sur le sors de Nabuchodonosor, roi de Babylone et aujourd’hui, il y a pléthore de rois de Babylone.

Marie et Joseph :


C’est l’Immaculée Conception, qui prépare ses enfants au retour de son Fils, car au baptême, c’est nous qui l’adoptons pour mère personnelle du Ciel et de la terre. C’est une véritable adoption plus réelle que notre génitrice, comme l’enseignait le Père Émile Neubert10.

Le génie de l’Ecole Française de Spiritualité fut d’avoir ouvert le livre de saint Joseph, époux chaste de Marie, par Monsieur Jean-Jacques Olier, saint Jean Eudes qui sera prochainement déclaré Docteur de l’Église et, qui introduisit le culte du Cœur Immaculé de Marie et dont il écrivit la liturgie, suivit dix années plus tard d’une liturgie au Sacré Cœur de Jésus avant qu’il n’apparaisse à sainte Marguerite-Marie Alacoque.

La mission de Marie est un appel à la conversion, un appel à la fidélité au Saint Père le Pape, successeur de Pierre, qui du fait de sa participation au Sacrifice de son Fils et de son Dieu en demandant au Père des Cieux la mort de son Fils, car sans cette intercession Jésus ne pouvait mourir, fait qu’elle est la seule à préparer les fidèles aux évènements maintenant inexorables parce qu’elle est Co-rédemptrice ; d’où, toute l’importance de la vision de saint Don Bosco sur les trois blancheurs. On n’affrontera victorieusement cette tempête d’épreuves qu’avec Marie, avec l’Immaculée Conception, avec le Pape et l’Eucharistie.

La mission de saint Joseph, qui n’est pas des moindres, est de faire sortir les œuvres dissimulées des hommes impies, affidés au démon, tous les scandales en vue d’une ultime conversion11, les corrupteurs que dénonce la Pape François. Car toutes les institutions de tous les pouvoirs et États seront effondrés, il ne leur subsistera rien. Le nouvel ordre de la création n’aura pas avoir avec ce que l’on vit actuellement et sera un accomplissement du meilleur de ce qui se vivait antérieurement, l’Ancien Régime. Saint Joseph est le roi invisible du Nouvel Israël, il lui revient de rétablir le lieutenant de Dieu sur la terre, qui sera au-dessus des nations et peuples, il dira le droit chemin, il enseignera la loi et, il s’agit bien de la France.


I- TROIS PERCEPTIONS - TROIS FINALITÉS :


Il y a confrontation entre trois propositions quant aux causes du créé ou réel et sa finalité ; la première est de l’ordre idéologique, à savoir de l’idée que l’on s’en fait (Platon) : le matérialiste et athéisme ; la seconde est gnostique (Plotin, néo-platonisme) : la matière n’est pas réelle, c’est un mal en soi, elle n’a pas de cause, mais une immanence qui se dissout dans un néant ; la troisième est spirituelle, de l’ordre du révélé : la matière est réelle, elle est au service de l’homme pour une Cause Finale qui est Jésus-Christ, le Fils de l’Homme, sa Cause Initiale est Dieu le Père Créateur celui qui pense la chose.


a- Théorie du matérialisme athée :

La théorie matérialiste et athée repose sur une option idéologique : il n’y a pas de cause intelligente à la création. Mais ceux qui soutiennent cette proposition ne parviennent pas à démontrer l’inexistence de Dieu, car leur démonstration est univoque puisqu’ils n’en posent pas une autre qui soit contraire. Elle est clause parce que idéologique, inféconde en sagesse naturelle. Il s’agit pour eux d’exposer l’idée qu’ils se font du créé sans se soucier de la vérité à laquelle ils ne portent intérêt que si elle sert leur proposition.

Si le créé est sans cause intentionnelle, il n’y a donc pas de sens à lui donner. Il est le fruit du hasard et son organisation celui de la nécessité. Ils ne reconnaissent aucun sens à l’histoire puisque la destinée de l’homme est la même que le créé, un anéantissement, une disparition absurde. La perception du destin est de l’ordre de la volonté, de la lutte, de la violence, d’opportunité dans le temps et l’espace. C’est une tension permanente d’où la malheureuse

expression « lutte finale ». L’individu ne compte pas, seule compte la communauté qui est seule habilitée à dessiner un destin identique pour tous, c’est un peu le fondement de l’islamisme qui nie le concept de personne et ne reconnaît pas de liberté intérieure « le soumis ».

b-Théorie gnostique :


Il n’y a pas de cause transcendante au créé. La matière est mauvaise en elle-même ainsi que le corps charnel. La souffrance, l’épreuve sont liées à la relation du sujet avec ses concupiscences et le créé en tant qu’il lui est attaché. Il n’y a pas de salut, mais une immanence qui doit s’accomplir afin que le dit sujet rejoigne le néant duquel il est sorti d’où la théorie de la réincarnation proposition la plus attentatoire à la dignité de l’homme puisque sa liberté lui est complètement niée entendu qu’il n’a pas de dessein éternel autre que cet anéantissement.

L’origine de la gnose est née dans le péché originel puisque son principe de base est qu’il appartient à l’homme seul de décider de sa destinée et qu’il est tout à la fois son propre juge et dieu, étant qu’il est la cause de sa rédemption. Elle s’oppose au Dieu Un. Le bouddhisme, qui est la forme gnostique la plus aboutie, né au début du second siècle après J.C., s’oppose au christianisme dont il reprend les rites physiques. Il n’y a aucune preuve de l’existence historique du Bouddha et son nom, en tant que prétendant être historique, est postérieure à la première annonce de l’Évangile en Asie soit à la fin du 1er s. de notre ère12.


c- Doctrine de l’Église Catholique :


Le créé est le résultat d’une intention ordonnée. La physique assure qu’un objet n’existe pas sans cause première ni finale. Mais la cause qui l’a créé peut-elle avoir une cause ? La réponse est de l’ordre de la foi : Dieu est la Cause sans cause, c’est ce que signifie son Nom béni : Dieu.

L’Incréé, ce qu’en philosophie on désigne comme Cause Première. Saint Paul l’enseigne : « La création découvre la Gloire de Dieu », elle dit qui est son Créateur et permet de croire à son existence. Comme nous l’avons dit supra, un objet ne peut exister qu’à la condition qu’il ait deux causes : première et finale. Le sculpteur est la cause première de la statue, mais elle ne sera exécutée que si son auteur définit sa finalité avant de lui donner sa forme. Ces deux conditions sont nécessaires. Comment le hasard, qui n’a aucune existence réelle, pourrait-il concevoir la finalité du créé ? Un morceau de marbre qui se détache de sa masse, sans cause intentionnelle, reste ce qu’il est dans sa nature, un gros caillou de marbre. La cause initiale décide de l’existence, la cause finale de la forme et de son mouvement éventuel, car la cause finale donne sens à l’objet, c’est alors que l’on parle d’intention ordonnée qui précède l’acte du créateur.


Quelle est sa finalité ?

R- Nous l’avons dit supra, une œuvre n’est exécutée que s’il y a une intention déterminée13. En second lieu, on peut proposer que son créateur ressentira de la satisfaction à la contempler. Il peut être déduit que toute la création est à la satisfaction de Dieu : « Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et vois que cela était très bon.14 ». Mais comme il s’agit d’un don, il est à propos de s’interroger sur une autre finalité. Le don a une cause finale.

La création nous dit que la matière est naturellement ordonnée au vivant : végétal, animal et l’homme, qui en est la cause finale naturelle, puisque lui seul est un règne, toujours selon l’étymologie de ce terme qui vient de la racine indo.euro. « reg » qui signifie celui qui montre la loi ou le droit chemin ce qui ne peut s’attribuer ni au végétal, ni à l’animal. L’homme est la cause finale naturelle de toute la création visible, ce qui comprend le cosmos. Il règnei sur elle, il en est le prince et cogérant. Il est la mise en pratique de la sagesse naturelle.


II- UNE CAUSE FINALE SPIRITUELLE :


Le créé s’ordonne à la contemplation de son créateur, il réfléchit tel un miroir les qualités de son auteur. C’est le don de soi à soi qui est offert et exposé.

Dieu Créateur est supérieur à sa création puisqu’il l’appelle à l’existence, elle reste sa propriété intellectuelle et spirituelle, elle est sa Gloire.

La création a une fin physique, c’est un constat objectif, car tout ce qui est quantifiable est fini donc temporel, mais selon la doctrine chrétienne, la création n’est pas condamnée à une disparition, elle sera glorifiée, transfigurée et assomptée. Sa nature changera, mais pas sa substance. La création au retour du Fils de l’Homme, Jésus-Christ, intégrera l’ultime Action de Grâce que le Grand Prêtre et Victime parfaite célébrera, il la remettra à son Père des Cieux.

C’est par l’Immaculée Conception que toute la création sera renouvelée : « Et voici que je fais toute chose nouvelle. » Cette affirmation du Verbe rejoint le Magnificat et les Béatitudes : « Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête. » Parce qu’elle est tellement aimée et qu’elle est dans cette très grande fragilité, elle est reine de toutes les créatures. « Les douze étoiles qui couronnent sa tête » nous montrent bien la régence de Marie.Dès le point de départ, elle est le chef-d’œuvre de la création. Toute la création prend sa signification dans la création de la Femme, toute la création est finalisée par la Femme, c’est-à-dire par Marie, dès le point de départ et au terme, dans le mystère de l’Assomption. Marie est bien la clef de voûte de toute la création. 15»

L’Assomption de Marie, la Résurrection de Jésus-Christ de Nazareth, son entrée dans le Cénacle alors clos, la promesse de la résurrection des corps indiquent un changement de nature, mais non de substance de toute la création : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas reçue. 16» Il y a eu le péché originel : « Puis je vis un grand trône éclatant de lumière et Celui qui était assis dessus ; devant sa face la terre et le ciel s’enfuirent et il ne fut plus trouvé de place pour eux. Et je vis les morts, grands et petits, debout devant le trône. Des livres furent ouverts ; on ouvrit encore un autre livre, qui est le livre de la vie ; et les morts furent jugés, d’après ce qui est écrit dans ces livres, selon leurs œuvres. [...] Quiconque ne fut pas trouvé inscrit dans le livre de la vie fut jeté dans l’étang de feu. » « Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et il n’y avait plus de mer. […] Mais tous les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les magiciens, les idolâtres et tous les menteurs, leur part est dans l’étang ardent de feu et souffre : c’est la seconde mort.17 »

La Cause Finale de la création visible est le Christ Jésus : «...pour qui tout a été fait,... ». Il l’assume par son Incarnation dans son corps physique uni à sa nature spirituelle, union hypostatique et, il récapitule l’histoire. Il a réconcilié l’homme avec son Père et les hommes entre eux. En tant que Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédech et de Victime parfaite, il lui appartient et, à lui seul, de recevoir de l’homme toute la création et, de l’offrir à son Père en une ultime Action de Grâce, ce qui se passe toutes les fois qu’une Eucharistie est célébrée.

Le principat, que l’homme exerce sur le créé et qui s’étendra sur les mondes spirituels, angéliques, est dans l’optique de l’Incarnation du Verbe et depuis son Ascension, il est dans celle du retour du Fils d’Homme venant sur la nuée18 quand bien même les deux n’en font qu’un, mais il convient de les distinguer. La domination de l’homme est une mission19 spirituelle et pratique grâce aux trois Puissances de l’âme à qui le baptême a rendu toute la liberté aux possibles. Le péché originel ne change pas le projet du Père éternel qui est l’Assomption de l’humanité et la glorification de la création. Dieu intervient dans l’ordre de la grâce, alors que l’homme est dans celui du faire.


L’ESPACE TEMPS


La materia prima - matière dite primordiale - est un principe d'intelligibilité, c'est-à-dire qu'elle n'existe que dans l'intelligence comme intentionnelle, mais comme elle n'a aucune détermination, elle ne peut pas être source de détermination (cause finale) ; c’est pourquoi, il ne peut être insinué dans le discours sur la création qu’elle puisse être une réalité matérielle, physique.

Dieu crée directement une première particule élémentaire source de toutes les autres déterminations.

En physique, il est considéré que le volume ou espace procède directement de la matière et que celui-ci fait procéder le temps puisque c’est à l’intérieur de lui ou à sa surface que l’on se déplace ; ceci est une constatation scientifique, un fait, un réel. Le temps est la cause seconde de l’espace selon ce point de vue scientifique, mais il n’en est rien. La matière n'arrive-t elle pas en même temps que le temps ? La matière et le temps apparaissent simultanément, la matière sous forme minimale qui s'est structurée progressivement sachant que l’Acte Créateur n’est pas quantifiable, il s’agit d’une qualité.


Dans l’économie du salut, les concepts d’espace et de temps sont déterminants, mais le temps est supérieur du point de vue de la philosophie pratique : « Quand les temps furent accomplis […] quand les temps seront accomplis... ». Dans les deux Testaments, le temps est le tapis roulant de l’histoire qu’on ne peut séparer du salut. C’est à ce point qu’il est compté : « ...quarante-deux mois, quarante ans au désert... ». L’un des paradoxes de notre société décadente et que nous perdons la notion qualitative du temps et que nous privilégions davantage l’espace comme lieu d’engrangement, d’accumulation, celui de l’avoir et non plus de la vie.


Dans un article précédent, j’ai émis des réserves sur le fait que le Pape François ait donné une primauté au temps sur l’espace, mon erreur fut de ne pas avoir précisé que je me positionnais du point de vue de la philosophie de la matière et non du pratique. Le Saint Père s’est placé dans l’optique de la philosophie pratique et, il a eu raison. Le temps, dans l’économie du salut, est le plus important élément du créé matériel puisqu’au seuil de l’éternité, le sujet peut encore décider de la qualité de son immortalité : l’éternité bienheureuse ou la perpétuation de l’acte peccamineux20.


La philosophie de la matière considère le temps comme la cause seconde du créé, elle l’induit et l'implique par sa surface et son volume, soit l’espace. La compréhension du concept temps oblige de rester dans l’observation du réel et, s’en éloigner, c’est glisser dans l’hérésie albigeoise qui considère la matière comme un mal en soi ; ce qui est le propre de toutes les gnoses, d’où leur recommandation de ne pas engendrer, le temps est alors une illusion et toute la création devient un univers hostile or, le Créateur trouva que son œuvre était bonne et juste.


On ne peut pas approcher la Révélation si le réel est ignoré, la création rejetée, car cela sous-tend le rejet de l’Incarnation du Verbe et du salut. La création matérielle est ce qu’elle est et, non pas selon l’idée21 que l’on s’en fait. Si elle n’avait pas existé, il n’y aurait pas eu d’incarnation, car il n’y aurait pas eu de vie physique.

Les dérives qui prennent la forme d’une prise de conscience abusive quant au respect de la création ont une source unique quoique multiformes, la gnose, le refus du réel dans toutes ses spécificités, elles s’enferment dans un processus psycho-affectif qui ne peut se conclure que par la violence contre l’autre et contre soi. L’homme post-moderne, le fils de Zoroastre22, est insatisfait du réel et, comme il n’accepte pas de limite à sa liberté, rejetant le réel de sa condition de créature, il se crée une appétence insatiable qui le pousse tout à la fois au rejet du réel, de sa condition anthropologique et à son dépassement – sur-dépassement – ce qui l’entraîne à une inversion de sa condition naturelle. Ces dérivent rejoignent le creuset de toute idéologie, car leur source réelle est le mensonge toujours très élaboré et faisant appel aux émotions, à la dictature des affects, c’est l’absolu contraire d’une recherche de la vérité en vue de la sagesse naturelle comme première étape pour accéder à la Sagesse surnaturelle. L’homme est fait pour la vérité puisqu’il est ordonné à la vie éternelle.

Il y a une hérésie qui passe inaperçue tant elle est devenue un habitus, elle s’est introduite dans la pratique sociologique des nations maîtrisant les richesses et les technologies : l’utilitarisme de l’espace et du temps, ce qui n’a très peu à voir avec leur exploitation. C’est une souffrance hautement cancérigène, elle désorganise le corps, ses affects, la personnalité dont les qualités deviennent des défauts et ceux-ci de monstrueux possibles nourrissant l’individualisme. Elle est l’une des conséquences perverses de l’humanisme de la Renaissance et de la Réforme-protestante dans ses aspects sociétaux les moins en vus à l’intérieur de la frénésie de confort et surconsommation.

L’espace et le temps ne sont plus considérés dans leur qualité, mais comme des quantités en vue d’un enrichissement qui n’est que engrangement, accumulation, vitesse, précipitation et, il se crée alors un rapport à l’argent sans lien avec l’économie réelle qui ne devrait-être que le fruit du travail. Il faut une authentique et virile dévotion à l’Immaculée Conception pour s’en préserver, acceptant de passer de la volonté productive à la volonté passive où c’est la cause exemplaire de la sainteté qui devient prioritaire dont le schéma que proposent les Béatitudes et le Magnificat. La vitesse est indissociable de la quantité, de l’accumulation, de l’oppression aux dépens de la charité, de la justice23, du don gratuit. C’est la punition de notre consumérisme déclencheur de nos maux psychosomatiques, car notre travail, notre vouloir ne sont plus dans la gratuité, dans la charité, c’est une inversion, ils ne sont plus offrandes, sacrifice, Action de Grâce.

La matière est la matrice de l’espace et du temps. Si en philosophie de la matière, je sépare le temps et l’espace du créé au lieu de les distinguer, je dévalorise la création et donc le corps et, je tombe dans la gnose. Si le Pape François en est rendu à rappeler l’importance du temps du point de vue pratique, c’est à cause du rejet du réel qui renforce le relativisme de la vérité24 initié par Descartes et son cartésianisme : le relativisme ne veut pas de l’autorité de la vérité. Et, c’est pour faire face à ce fléau que le Saint Père a confirmé la réforme de l’enseignement de la philosophie entreprise par le Pape Benoît XVI qu’il a renforcé25 pour le premier cycle en vue du sacerdoce, en l'entendant à toutes les études ecclésiastiques ( veritas gaudium 2019)


Je reviens sur la proposition concernant la (particule de matière primordiale) toutefois, comme abordé supra, parler de particule, n’est peut-être pas la terminologie adaptée quoique couramment employée. Conviendrait-il de préciser qu’il s’agit de la matière première indéterminée au principe également indéterminé et, qui relève tout à la fois de l’inconnaissable du créé et de l’Incréé26. Il a été proposé à son sujet qu’elle aurait été contenue dans le Verbe, seconde Personne de la Sainte Trinité. Une proposition non-recevable ? Car elle suppose une imperfection en Dieu, un manque, ce qui n’est pas admissible puisque Dieu est le seul Saint, la perfection communiquée. Il est plénitude : « Soyez saints comme votre Père des Cieux. » La sainteté de Dieu est la Vérité dans un océan d’amour. Il engendre en lui-même et procède en communion avec son Fils et, il crée à l’extérieur de lui, à l’extérieur du Présent éternel. Si la matière indéterminée s’était trouvée réellement contenue dans le Verbe qui est Dieu cela induirait que le temps se trouvait lui aussi contenu en Dieu puisque le temps est avec l’espace le produit indissociable de la matière, ce qui est tout à fait impossible. Comment Dieu pourrait-il contenir à l’intérieur de lui-même le temps alors qu’il est l’Éternel Présent ? : « EST QUI EST ». D’autre part, Dieu est immatériel, pur esprit, la particule de matière primordiale n’est pas spirituelle.


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1-Voir première partie

2- Des films comme l’Ours, le Grand Bleu, Tous le Matins du Monde et tant d’autres sont nihilistes, ils portent atteinte radicalement à l’être même de l’homme, le descendant en deçà de l’animal. Il n’est pas innocent que les seules critiques aient porté exclusivement sur l’esthétisme ou sur le jeu des acteurs alors que le message qu’ils envoient est dévastateur, c’est du néo-platonisme très perverti et donc des œuvres imbibées de gnose.

3- Laudato si n°90 Pape François, Enciclique.

4- idem n°91

5- C’est ce qui se produisit lors de la Nuit de la Nativité à Bethléem selon A. C. Emmerich et Maria Valtorta.

6- Encyclique Laudato Si du Pape François évêque de Rome n°104.

7- idem

8- Si Dieu l’a permise cela ne signifie nullement qu’il l’approuve ; nous sommes en présence d’une géométrie divine qui s’écrit avec la Miséricorde et la Justice, mais il est évident que les horreurs de ce conflit ont déchiré le voile de l’eschatologie qui s’ouvre sur la Purification et le triomphe de l’homme fidèle en Jésus Sauveur.

9- Le mystère du mal ; Benoît XVI et la fin des temps, de Giorgio Agamben, edit. Bayard Presse.

10- Le thème central de la mariologie chez le Père Neubert Émile, marianiste : Mon Idéal, Jésus Fils de Marie, Notre Mère pour la mieux connaître

11- Confirmé par un message donné par lui au lieu d’apparitions reconnues d’Itaparanga au Brésil.

12-Voir le site Ecco, spécialiste de l’archéologie chrétienne en Asie.

13- Sauf les pseudo-artistes contemporains dont les exécutions sont intentionnées par la transgression soit dans l’ordre naturel, soit surnaturel. Leur finalité est inversée : Habituer le regard au laid de façon à ce qu’il soit sans espérance et s’éloigne de Dieu. C’est le cas pour certains édifices religieux modernes ou œuvres comme le maître autel de la cathédrale Notre Dame de Paris dont la représentation des apôtres est sans visage, c’est un non-sens culturel et cultuel, car la religion chrétienne est celle du visage.

14- Gn. 1,31

15- de Marie-Dominique Philippe, L’Etoile du matin, la femme contre le dragon. Edt. Fayard – Sarment, 1989.

16Jn 1,1-5

17- Apocalypse : 20,11-15;21,1-8

18- La défense de la création prend sa racine théologique et philosophique dans la mission ontologique de l’homme et dans l’attente du Fils d’Homme venant sur la nuée.

19- « Et Dieu les bénit et il leur dit : « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et surtout animal qui se meut sur la terre. » Gn. 1, 28 idem

20- Il n’est pas à propos de parler d’éternité pour l’enfer, l’éternité désigne un état bienheureux alors que l’enfer, la damnation est un état de souffrances justes que l’âme s’est choisi ; il s’agit non plus d’éternité pour les anges déchus ou anges -démons, mais de perpétuation de l’acte peccamineux, le damné revivant à perpétuité la forme et la matière de son péché. Une mémoire perpétuelle sans espérance parce que sans remords. Prétendre qu’en enfer des âmes cherchent à se suicider, c’est une rêve gnostique singulièrement délirant, car le suicide présuppose une once de regret, l’âme qui a choisi la damnation n’a pas de regret.(Défini comme de foi)

21- L’idée n’est rien, pas grand-chose sinon qu’une déesse mal conformée.

22- Un personnage issu de la descendance de Cham, le zoroastrisme une dérive gnostique liée aux puissances infernales, reprise par Nietzsche dans son : Ainsi parlait Zarathoustra : l’éloge de l’orgueil désespéré.

23- Cfr. Le Magnificat.

24- Cfr. Occam le fâcheux et les disputes du nominalisme

25- On ne devrait pas se lasser d’expliquer les décisions du Pape François qui a le souci explicite de voir la Doctrine mieux enseignée et surtout encourager la recherche de la vérité.

26- Méthode de la quadralité qui nous libère de l’enfermement de la logique binaire et donc du cartésianisme.

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i- Règne : Le mot règne a pour racine ind.euro. « Reg » qui signifie diriger en droite ligne, qui a donné Roi qui vient également du sanskrit Raja. Mais le mot « règne » est une extension latine de regnum, regnare. Nous sommes en présence d’un concept qui s’ouvre sur l’idée d’une volonté de servir et de guider. Il ne semble pas juste de qualifier de règne le minéral, le végétal et l’animal, seul l’homme a la volonté et la capacité a dire ce qui est droit donc de régner. Il n’y a qu’un règne celui de l’homme sur terre dans l’ordre naturel et un règne supérieur du Ciel sur la terre, ordre spirituel. Nous touchons une fois de plus pour s’en convaincre, les effets dévastateurs de la manipulation sémantique pour justifier une intention perverse : réduire à rien la dignité de l’homme et des peuples.



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